dynamiques de cette lunaison La nouvelle lune a lieu dans le signe du Poisson, signe d’eau. La pleine lune a lieu en Bélier, signe de feu (avec la lune en balance).
Passage du douzième signe du zodiaque au premier.
L’eau des poissons est celle de l’océan et des mers : altitude zéro à la surface et altitude inversée dans les profondeurs... Au plus haut des montagnes naissent des torrents, qui en s’associant deviennent ruisseaux, qui en s’associant et se mélangeant deviennent rivières, qui en se mélangeant et en fusionnant deviennent fleuves, qui se rejoignent tous, désormais indifférenciés, dans le vaste océan qui parcourt la terre.
Le passage de la nouvelle lune en poisson à la pleine lune en bélier nous fait quitter l’océan, la masse, le peuple indifférencié des gouttes d’eau, pour repartir de là-haut, reprendre notre élan personnel et recommencer à creuser, ou à affiner, notre sillon individuel. Dans l’océan, pas de frontières, l’onde est commune, tout est réceptivité, intuitions, sensations, captations d’énergies qui traversent le collectif. L’on peut y puiser de la force, drainer l’énergie collective, sentir l’inconscient collectif à l’oeuvre, mais également s’y noyer et perdre son fil conducteur dans la masse d’informations qui circulent.
L’entrée du soleil en bélier, le 21 mars 05, signe sous nos latitudes le passage de l’hiver au printemps. Ce passage dans l’énergie bélier ramène le champ de notre conscience dans une sphère très personnelle, qu’est ce que je veux, qu’est ce que je fais, est ce que je peux compter sur moi, est ce que je me fais confiance, quelle est ma dynamique, quelle est mon énergie. Quel est mon projet de vie. Mes expériences de l’année passée ont-elles construit mon histoire personnelle, est ce que j’ai vraiment choisi, est ce que j’ai laissé les autres ou les événements choisir.
Dans le passage poisson-bélier, se trame la symbolique de la naissance, bélier signe du commencement, du démarrage, de l’élan vers un nouvel inconnu. Nous y sommes à la fois vieux de toutes nos expériences, et dans l’énergie d’une nouvelle sève. J’ai été ceci et cela, mais qui pourrais-je désormais devenir ? Ici et maintenant, moi, l’énergie bélier, avoir le courage, la force et le désir de se propulser à nouveau.
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Après ces deux derniers mois, très reliés aux énergies et aux questions collectives, il peut également exister dans cette force centripète qui ramène chacun à lui-même, une sensation de coupure, temporelle, avec la prégnance des liants océaniques. Un sentiment de solitude peut émerger, celui d’être tout petit sur terre et dans l’univers, la peur de n’être rien, de se faire écraser ou anéantir par l’immensité du monde et de tous les autres, cette complexité, ces mystères, l’immensité du passé qui inonde le présent, l’immensité des futurs où tout peut arriver.
Dans l’histoire de l’évolution, ce passage poisson-bélier symbolise ce moment où la vie aquatique s’est aventurée sur la terre ferme. Le moment où un de nos ancêtres poisson est passé de l’eau à l’air, histoire que nous revivons (en accéléré) pendant la gestation, passage du liquide amniotique à l’air, bascule où nos poumons se remplissent subitement d’un autre élément dans un autre monde.
Je suis seul et je viens du tout, poussé par l’évolution, propulsé dans le monde. Réussir à passer, réussir à sortir, aller de l’avant. L’énergie bélier est celle d’un jaillissement, d’une émergence, d’un perpétuel acte d’émergence.
Bélier : le dessin de son signe figure cet élan et ce feu d’artifice. Big-bang, naissance, énergie, le commencement du monde et le recommencement du moi.
L’entrée du soleil dans cette énergie bélier peut, en ce mois de mars, poser la nécessité ou le désir (ardent désir...) de sentir que notre vie dépend de nous-mêmes, de notre énergie, et que l’on ose prendre les rennes de son histoire. Énergie de défi : alors, je vis ou je survis ?
Si, en cette période, l’on est inscrit dans un projet collectif, il est alors important de (re)définir son projet, ce qui s’y construira de vraiment personnel, en termes de désirs, de compétences, de valeurs, identités, actions, présentes et futures. Si la collaboration s’arrête, est ce que tout s’effondre (et moi avec) ou bien est ce que je tiens mon fil conducteur, ma ligne, ma destinée ?
