les lettres de lunaison conscience de l'évolution
évolution de la conscience
revue à parution mensuelle
madrugada edition, association de recherche sur la mémoire, la conscience et les devenirs
lettre de lunaison n° 02
par Sandrine Delrieu
nouvelle lune : 12 décembre 04, en sagittaire, 20°22, 01:30 TU
pleine lune : 26 décembre 2004 en capricorne / cancer, 5°12, 15:07 TU
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dynamiques de cette lunaison

La nouvelle lune a lieu dans le signe du Sagittaire, au 21ème degré, tandis que la Pleine lune a lieu dans le signe du Capricorne (avec la Lune en face, en Cancer).
Cette lunaison opère le passage d’un signe de Feu (Sagittaire) à un signe de Terre (Capricorne). Le feu de l’esprit, de l’idée, de l’inspiration où s’enracine la Nouvelle Lune va ensuite se déployer dans un signe de terre, lié au concret, à la matière, à l’incarnation. Passage de l’idée à la concrétude de cette idée, dans sa confrontation avec un principe de réalité terrestre (capricorne).

Le problème du Sagittaire, avec sa vision globale du monde, de l’individu dans le monde, peut parfois être celle du choix. Épris de liberté et de grands espaces, il multiplie les possibles. Toujours déjà ailleurs, les projets se multiplient avant même d’avoir commencé dans la réalité. Tout va très vite dans son esprit, il veut aller plus loin, plus haut, être ailleurs... et le monde de la réalité lui semble parfois bien lourd, lent et laborieux. Les sagittaires peuvent avoir des doubles vies professionnelles, accompagnées de plusieurs autres projets, afin d’expérimenter plusieurs chemins possibles et de relier le maximum de points de vue possibles dans la vie.

 


La Pleine Lune en Capricorne « ramène l’énergie » de la lunaison dans un des signes les plus conscients du principe de réalité, et de l’énergie nécessaire pour la faire bouger concrètement.
Redescendant des vastes infinis du Sagittaire, l’énergie en capricorne doit tester ces possibles ici et maintenant, elle doit affronter les résistances, travailler au corps à corps avec la réalité et ses contraintes pour que les grands rêves ou projets ne restent pas lettre morte.

Sous notre latitude, nous rentrons dans l’hiver, la nature se replie quelques mois sous terre avant de relancer la sève d’un nouveau printemps. Il y a dans ce passage une réduction à l’essentiel qui s’opère dans une concentration de sève : l’énergie est rassemblée au cœur de l’arbre, au cœur de l’être. Il s’agit, en capricorne, avec l’épreuve des sentiments profonds éprouvés en scorpion, après la quête de libération et de sens cherchés en sagittaire, de faire l’épreuve du centre de Soi, avec la solitude, le silence et la concentration nécessaire. Rencontrer l’essentiel et prendre conscience de son pouvoir sur et dans le monde fait partie de l’expérience du capricorne.
Le sagittaire régit l’espace, tandis que le capricorne régit le temps. La combinaison des deux forme l’espace-temps de notre plan d’incarnation. Le passage du sagittaire au capricorne, de l’espace au temps pourrait vouloir nous dire qu’il est temps, surtout après les explosions expressives des mois d’août et septembre, ce « pic de soi » dont j’avais parlé dans la précédente lettre, de redescendre sur terre et de regarder la réalité en face : celle qui s’inscrit dans le temps, et se vit concrètement un jour après l’autre.

 

La quête de liberté et de sens du sagittaire et celui de responsabilité et de devoir du capricorne se combinent pour faire de nous des êtres sociaux épanouis, en nous rendant responsables de nos rêves comme de toutes nos réalités. Lois, éthique, morale, pouvoir, engagements et visions collectives font partie de leur horizon. Pour cela, ils peuvent chercher des modèles qui vont faire autorité. Lois extérieures ou lois intérieures sont leur cheval de bataille, lois naturelles et spirituelles, lois culturelles et sociales, dans lesquelles il existe des processus hiérarchiques, des étapes de croissance à franchir, des genoux à baisser, des têtes à relever et des cœurs à ouvrir.

