compléments de la lunaison précédente La dernière pleine lune du 25 janvier 05 eut lieu en verseau / lion. Cet axe est important dans la mesure où ses valeurs et son énergie participeront aux futurs de nos civilisations. Sans rentrer ici dans les détails astronomiques, la précession des équinoxes provoque un déplacement graduel dans la relation signe zodiacal et constellations. Ainsi, tous les 26000 ans a lieu une « grande année sidérale », partagée en 12 ères et en 12 influences qui rythment de grands changements de civilisation... tous les 2160 ans environ.
L’ère du Taureau (env 4400 à 2160 avant JC) se déploya avec les cultes de la terre fertile, de Mithra, du Minotaure, des grandes cités et taureaux ailés de Babylone... L’ère du Bélier (env 2160 à 0 avant JC), s’embrasa dans une énergie de feu, le déploiement d’un Dieu masculin, puissant et unique, Abraham sacrifie le Bélier, périodes de grandes invasions barbares, période romaine.... dans laquelle l’ère des Poissons vint s’enraciner.
Après le feu purificateur du Bélier, l’Eau vint laver et bénir. L’esprit du Christ en Jésus vient ouvrir l’Ère des Poissons, dont les deux derniers millénaires nous ont déroulé une expression... et laisse quelques impressions : impression de progrès faramineux côtoyant impression d’aveuglement. Par exemple une scission matériel / spirituel s’incarnant dans une dynamique, réelle et symbolique, Occident / Orient. D’un côté, quête de foi et d’amour absolu et de l’autre scientisme étroit et méprisant - ou inversement - d’un côté la foi fanatique et sanglante et de l’autre des découvertes scientifiques ouvrant des espaces philosophiques grandioses. De l’énergie et des inventions pour sauver la vie, autant d’énergie et d’inventions pour la tuer. D’un côté / de l’autre, le pire / le meilleur.
Pour parler de l’Ère des poissons, il faut également considérer l’influence de son signe opposé, la vierge. L’un oeuvre dans l’immensément grand (poisson), l’autre dans l’infiniment petit (vierge), l’un tend vers l’irrationnel (poisson), l’autre vers le rationnel (vierge). L’un pouvant se noyer et délirer d’illusions en confusions (poisson), l’autre pouvant se rapetisser et s’enfermer dans de petites boîtes à oeillères (vierge). Quand l’un et l’autre oeuvrent ensemble, et non contre l’autre (science contre spirituel par exemple), l’on aborde sans doute la quintessence de la proposition qui nous est faite depuis ces 2000 ans : ré-unir, en conscience des fruits de l’expérience de l’extrême séparation.
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La spécialisation (vierge) a le mérite (vierge) de chercher la clarification (vierge) en passant par le détail (vierge) et en développant les facultés analytiques (vierge) du cerveau.
La perception globale d’un Tout permet l’intuition des liens qui interagissent entre le multiple, y exprimant et créant l’Unité (poisson).
En cela, le Poisson est bien le signe de la religion, du « religere », ce qui relie.
Si nous observons par exemple le fonctionnement de nombreuses institutions, nous pouvons y voir ce double mouvement à l’oeuvre, entre bureaux spécialisés, sectorisés, avec leurs logiques et codes internes, et tentatives de projets « transversaux », qui feraient des ponts et des liens entre secteurs.
Une anecdote du quotidien permettra d’accéder à un autre plan de contenus perceptibles dans cette dynamique de l’Ère des Poissons (+ Vierge).
Il y a ceux qui ne mélangent pas les torchons et les serviettes, et ceux qui les mélangent. Cela peut valoir quelques scènes familiales : « Les torchons c’est pour la table !! Les serviettes c’est pour essuyer la bouche !! » Et l’autre de répondre « Pfffff, mais c’est pareil... ».
Pour l’un, c’est l’usage, la fonction, l’utilité qui organise son monde. Pour l’autre, c’est pareil, « parce que tout ça, c’est du tissu, du coton ».
D’un côté / de l’autre : côté énergie poisson, c’est la matière première, la ressemblance qui fait le lien, donc on peut mélanger, il n’y a pas de différence : c’est du pareil au même. Côté énergie vierge, il y a spécialisation, différenciation, séparation et usages différents.
En fait les deux visions, ou points de vue, sont certainement légitimes, mais ils ne regardent simplement pas les choses sur le même plan, ou sur le même « niveau de réalité ». Le ressemblance et la différence coexistent dans le même lieu.