Le degré sabian* de la NL parle de l’apprentissage nécessaire auprès de personnes plus évoluées que nous-mêmes, ayant cheminées un peu plus loin, ou mieux, dans une connaissance, une technique, ou encore dans l’éveil de la conscience. L’optimisme inné du sagittaire et le pessimisme inné du capricorne (verre à moitié plein / à moitié vide), peuvent être l’un et l’autre à côté de la plaque : se sur-estimer ou se sous-estimer ne permet pas d’être juste, donc lucide. Cette lunaison peut proposer de s’estimer, de voir simplement « là où on en est » sans jugement sévère ni fausse modestie, de faire un bilan, et de se rapprocher de personnes, sur terre ou en esprit, qui ont déjà déployé ce que nous cherchons à atteindre. Comme le précise l’image sabian, il s’agit de se laisser « habiter » par une énergie plus évoluée, plus subtile, plus « essentialisée » afin d’en ressentir les bienfaits ou les actions intérieures, avant de reprendre nous-mêmes notre route.

 

Cette Nouvelle Lune semble donc proposer un temps d’arrêt. L’accélération événementielle de l’automne, tant en intensité qu’en quantité d’événements, a peut-être besoin d’une pause d’intégration, moins spectaculaire que les grandes intuitions, décisions ou actions, mais qui a le mérite de « réduire à l’essentiel », afin de recentrer le désir, la raison d’être et la verticalité de chacun.
Le signe du capricorne régit, avec Saturne, les structures, le squelette, les ossatures. Les fondements et l’architecture de l’année 2005 se préparent dans cette petite hibernation intérieure.

À la nouvelle lune du 12 décembre, soleil et mercure sont en conjonction avec la planète Pluton. Pluton régit le signe du scorpion, où se passaient la dernière lunaison et la conjonction vénus-mars dont j’ai parlé dans la précédente lettre. Pluton régit les mondes souterrains, le secret, l’invisible. Une nouvelle lune en contact avec lui pourrait aller chercher justement, dans le secret de notre monde et de nos raisons d’être sur terre, une clef.
Une clef, quand on est dans le territoire du Seigneur du Karma, ne se prend pas, l’événement ou l’information ne dépendent pas de la volonté humaine, bien que leur révélation dépende de la capacité d’accueil et d’attention dans laquelle nous nous disposons pour la recevoir. Réduire à l’essentiel donne accès à l’essentiel. Le Père Noël existe :-))), sachons alors accueillir le don qui nous sera peut-être fait, chacun dans notre histoire... Cette clef ouvre peut-être la porte d’une autre étape dans notre devenir. Rêves, intuitions, secret dévoilé... Ce don peut-être aussi très simple, un sourire, un rayon de soleil...

 

Le messager des dieux et des hommes, Hermès, ou Mercure fait, quant à lui, une rétrogradation dans ce même signe du sagittaire.
Les planètes (sauf le soleil, la lune et la terre) ont deux modes de mouvement : en « direct », elles filent vers le devenir, libérant leur énergie et leurs contenus symboliques et énergétiques vers le futur. De temps en temps, elles font marche arrière (par rapport à la terre), ce qu’on appelle une rétrogradation. Rétrograder implique une inversion : la planète fait marche arrière, revenant sur le passé, provoquant parfois certains ralentissements ou perturbations, freinant certains projets, mais permettant aussi un approfondissement, une révision d’éléments qui n’avaient pas été assez approfondis, et même une révélation de facettes de la réalité que nous n’avions pas vu.
Quand il s’agit d’une rétrogradation de Mercure, qui régit les déplacements, les informations, la communication, les courriers... tout type de messages qui circulent entre les hommes ou entre « les dieux et les hommes », il s’agit bien souvent de revenir sur des paroles mal comprises ou mal formulées, des entendus, mal-entendus, sous-entendus qui demandent un éclairage. En Sagittaire (les voyages, les transports, le lointain)... gare aux retards et aux complications de voyages !!! :-)))) En profiter d’ailleurs, si jamais les plans ne se déroulent pas comme prévus, pour apprécier l’aventure (sagittaire) et les nouvelles rencontres et discussions (mercure) qu’offre un peu de désordre... Mercure rétrograde passant sur le soleil (la conscience) et pluton (le caché, le secret), la curiosité envers les imprévus est intéressante... (avec toutefois une vigilance tranquille, tout ce qui sort de la « cave » de Pluton peut-être intéressant pour révéler certains contenus psychiques, mais pas forcément agréable !!! Cela dit, lorsque l’on expérimente une attitude plus « neutre » face aux événements, ils ne sont plus positifs ou négatifs, ils sont, et nous transmettent, avec Mercure, une information nécessaire à notre conscience).
Cette rétrogradation de Mercure aura lieu du 1 décembre au 21 décembre. Après le 21, Mercure reprend sa marche en avant, permettant en sagittaire de préciser le sens (dans tous les sens du terme, signification et direction) que nous allons donner à ce passage entre 2004 et 2005.
Cette rétrogradation de Mercure aura peut-être permis de se défaire de certains leurres, illusions, de voies qui n’étaient pas les bonnes.
Réduction à l’essentiel donc, et direction.