Les humains sont ainsi à la fois faits d’une même matière (l’esprit, le souffle, pneuma, le vivant...) et incarnés dans des corps et des histoires différentes. Il y a ceux qui ne voient que les différences, et ceux qui ne voient que les ressemblances. Ceux qui ont tendance à se mélanger et ceux qui ne se mélangent pas. Les deux pouvant aller à l’extrême et nier, soit les différences, soit les ressemblances. Les deux pouvant alors être source d’extrêmes violences. Le racisme est certainement, à sa source, un drame personnel : ne pas avoir reconnu en soi-même la présence du Vivant rend incapable de le voir chez l’autre. Il existe une carte postale assez connue qui dit (de mémoire) : « Un raciste est quelqu’un qui se trompe de colère «. Je dirais plutôt « qui se trompe de souffrance «.
L’un et le multiple coexistent dans le même lieu, il s’agirait donc, pour sortir de la dualité ou bien / ou bien et entrer dans le lien, dans le ET, d’apprendre à capter la réalité du monde et des êtres dans toutes ses réalités combinées, d’explorer et ressentir de multiples points de vue. Tout en sachant aussi que la ressemblance est éternelle et la différence passagère... priorité donc à l’essentiel, tout en faisant pleinement l’expérience du particulier et du différencié.
L’évènement du Tsunami a sans doute aussi touché cet essentiel. Puisque l’Un est Un et puisque l’Un habite les uns et chez les autres, ce qui arrive à l’un arrive à l’autre. L’on est touché en son âme.
2160 ans donc... ce qui impliquerait que nous arrivons vers la fin de l’ère des Poissons et commençont déjà à entrer dans l’influence de l’Ère du Verseau. Les passages d’ères, à cette échelle, prennent quelques centaines d’années. Cela raconte que nous sommes en train de préparer un changement de civilisation qui ne se contentera pas de mettre des pansements sur la dernière ère. Il va falloir inventer, et vite, si nous voulons effectivement sortir d’un monde de multiples violences. Mais comment pressentir dans quel sens aller ? Et avec quelles connaissances ? Quels moyens ? L’énergie du Verseau commence par nous demander de « faire de la recherche », d’étudier personnellement bien des sujets, de faire des liens, de tisser du réseau dans notre propre cerveau, dans un état d’esprit d’ouvertures et d’échanges. Elle peut nous demander de sortir de notre propre culture d’origine, et de prendre le risque de « frotter sa conscience » avec celle des autres, pour en tirer une autre conscience, personnelle, non héritée du « milieu d’où l’on vient », tendant vers une connaissance universelle (et non une culture occidentale imposé au monde entier). Elle nous demande d’arrêter de parler sans savoir, de juger sans avoir étudié, d’être extrêmement vigilants avec nos préjugés et nos aprioris.
Le travail de Saturne en Cancer depuis juin 03, tout en nous permettant de faire un retour en arrière dans les lieux de nos origines familiales, peut aussi, avant que Saturne passe en Lion durant l’été 05, nous proposer de prendre conscience des origines et du parcours de l’humanité. Nous resituer, collectivement, puis personnellement dans cette vaste histoire fait partie des connaissances nécessaires à l’ère du Verseau. L’humanité prise comme une entité, comme un organisme en développement, « comme un seul homme » passe aussi des étapes de maturité. Possible que la période actuelle soit celle d’un passage, celui de l’adolescence de l’humanité, où il s’agit de sortir de l’enfance, des systèmes besoins / compensations, peur / agressivité... Il s’agirait d’en sortir personnellement pour pouvoir en sortir ensuite collectivement.
Nous avons certainement commencé à sentir l’influence de cette ère du Verseau lors de l’entrée de la planète Uranus dans le signe du verseau, début 1996. Uranus est la planète maîtresse du Verseau (voir lettre N° 3, « sur la même longueur d’onde », esprit commun, ET l’individu ET le groupe...). Tout en travaillant l’éveil individuel, la volonté d’affranchissement envers les petits et grands esclavages, notamment liés aux conditionnements ou habitudes du passé, Uranus en Verseau, avec sa tonalité technologique, a aussi préparé le terrain d’une grande longueur d’onde : Internet. La relation s’y instaure entre individus uniques au coeur d’un immense réseau. Relation directe entre le particulier et le tout (vierge / poisson). Notre adresse email y correspond peut-être à notre adresse mondiale...
Depuis Uranus en Verseau nous prenons de plus en plus conscience de deux mouvements opposés : à la fois un mouvement centrifuge qui tend vers la globalisation, l’univers et la conscience de cette unité - et à la fois un mouvement centripète qui tend vers l’individu, vers le sujet devenant conscient de lui-même.
Relations entre l’unité du monde et l’unité du sujet, et relations d’inter-action entre les deux (la conscience de l’interdépendance en est une étape, mais reste cependant une notion de dépendance). Alors que le mouvement de globalisation se fait collectivement, qu’on le veuille ou non (économie, politique...), la construction de soi en tant que sujet et en tant qu’unité demande du travail personnel. Ce n’est pas un processus inné, il s’agit de l’élaborer et le construire au fur et à mesure de son parcours et, sans doute, de cette vaste interrogation « Qui suis-je ? ». Sans grandes questions, peu de grandes réponses.
Lion : qui est ce soleil en moi ? Verseau : un même soleil pour tous.
Cette pleine lune du 25/1/05 en Verseau / Lion, en résonance avec ces échanges dynamiques individu / collectif, sujet / univers peut ainsi induire une réflexion sur les notions de centre et de périphérie.
Le lion, avec sa planète maîtresse le Soleil, représente le Centre, source de lumière, centre rayonnant. (Le Roi Soleil...) Le Verseau reprend cette thématique en faisant de chacun le centre du monde, à la fois original et unique ET participant, inter-agissant dans le collectif. (Révolution française et, par exemple, idée du droit de vote pour l’individu. Une valeur et un pouvoir sont donnés à l’individu dans sa participation au collectif. Cette époque de révolutions et de transformations a d’ailleurs commencé après la découverte officielle d’Uranus par William Herschel le 13 mars 1781. Uranus est une des planètes maître du Verseau).
Dans nos vies, cela peut emmener une double réflexion : dans quels projets suis-je le centre créateur (projet qui n’existerait pas si je ne le génèrais pas), et dans quels projets suis-je en périphérie d’un centre créateur exprimé par une autre personne ? Projet auquel je peux adhérer par « affinité et même longueur d’onde ». Ces deux emplacements appellent des ressources psychologiques et relationnelles différentes, des manières différentes d’utiliser ses compétences. Vouloir toujours être au centre de tout, ou ne jamais l’être, peut amputer l’expérience de vivre d’une part d’aventure : parfois être au centre et en pleine lumière, en son nom propre - parfois être dans l’anonymat pour permettre que d’autres passent en pleine lumière.
dynamiques de cette lunaison
La nouvelle lune a lieu en Verseau, signe d’air, et la pleine lune dans le signe du Poisson, signe d’eau (avec la lune en face, en vierge).
Le Soleil traverse désormais les deux derniers signes du zodiaque, verseau et poisson, avant de réactiver fin mars la grande roue du zodiaque dans l’énergie du Bélier.
Du bélier au poisson, l’on pourrait donner l’image du caillou qui tombe dans l’eau et provoque une série de vagues circulaires qui se propageraient jusqu’au fin-fond de l’univers, vers l’infini. Le bélier représenterait le caillou, l’impulsion et l’impact, le « moi-je dans un corps particulier » et au fur et à mesure de la progression à travers les signes, les cercles s’agrandiraient. À chaque fois que le cercle élargit son diamètre, sa circonférence et son aire, une partie de ce qui lui était extérieur est intégrée à l’intérieur. À la fin, en Poisson, l’ensemble du territoire extérieur infini est passé à l’intérieur. Cette image est l’aventure de notre conscience, qui fait des allers-retours entre le centre et l’ensemble de l’espace englobé. Ce que l’on appelle « champ de conscience », élargissement du champ de conscience a à voir avec ce mouvement incorporant l’infini. Il demande cependant une intégration personnelle, consciente, structurée afin de ne pas exploser en vol ou de se noyer.
Le soleil arrivant ainsi dans les deux derniers signes du zodiaque, le processus d’élargissement tend vers son maximum, avant de nous proposer de revenir en mars, avec le soleil en bélier, à l’énergie individuelle, au « moi je ». Celui-ci sera cependant différent de celui de l’année dernière fin mars 04, qui était lui-même différent de celui de l’année d’avant fin mars 03... Ainsi, l’on conçoit la vie des cycles comme une spirale évolutive.
Lors de la nouvelle lune, 5 planètes sont présentes en verseau : soleil, lune, mercure, neptune et vénus.