 

La Pleine Lune a lieu le 26 décembre, juste après Noël. Noël, le jour de la « Sainte Famille ». La symbolique de naissance de l’enfant divin peut être entendu comme la naissance de notre propre enfant divin, qui renaît cycliquement au coeur de notre développement personnel. Anniversaire « pour tous » qui cherche à éveiller le lieu commun, le liant qui relie chaque vie les unes aux autres : la vie. Que Noël se fête en famille, entre amis, ou même dans la solitude de la multitude de soi, chaque réveil de l’enfant divin et la vision de l’enfant divin en tous les autres peut être apprécié en cette pleine lune. Cette notion d’enfant divin ne dépend pas non plus de la rhétorique chrétienne, étant portée par toutes les spiritualités. Elle prendra bien sûr une dimension particulière, ce jour là, pour ceux qui se sentent reliés au Christ, mais peut être vécue, dans la simplicité de se sentir vivre, là, ici et maintenant, en conscience de milliards d’autres personnes et êtres vivants sur terre.
Les symboles sabian de cette pleine lune parlent de « l’obligation de mener à bien toute entreprise commencée avant d’aller plus loin » et du « dévouement instinctuel du moi à de nouvelles formes de vie ».
La lune en cancer est dans un signe qui parle de gestation, des besoins en nourritures vitales, du besoin de sécurité et de protection, d’un abri, d’un lieu sûr. Il s’agit aussi de poser les bases d’une croissance (cancer) future, et d’alimenter cette croissance. Les lieux de gestations sont des lieux où se prépare un événement, une naissance à venir. Nous ne savons pas très bien ce qu’il s’y passe : les processus vitaux du développement des corps et des âmes s’y réalisent sans notre intervention consciente. Et cela se passe. Nous découvrons alors ce qu’offrira la mise au monde. Avec cette tonalité « d’enfant divin », cette mise au monde est aussi la nôtre, sans cesse renouvelée. Cela peut être aussi celle d’un projet que nous préparons, auquel nous donnons naissance.
Dans ce lieu de gestation, notre propre athanor intérieur, il est des moments où nous cherchons, où nous secouons les vieux tapis, où nous provoquons les changements, et il est d’autres moments, tout aussi nécessaires, où il s’agit de se reposer, de faire une pause et de faire confiance : le relais est pris par notre monde intérieur, par l’être dévoué qui nous habite. Il nous avertira en son temps des fruits de son travail.
Cette lunaison propose une pause, un répit. Et simplement, de remettre à jour tout ce qui dans les échanges et la communication, dans notre propre excitation des derniers mois, a besoin de clarification, de pacification et de compréhension. Besoin de vacances aussi... et de simplicité dans les choix.
Cette Pleine Lune du 26 décembre peut donc inviter, dans cette pause de fin d’année, à reconnaître que nous avons fait ce que nous avions à faire, à apprécier le moment présent, et à le partager.

 

Vénus et Mercure, lors de la pleine lune seront conjoints en sagittaire, en double sextile à neptune et jupiter, qui mettent ici du liant dans les relations et dans le désir de paix et d’harmonie. Il y aura peut-être un désir d’échanges fraternels, avec le sentiment « qu’il y a vraiment du sens » dans les paroles et les sentiments échangés. La surprise également de voir à quel point d’autres personnes ont tant à partager avec nous. Sagittaire et capricorne sont des signes qui intègrent le collectif dans l’individu. Souvent, nous nous demandons quelle est la place de l’individu dans le collectif, ces signes nous posent la question inverse : quelle est la place du collectif dans l’individu ? Monde intérieur et monde extérieur sont un miroir l’un de l’autre, l’état du monde extérieur est l’expression de notre monde intérieur. Ces signes nous invite à prendre conscience de cette responsabilité créatrice. Vénus et Mercure nous invite à échanger et partager dans l’amitié de cette responsabilité partagée.