L’image Sabian* parle de crise et de désillusion, et appelle des ressources telles que la « PLASTICITÉ sous la pression des circonstances adverses ».
La planète Mars entre dans le signe du Capricorne le 7 février 05, juste avant la nouvelle lune, et y restera jusqu’au 21 mars, jusqu’à l’énergie du printemps. L’énergie du capricorne renvoie à l’idée de temps, de patience, de structuration et de responsabilités. Elle inscrit l’individu dans le principe de réalité, qui exige un maximum de lucidité. Mars en capricorne « n’agit pas pour agir », et surtout pas dans la précipitation.
Un désir de changements concrets s’organise dans le temps, et avec des étapes. Une volonté de réalisations personnelles s’inscrit aussi dans un temps collectif. Mars en capricorne peut donner le sentiment de ralentissement, de frein, de frustrations, de se heurter à des murs, surtout si l’on a tendance à vouloir fuir la réalité des difficultés, ou à vouloir tout changer en même temps d’un coup de baguette magique. L’énergie capricorne, de terre, peut difficilement déployer ses qualités constructives dans le registre de la confusion, de « l’à peu près ». Cette énergie de réalisme (à tourner vers le futur, voir lettre n°3) nécessite des prises concrètes dans la réalité pour agir dans la matière et avoir des effets. Elle nécessite peut-être, tout en continuant à être habité par de « larges visions » de l’avenir, de mettre en place une série de petits objectifs, précis, concrets et réalisables, à partir de situations où l’on est maître et conscient de ses capacités. Cela permettra de pouvoir évaluer ce que l’on a fait, pas fait, de vérifier si une action a de l’avenir ou pas. Cela peut aussi permettre de réajuster son désir, ses compétences, les relations besoins/autonomies, rêves/réalité, de sentir les lieux où l’on est prêt à assumer des changements de vie, les lieux où l’on est encore fragile, etc...
L’énergie capricorne reconnaît ce qui a de la valeur et rejette ce qui n’en a pas. Au mieux, c’est à nous-mêmes d’essayer de reconnaître ce qui a de la valeur ou pas dans nos propositions, ce qui est mature, prêt à s’incarner dans la réalité collective, et ce qui n’est pas encore prêt, immature, et doit être intérieurement retravaillé et approfondi. Cette intériorisation permet également de ne pas subir un jugement extérieur, un rejet parfois cinglant et froid de nos propositions, ce qui peut être vécu comme une injustice, une déception, une désillusion... L’intention ou l’élan vers l’élévation ne suffit pas (mars en sagittaire, voir lettre n°2) mars en capricorne nous permet d’acter et de juger durant 2 mois, comment nous allons nous y prendre pour faire. Cela peut obliger à un peu d’humilité, et à travailler avec le temps.
Dans un documentaire sur les violences familiales, une juge expliquait comment elle essayait d’entrer en relation avec, par exemple, un père qui battait ses enfants. Elle essayait de retrouver l’intention derrière l’acte.
Dans un cas précis, qui était filmé, elle s’adressait à un père qui avait violemment frappé son fils. Le père semblait d’abord emmuré dans une forteresse où il ne pouvait pas admettre qu’il faisait du mal à son enfant. Dans la discussion, elle l’emmena sur le terrain de l’intention, du pourquoi. Le père expliqua qu’il voulait que son fils travaille bien à l’école, qu’il s’était mis en colère et avait battu son fils à cause des devoirs. Petit à petit, cette juge fit prendre conscience à ce père que son intention était bonne (vouloir que son enfant réussisse à l’école), qu’il aimait son fils, mais que son acte allait en sens contraire de son intention. Le père put alors « voir » son acte et s’effondra en larmes.
C’est une situation extrême, de violence physique, mais la manière dont cette juge permettait à la fois de mettre en valeur la « bonne intention » tout en ne négociant pas avec le jugement de « l’acte » était très subtile. Elle maniait subtilement un travail de « prise de conscience », qui permit au père une revalorisation de « son être », et une reconnaissance de son acte. À la fin, il a accepté, presque dans un soulagement, d’être condamné pour son acte, tout en ayant dans le visage une nouvelle lumière. Celle de la conscience peut-être.
Le degré de plasticité, évoqué par le degré de la Nouvelle Lune, est intéressant à associer à l’entrée de Mars en capricorne. Car justement, dans son expression difficile, mars en capricorne présente rigidité, tendance à vouloir s’imposer par la force, à commander, à diriger, contrôler, à s’endurcir et à se protéger derrière une carapace parfois hautaine, derrière un rôle ou un personnage social.
Le capricorne représente l’effort pour gravir la montagne et parvenir à son sommet, et une fois en haut de cette montagne, à y exercer un certain pouvoir. Le fameux « gravir les échelons de l’échelle sociale »... De là-haut, nous pouvons avoir un pouvoir « sur » le monde et/ou un pouvoir « dans » le monde. À la fin de notre vie, c’est aussi de là-haut que nous allons contempler notre parcours, et le juger.
Parce qu’il cherche à gravir la montagne, mars en capricorne peut également envier et jalouser ceux qui lui semblent « plus haut » et décoré par la reconnaissance de ses pairs. Dans l’énergie capricorne, l’individu agissant (mars) existe par l’entremise de son rôle social, et peut ainsi envier des rôles.
Mars est en exaltation dans le signe du capricorne, la pointe de mars tournée vers le haut coïncide avec la volonté d’élévation du capricorne. L’esprit d’initiative et le désir de grande entreprise se conjuguent alors. Il est donc possible, durant cette lunaison, que chacun sente profondément, comme une mission intérieure, les lieux où il voudrait s’élever. Pour escalader, les prises doivent être fermes et solides. L’acquisition d’un savoir ordonné, d’un savoir-faire approprié à l’intention ou au rêve, l’effort, la patience, l’authenticité fondent alors l’action.
« Je loge dans mes actes » : mars en capricorne nous invite à penser nos actes en fonction d’une lucidité de ce que l’on est et de ce que l’on veut. L’énergie capricorne, pour ne pas chercher à s’élever au dépens des autres (en écrasant quelqu’un par exemple), est une énergie qui doit d’abord s’intérioriser : s’appuyer sur des prises solides, matures, structurées, ordonnées à l’intérieur de soi-même. Et faire du temps son ami.
Sans doute pour cela, malgré les « crises et désillusions » et une sensation de fatigue due à la conscience du temps nécessaire à l’évolution des projets, il s’agira peut-être durant 2 mois de définir ces « petites missions » précises, en ayant conscience que la montagne ne se gravit pas d’un seul coup d’aile, mais par étapes. Le temps du capricorne est un bien précieux qu’il s’agit d’investir alors avec méthode. Cela permet aussi de vérifier si le rôle que l’on désire jouer dans son environnement est bien adapté aux nécessités de celui-ci et à nos compétences actuelles. Passer en force, imposer sa loi, ou s’enfermer dans des principes rigides, comme pourrait vouloir le faire l’énergie de mars en capricorne, n’apporterait pas forcément les résultats escomptés.
Enfin, la leçon de mars en capricorne est que la montagne se gravit d’abord à l’intérieur de Soi, avant de se déployer naturellement à l’extérieur, lorsque le temps est venu. L’énergie capricorne est une leçon de sagesse.
Endurance donc, lucidité, patience, ténacité et approfondissement de valeurs, croissance intérieure et adulte, proposition d’actes mûrement réfléchis. Vérifier l’adéquation de ses actes entre les intentions de participation au monde et l’acceptation que fait « le monde » ou pas de nos propositions.
Fin mars, lorsque mars passera en verseau, nous passerons à une autre phase, nous en reparlerons.
Durant cette nouvelle lune du 8 février 05 , parmi les 5 planètes en verseau, mercure et neptune donnent une grande fluidité de la pensée, et peuvent apporter intuitions, rêves, inspiration, « feeling ». Un beau trigone à Jupiter en balance vient placer les dynamiques collectives dans une grande énergie de communications, contrats, négociations, partenariats, échanges. Il y a de l’espoir collectif dans l’air, ce qui pose peut-être de façon si exigeante, avec le réalisme de mars en capricorne, la manière « d’être personnellement à la hauteur » de tous ces espoirs, et d’oeuvrer concrètement.
Jupiter va rester en balance jusqu’au mois de novembre 2005.
Le 3 février 05, Jupiter entre en phase de rétrogradation (effet de marche arrière, d’intériorisation, de retour sur le passé, de révélation de « noeuds » à solutionner, de contenus à travailler et de retrouvailles à vivre), et le restera jusqu’au 6 juin 05.