Mars entre également le 25 décembre en sagittaire, quittant ainsi le monde étrange et parfois inquiétant du scorpion (il y était depuis le 12 novembre). Les symboles de mars et du sagittaire comportent tous deux une flèche pointant vers le haut dans le dessin de leur symbole. Vers le haut, c’est à dire énergie d’élévation vers le ciel, l’espace, et la sensation de sa destinée (im)personelle, de mission.
Vénus (les sentiments), Mars (l’individu, l’action) et Mercure (les pensées, le mouvement) seront tous les trois en sagittaire lors de cette pleine lune, nous permettant sans doute de prendre du recul, en prenant un peu de hauteur, sur tout le déroulement de l’année, de mettre du sens à notre parcours, et d’avoir la foi en la suite de l’histoire. Cette configuration peut inviter à sentir l’intelligence qui est à l’oeuvre dans nos vies, même si parfois on en perd le fil. Le fil conducteur est toujours là, c’est la conscience de celui-ci qui peut échapper.
Mars va rester en sagittaire jusqu’au 7 février 2005. J’en reparlerai le mois prochain, car lorsque Mars passera en capricorne, son énergie de l’agir et de l’affirmation, va certainement nous demander de passer à l’acte, et de planter nos rêves dans la terre...



Bonne Lunaison :-))
Sandrine Delrieu

 

lectures ou notes, en complément de la lunaison précédente

À propos de l’Amour, lu dans Astrologos de novembre/décembre :
Définition du dictionnaire « Le souffle des mots » : AMOUR : L’amour est une énergie : c’est l’énergie de la « Création », la « source » qui vous a permis d’exister. L’énergie nous donne le désir de poursuivre, dans l’univers, notre route. L’amour est le propre de la création : il est ce qui existait au tout début des temps. L’amour ne nous est pas donné, nous l’avons intrinsèquement en chacun de nous ».Si nos ancêtres sont l’amour et la lumière, nous en sommes les héritiers. Ils sont donc déjà là, en nous, depuis toujours. L’amour est déjà enraciné dans notre coeur, et la lumière dans les programmes de notre ADN. S’ils sont déjà là et que nous ne les vivons pas, sans doute sont-ils prisonniers. Il s’agirait donc de les désincarcérer de notre carcasse de mémoires corporelles, émotionnelles, mentales... qui les maintiennent en prison. Et sous la carapace, c’est le paradis...
Comme un soleil qui veut rayonner, le centre et la source de ces énergies d’amour et de lumière est à l’intérieur de nous.
Imaginons la relation d’amour entre deux trous noirs, entre un trou noir et un soleil, et entre deux soleils.
Les premiers peuvent tomber dans un gouffre mutuel, les seconds risquent de créer une relation de dépendance qui, un jour ou l’autre, peut réactiver des mémoires de manques, de peur de manques, d’abandon... chez le trou noir, les troisièmes sont à la fois dans l’autonomie (avoir chacun son propre centre) et dans le partage, le libre donner / recevoir.
Transformer les trous noirs en source de lumière fait partie du chemin initiatique.

 

autres événements astrologiques

PASSAGE DES NOEUDS LUNAIRES DANS L'AXE BALANCE / BÉLIER
Les noeuds lunaires ne sont pas des planètes, ce sont des points fictifs, qui forment un axe qui traverse le zodiaque de part en part. Cet axe change de signes tous les 1,5 ans environ.
Depuis avril 2003, il était en scorpion/taureau, nous amenant à expérimenter des énergies de transformations, de mutations, de destructions /constructions, de remises en questions profondes de nos valeurs, de tout ce dont nous avons hérité et de ce que laissons en héritage. Le signe du taureau invitait à faire émerger de notre inconscient des valeurs personnelles, à reconstruire à partir des cendres du passé.

À partir de ce mois de fin décembre 04, cet axe des Noeuds Lunaires rentre en Balance / Bélier. La balance signe d’air, de la relation, de l’autre, de l’équilibre entre les plateaux, de la justice. Le bélier, signe de feu, de l’individu qui ose, de l’expérimentation d’une énergie personnelle, courageuse, indépendante. Jusqu’en juin 2006, ces deux énergies vont donc être activées, nous plongeant au coeur d’une dynamique relationnelle moi / l’autre, afin d’y trouver une intelligence et des pratiques nouvelles.
Quelque part, s’il y eut un « pic de soi » fin septembre 04, cette position des Noeuds Lunaires semblent reprendre, pendant 1,5 ans, cette thématique de l’affirmation personnelle et de l’autonomie. Nous aurons donc le temps de la travailler en profondeur, et de trouver une juste mesure (balance) entre ce que nous voulons assumer seul, pour pratiquer la nécessaire expérience d’être un individu séparé, et ce que nous voulons partager ensemble, pour pratiquer la nécessaire expérience d’être un individu relationnel.