Jupiter est en lien avec Zeus, qui trône au panthéon des dieux grecs. Appelé le « Grand bénéfique » en astrologie, grâce à son pouvoir d’expansion et de prodigalité, il sait cependant aussi manier la foudre de sa Justice, lorsque les bornes sont dépassées. Le passage de Jupiter en balance (depuis fin septembre 04) travaille certainement de nombreuses négociations, secrètes ou pas, dans les sphères politiques mondiales (Irak, Palestine...). La balance est composée de deux plateaux et d’un axe, d’une colonne vertébrale. L’équilibre entre les deux peut passer par la diplomatie, la négociation, le partenariat ou la justice (balance). Cette configuration peut nous amener à chercher ce qui est juste, équitable. La relation est mise en jeu, dans ses formes de contrat (mariage, association, location, contrat moral, partenariat...) avec la possibilité que des contrats se fassent, et que d’autres se défassent.
Jupiter en balance peut alors chercher l’art et la manière de faire ou de défaire, en respectant si possible la qualité du lien qui unit les personnes concernées. L’esthétique, l’harmonie et la beauté dans les relations peuvent être mises en relief. La manière de faire, dans l’énergie balance, est aussi importante que ce qui est fait. Une certaine noblesse d’âme peut être désirée. Il est d’ailleurs possible que vers la mi-août, lorsque Jupiter rencontrera le Noeud Sud en Balance, il y ait une amplification des processus mis en oeuvre dans cette énergie.
Lors de cette nouvelle lune, une conjonction saturne - lune noire a lieu en cancer. J’ai déjà parlé du travail que saturne en cancer pouvait nous proposer au niveau des émotions liées à l’enfance, aux mémoires familiales, à certains processus ou prises de conscience qui nous font passer de l’enfant à l’adulte. (lettre N° 1 et N°3).
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Lune noire : |
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Dans leurs dessins, saturne est symbolisé par une croix plantée sur un demi-cercle. La lune noire présente la position inverse : un demi cercle posé sur une croix. En astrologie, la croix symbolise le monde matériel, l’arc de cercle représente l’âme.
La croix plantée sur le demi-cercle peut donner l’image de l’âme clouée au sol par le poids de la matière, emprisonnée dans cette densité. La conscience prisonnière de la matière.
Le cercle surplombant la croix peut alors représenter l’âme ayant transcendé le monde de la matière, l’âme libérée, la conscience qui a retrouvé sa liberté, tout en restant en contact avec la croix, la vie ici-bas. La conscience qui s’est « désincarcérée » de la matière.
Le « monde de la matière », c’est aussi le monde de la mémoire : toute notre matière corporelle est le fruit d’une histoire qui s’est élaborée depuis des milliers de générations. Notre matière sociale est aussi le fruit d’une histoire, qui nous cloue parfois au sol.
Peut-être le passage de cette Lune Noire sur Saturne nous propose-t-il de sortir de l’histoire, du passé, de faire un saut, ce que l’on appelle parfois « un saut quantique ». Changer de plan immédiatement, ne plus être enchaîné à certains plans de causes du passé agissant notre présent. En cancer, alors qu’un travail particulier s’effectuait au niveau des origines, de la famille, il est possible qu’un sentiment de libération particulière advienne, quelque chose qui lâche prise, qui renonce aux attentes, aux manques, aux besoins, qui renonce même à la souffrance, quelque chose en nous qui fasse le saut quantique vers la re-création (voir lettre n°3).
Au mieux, c’est ainsi, cela fait des vacances, et de la vacance, de la place, un vide qui permettra un nouvel appel d’air. La Lune Noire n’est d’ailleurs pas un planète, mais un point fictif, qui vient nommer un vide, une blessure qui deviendra initiatique.
Cette conjonction peut bien sûr « appuyer » sur certaines blessures, liées justement au sentiment d’abandon, de fragilité, d’insécurité, de pénuries. Un manque de protection et d’abri sûr (matrice protectrice) peut provoquer une attitude paradoxale quant à la sécurité : on la cherche auprès de personnes extérieures, tout en la repoussant par peur d’être à nouveau abandonné, etc. Saturne et Lune Noire en cancer parlent également de l’univers maternel, et peuvent réveiller un malaise lié aux mères omniprésentes, étouffantes, castratrices. L’on peut alors chercher à se libérer d’une emprise envers cette mère, ou envers une autre personne sur qui nous aurions projeté ce type de figure.