 

Dans ces côtés « négatifs », la balance va nous montrer les lieux où nous sommes encore sous influence, tel un enfant qui a besoin d’un « tuteur », mais du coup en dépend. Elle va nous montrer les lieux où nous sommes immatures, dépendants, dominés, « suiveurs » sans conscience personnelle, là où nous jouons de stratégie de séduction pour obtenir des autres ce que nous voulons, les lieux où nous agissons à la place de l’autre ou bien où l’autre agit à notre place, les lieux de chantage également. Cela implique alors des questions de territoires, territoires réels (on prend ma place, je n’ai pas de place, j’envahis, je suis envahi...), psychiques (être colonisé par les émotions, désirs des autres, fusions émotionnelles, manque de différenciations...), mentaux (je pense ce que pensent les autres, manque de réflexions personnelles, d’autonomie intellectuelle...).
Dans ses côtés « négatifs », le bélier va nous montrer les lieux où nous agissons sans nous occuper des autres, tel un bélier qui fonce sans voir les dégâts qu’il provoque. Là où nous sommes aveugles, incapables de voir ce que vit l’autre (aussi par déni de ses propres blessures. Travailler consciemment ses propres blessures permet aussi d’ouvrir les yeux sur celle de « l’autre »). Là où nous nous affirmons de manière péremptoire, maladroite, vindicative, voire violente. Là où nous empiétons dans l’espace vital de l’autre, où nous voulons lui imposer notre avis, où nous agressons ce qui résiste à notre volonté. Là où agit de manière automatique un esprit de compétition, une volonté d’être toujours le premier, toujours vainqueur, une tendance à construire des rapports de force de type guerrier.

 

Dans leurs côtés « positifs », ces deux signes peuvent nous éveiller à une intelligence subtile de cet échange incontournable entre soi et l’autre.
Ils nous demandent de travailler à un niveau profond le sentiment de sécurité intérieure (au niveau du cerveau archaïque, qui gère notamment les questions de territoire, où nos vécus quotidiens peuvent être alors « rabattus » à des questions d’espace vital fragile et de difficultés relationnelles), Le signe de la balance est peut-être lié aux activités relationelles du cortex, qui permet de « nous mettre à la place de l’autre », lorsqu’il n’y a plus de danger vital (territoire, nourriture, procréation...).
Retrouver cette sécurité intérieure, concrète, autonome, peut demander d’aller fouiller dans les blessures les plus intenses de notre histoire (par exemple, le bébé qui manque mourir à la naissance, qui a eu faim, etc), et de les réparer. Ce type de passé, tragique, ayant tendance à « posséder » l’ensemble de la psyché, offre peu de marges et de souplesse dans le présent .
À partir de cette sécurité première, s’ouvre la possibilité de travailler la confiance en soi, par la connaissance et la reconnaissance de son Être, de ses qualités, de sa légitimité sur terre...
À partir de là, une énergie bélier, saine, peut nous donner le courage d’affirmer sans violence et sans peur, ce que nous voulons faire, expérimenter, réaliser. Energie de feu qui anime le désir de s’épanouir, de s’exprimer, de se lancer dans des projets, avec courage, détermination et confiance. Energie qui nous permet de dire oui et non, de choisir, de s’engager, d’oser. Energie vitale, qui dans le premier signe du zodiaque, a besoin d’être saine et heureuse pour vitaliser tous les autres signes et leurs possibilités de réalisations.
À partir de là, « l’autre » n’est plus un danger, il devient un compagnon, on peut lui sourire, on peut le rencontrer, on peut se mettre à sa place, l’écouter, le soutenir, passer des contrats avec lui (balance), tout en ne perdant pas le fil de sa propre évolution. Nous pouvons poser des limites qui ne soient pas des murs, être à la fois dans la fermeté et la souplesse (yoga), nous pouvons enrichir nos expériences relationnelles et sortir de comportements monolithiques qui seraient tout le temps les mêmes, avec tout le monde, en toutes circonstances.

Savoir être seul, savoir être avec : l’intelligence d’une conjonction, d’un mariage (balance) où chacun est à la fois libre et ensemble.
Mais il faut être séparé et « réparé » pour être avec, voilà un des enseignements de cet axe. Processus d’individuation décrit par Jung.
L’art d’être soi-même tout en sachant se mettre à la place de l’autre, un art d’être... où l’un n’empêche pas l’autre.