Quoi qu’il en soit, si une situation difficile se présente, mieux vaut-il prendre du recul, et ne pas se laisser piéger par des émotions trop profondes et tragiques. Les émotions sont là, il s’agit d’entrer en relation avec elles, sans pour autant les laisser envahir toute la psyché. Les émotions nous traversent, mais nous ne sommes pas ces émotions. En yoga, nous parlons de « l’observateur neutre », ce lieu de nous qui regarde ce qu’il se passe, ici et maintenant, sans y être impliqué. Un ami de bon conseil qui est aussi l’abri le plus sûr et le plus fidèle.
Être soi-même à la genèse d’un abri sûr (cancer), d’un foyer intérieur sécure est sans doute une base indispensable à la vie adulte (capricorne).
Cette conjonction Saturne - Lune Noire pointe aussi la nécessité d’être à la genèse d’un monde personnel, imaginaire, rêveries intimes, histoires que l’on se raconte, merveilleux... tout ce qui vient alimenter (cancer) notre richesse sensible. Là, non pas l’infantilisme, mais l’Enfance en nous, dans sa liberté joyeuse et toute sa spontanéité vitale. Peut-être une question à se poser pour retrouver un fil conducteur sensible : dans notre enfance, qu’est ce qui a nourri notre imaginaire, nous a fait voyager ?
La pleine lune a lieu le 24 février : le soleil sera en poisson, la lune en vierge. J’ai parlé dans l’introduction de la dynamique poisson / vierge (infiniment grand / infiniment petit, union / séparation, esprit / corps, le même / le différent...).
Lors de la pleine lune, le soleil est conjoint à Uranus en poisson. Uranus l’éveilleur, le révolutionnaire tourné vers le futur et la « liberté, égalité, fraternité ». Libertés individuelles dans une fraternité d’égal à égal. Ce principe grandiose si difficile à mettre en oeuvre, sans doute était-il une prophétie d’avenirs, le type même d’intuitions uraniennes, de « flash », qui prennent ensuite du temps pour se réaliser dans la matière, sur terre. Il s’agira peut-être, dans les temps à venir, de réfléchir à nouveau sur ces 3 termes. Certaines propositions pour le mettre en oeuvre peuvent être dans des impasses aujourd’hui (par exemple discours sur « l’intégration » ou sur le racisme, qui buttent souvent sur la ressemblance / différence, peut-être à cause du refus et de la peur, dans notre société laïque, de mettre sur la table la question spirituelle. Le refus du spirituel en terme de « croyances particulières » peut être nécessaire, le refus du spirituel en terme de connaissances est plus ennuyeux).
Les degrés Sabian* parlent :
1/ pour le soleil, de l’individu au service de la communauté, de l’appui et soutien qui lui est accordé en retour.
2/ pour la lune, de la force vitale, libido ou énergie psychique dont nous pouvons ressentir le flot et les cycles.
Le degré du Soleil semble encore insister sur la manière dont nous nous insérons, chacun avec ses particularités et ses dons, dans la société. Celle-ci en retour accorde son soutien. Comme le disait l’image de la roue du zodiaque, dans le signe du poisson l’onde s’étire à son maximum vers l’infini. Elle s’étend au grand tout, à l’univers. Cela peut être un peu perturbant dans la mesure où le « pic de soi » de septembre 04 donnait véritablement une impulsion au « moi je », à l’affirmation personnelle. Depuis, c’est un peu comme si un processus de dissolution de l’ego, du personnel dans le collectif et les multiples contingences extérieures venait saper cette impulsion vivifiante. Cela peut être d’ailleurs en résonance avec le degré de « désillusion » de la nouvelle lune, car chacun de nous est vibratoirement en lien avec « l’ensemble de la société », du monde, de l’univers, et il est parfois difficile de se décider ou de penser personnellement quand tout le monde habite dans notre psyché et y a des exigences.
Cela dit, désillusion peut également vouloir dire que des illusions se défont, ce qui serait alors plutôt bon signe. Dans tout ce que nous avons pu imaginer ces derniers mois, un tri (vierge) s’opère, un grand nettoyage cosmique de l’erroné et de l’imprécis.
Cela peut aussi nous amener à réaliser que nous sommes toujours « l’autre » de quelqu’un, un membre de la « société » dans laquelle il cherche lui aussi à se réaliser et à s’insérer. « L’appui et le soutien accordé en retour » sont aussi de notre ressort... Degré de « responsabilité du groupe ».
Le passage du soleil dans le signe du poisson (l’eau, la purification par l’eau, le baptême) a tendance à dissoudre la volonté personnelle dans la volonté divine, ou cosmique. C’est à notre essentiel d’exprimer sa volonté (par les rêves, l’intuition...), et à notre ego, notre « personnalité ponctuelle » de savoir se retirer un peu. Cela peut d’ailleurs permettre un temps de repos, de méditation pour laisser coïncider encore un peu plus à l’intérieur de nous volonté cosmique et volonté personnelle - tout en posant quelques actes dont nous avons mûri l’exactitude et la maturité (mars en capricorne), et qui ne vont pas gaspiller la force vitale.
(PS : lorsque je parle de divin, cosmique, essence... je sens parfois les mots maladroits pour exprimer quelque chose d’indicible, d’innomnable, alors chacun peut bien sûr retraduire selon ses sensations). Ne pas trouver les mots justes est d’ailleurs bien de l’ordre de l’énergie Poisson...
Lors de la Pleine Lune du 24 février 05, la planète Mercure, passée également dans le signe du Poisson, continue de dissoudre nos pensées, notre mental... en lui proposant comme à la nouvelle lune d’être le messager des rêves, de l’intuition, de l’âme peut-être. « Laver » le bruit incessant que peut produire un mental agité peut faire partie de la proposition. Faire le vide, lâcher prise. (En poisson, signe méditatif, les « mains jointes » pour la réunion, et le silence pour l’infini).
Cela en appelle évidemment à une confiance « cosmique », à faire l’expérience de ne plus « vouloir » absolument trouver la réponse à nos questions. Einstein, parait-il, pratiquait beaucoup de siestes dans son laboratoire : lorsqu’il buttait sur quelque chose, il somnolait, laissant son esprit naviguer sur les ondes. Et hop, euréka !! Il se levait, testait son intuition, et devant un autre obstacle, repartait somnoler.
Cette manière de faire est très liée aux énergies du verseau (et planète uranus) et du poisson (et planète neptune). Poisson et neptune, le dieu de la mer, nous font naviguer entre deux eaux, tandis qu’uranus, l’éveilleur profite de cet état de disponibilité pour s’infiltrer et nous apporter la solution. Euréka !!!
La pleine lune, avec sa conjonction soleil (lumière) uranus (éveil) peut avoir cet effet euréka. L’intrusion d’un autre plan d’éveil et de conscience permettra peut-être des solutions innovantes que nous trouverions difficilement si nous restons le nez collé aux questions.Le degré de la Lune, avec sa connotation « énergie psychique » peut inviter à lire ou relire Jung. Il s’agit peut-être, grâce à cette ouverture vers l’infini et les ondes que permettent les deux derniers signes du zodiaque, de sentir la présence permanente, fluide et puissante de l’Énergie. L’univers est énergie. La vie est énergie. Si nous sommes fermés, étriqués, pré-occupés, nous en captons le minimum vital. Respirant pleinement, en ouvrant à la fois les pores de notre peau, les pores de notre mental et les pores de notre coeur, nous pouvons alors sentir et capter l’immense réservoir d’énergie qui traverse la vie et ne demande qu’à nous habiter pour que nous en devenions le corps d’expression.
Ce degré de pleine lune est joueur, il fait penser à une danse, il invite à la fois au la fois au lâcher prise et à la volonté de s’élever.
Globalement, cette lunaison associe 2 types d’énergie, qu’il est parfois difficile de conjuguer : d’un côté l’ouverture « entre 2 eaux », l’intuition, le feeling, avec son risque de flou et de confusions, et de l’autre un agir responsable, concret, maître de ses compétences, avec son risque de crispations et de rigidités. Manier donc et marier, esprit branché sur les ondes et actes concrets sur terre...
autres événements astrologiques
Astronomique cette fois-ci.
Depuis fin 2004, la sonde Cassini explore Saturne. Le 14 janvier 05, la sonde transmet les premières photos de son plus gros satellite, Titan. Saturne a ainsi 18 satellites, nommés selon la mythologie grecque, Titan son frère, Rhéa sa femme, etc... Toute la famille est présente, coincidence ou pas ? Saturne en cancer nous invite à puiser dans nos origines... terrestres, spirituelles, atomiques... Nous sommes constitués de poussières d’étoiles...
Quelques sites :
saturn.jpl.nasa.gov/operations/index.cfm
www.planetastronomy.com/dossiers-astro/syst-solaire-dossier.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Titan_(lune)
www.inrp.fr/lamap/scientifique/astronomie/savoir/saturne.htm
http://beaulieu.free.fr/symbolisme/astronomie/saturne.html
Bonne Lunaison :-))
Sandrine Delrieu