 

Bonne Lunaison :-))
Sandrine Delrieu

 

les degrés Sabian, par Dane Rudhyar.
Tiré des « Symboles Sabian, le sens des 360 degrés du zodiaque ». Ed Librairie de Médicis. 1985.
Les degrés Sabian sont des images et symboles associés à chaque degré du zodiaque. Ils ont été développés, notamment, par Dane Rudhyar, pour qui chaque degré évoque une étape de l’expérience humaine. En tant qu’astrologues, nous les consultons pour enrichir notre compréhension et intuition des subtilités de la roue du zodiaque.

thème astral de la nouvelle lune : 12 décembre 04, en sagittaire, 20°22, 01:30 TU
 

SOLEIL et LUNE en Sagittaire, 21°

L’Image : Un enfant et un chien avec des lunettes sur le nez.
Dominante : L’imagination et la simulation servent à anticiper les stades supérieurs de notre développement.

« Ce tableau plutôt singulier semble dire ici qu’en imitant le caractère propre à un niveau de conscience jusqu’alors hors de portée, il soit possible d’accélérer le mouvement de notre croissance. Les lunettes symbolisent l’évolution intellectuelle ; les chefs de tribus primitives ont parfois cherché à impressionner leurs congénères en portant des lorgnons sans verre, ou des chapeaux melons, pour la simple raison que ces objets paraissaient caractériser une race d’hommes supérieurs. Cette attitude ressemble à l’initiation par identification au « Maître » (le gourou). Il s’agit, en un sens, d’une pure simulation, encore que le sorcier en s’affublant du « masque » d’un dieu devienne à toutes fins utiles l’incarnation du dieu. Notre maturation, même si l’on ne s’en rend pas compte, se déroule toujours selon une certaine hiérarchie. »
« Ce premier degré suggère la valeur que revêt le fait d’APPRENDRE PAR IMITATION. »

thème astral de la pleine lune : 26 décembre 2004 en capricorne / cancer, 5°12, 15:07 TU
 

SOLEIL en Capricorne, 6°

L ’image : Dix grosses bûches sous un passage voûté menant à un bois sombre.
Dominante : L’obligation de mener à bien toute entreprise commencée avant d’aller chercher plus loin.

« Le nombre 10 est un symbole d’achèvement ; il symbolise plus encore la révélation d’une nouvelle série d’activités imminentes. Cependant, à moins de mener les choses en cours à leur terme, on ne parviendra probablement à rien de véritablement important par une précipitation inconsidérée vers l’inconnu. Le nombre 10 est un symbole de germination, mais la graine (Nombre 9) doit être parvenue à maturité. On ne saurait forcer le cours des choses sans danger au-delà de certaines limites. »
« Cette étape étaye ce qui va suivre. Ici on arrive à un SEUIL où il faut peut-être marquer un temps d’arrêt pour assurer sa progression future. »

LUNE en Cancer, 6°

L ’image : Des oiseaux sauvages recouvrent leur nid de plumes.
Dominante : Dévouement instinctuel du moi à de nouvelles formes de vie.

« Le symbole original (modifié par la suite) fait mention de « gibier » à propos de ce symbole. Nous avons donc affaire à des forces spirituelles (les oiseaux) insérées à un contexte social. De même qu’avec le symbole initial du Cancer, nous assistons ici aux premiers pas d’une progression ; l’action se tourne résolument vers l’avenir. Une nouvelle vague de la vie commence et l’on s’y prépare non plus sur un plan symbolique mais concret. Au niveau social, c’est faire œuvre de pionnier en faveur de l’édification d’une nouvelle culture, de nouvelles institutions. »
« Ce degré nous prépare à une renaissance, à laquelle la mention de gibier ajoute une note significative. Ce qui est en train de s’édifier, est offert instinctivement – mais pas encore consciemment – à un niveau supérieur de conscience. Les oisillons qui vont naître constituent des sacrifices potentiels destinés à nourrir les êtres humains, tout comme l’homme tribal immolait de jeunes vierges pour satisfaire les dieux. On découvre déjà implicitement le sens de la seconde moitié du cycle (le premier degré de la balance, par exemple), de même que toute notre vie sociale est implicite dans la célébration de mariage. SYMBIOSE serait un mot-clef approprié : une profonde coopération inconsciente entre différents plans d’existence, le plan « animal » alimentant le plan « humain ».