Les vagues énergétiques passent et repassent, mettant tantôt l’accent sur le collectif, tantôt sur le personnel. Mouvement incessant, qui telle une respiration, nous permet de mener vie personnelle dans le monde et vie du monde dans le personnel.
La nouvelle lune du 10 mars 05 a lieu en poisson. Le degré sabian* parle d’une « table dressée pour le dîner » et semble justement nous proposer un bilan : bilan de l’âme au soir de sa vie, bilan de la journée avant de s’endormir, fin d’un cycle où il s’agit de partager un repas.
De tonalité assez positive, ce repas se fait avec les membres d’un « réseau », famille d’âmes ou d’aimés avec qui des liens profonds semblent tissés. Peut-être y-a-t-il un bilan collectif de chaque parcours personnel, ou bien, ces membres présents seraient nos conseillers, anges gardiens, êtres chers, qui nous aideront à nous évaluer.
En ce repas de nouvelle lune règne calme et lucidité. Cette dernière semble cependant pointer une des lois du karma : l’on récolte ce que l’on sème. Ce que l’on fait, ce que l’on dit, ce que l’on est, consciemment ou inconsciemment, tisse notre réalité. Et nous fabriquons tous les jours du karma, de la mémoire agissante.
Ce rappel semble d’autant plus pertinent avec l’énergie bélier qui se présente. Le bélier représente la graine du commencement, et celle-ci contient notre karma. Les signes suivants déploieront les potentiels de cette graine durant les 12 mois à venir.
Il peut alors être intéressant de faire une synthèse du cycle qui se termine (il avait commencé dans le premier degré du bélier en mars 04. Voir lettre N°1). Synthèse des récoltes et des contenus de l’année. Observer les points forts de l’année solaire, les articulations, les ruptures, les changements, la manière dont l’énergie a circulé, les innovations, les difficultés, le rythme, le battement de coeur.
(PS : Dans ce travail avec les lunaisons, pris comme outil de travail sur soi, il peut être intéressant de noter régulièrement sur son agenda les événements, idées, ambiances des jours... cela permet ensuite de faire rapidement des liens signifiants entre périodes.)
Tandis que le soleil est encore en poisson (jusqu’au 21 mars), ces semaines peuvent également nous inviter à faire la vaisselle... Le signe du poisson est celui du passage par l’eau, l’eau qui purifie, l’eau qui lave des erreurs, l’eau du lâcher prise, l’eau du renoncement aux tensions, de l’acceptation d’un silence, des retraites intérieures, quasi monastiques. Lors de cette nouvelle lune du 10 mars, 4 planètes sont dans ce signe, soleil et lune, vénus et uranus. La présence de Vénus, planète de l’affectif, peut apaiser un plan affectif en mettant en contact avec un tendre et fluide lieu de l’intime.
Pratiquement, ce mois de mars peut offrir l’occasion de préparer les contenus de la nouvelle graine : terminer les « choses à faire » qui traînent depuis quelque temps, régler ce qu’il est possible de régler, de simplifier, d’apaiser. Ne pas être pré-occupé, afin de rendre disponible un maximum d’énergie. Premier signe de feu, le bélier est pure énergie. Il s’agit donc d’en libérer. Si une liste de choses en retard traîne... libérer l’énergie ! Si certaines pensées obsessionnelles traînent… libérer l’énergie ! Etc.
Il y eut au mois de décembre une phase de « réduction à l’essentiel », de concentration de sève (voir lettre N°2), il s’agit désormais, concrètement, de préparer son sac avec cet essentiel, car un important voyage commence... Action !
Le degré sabian* de la nouvelle lune du 10 mars parle également de manne. La manne renvoie à l’idée de providence divine, ou simplement de cette énergie cosmique qui peut nous traverser, nous nourrir et guider à partir du moment où nous sommes fluides, justes… et dans le sens du courant...
La pleine lune a lieu le 25 mars 05 au 6° degré : soleil en bélier et lune en balance.
Lors de la pleine lune du 28 septembre 04, dont l’énergie tout feu tout flamme évoquait un « pic de soi » (voir lettre N°1), la position des deux luminaires étaient exactement inversée : au même 6° degré, soleil en balance et lune en bélier.
Soleil et lune sont les deux luminaires : par le jeu des lunaisons, ils mettent en mouvement l’ombre et la lumière, le jour et la nuit, l’émergence et le retrait. Symboliquement et énergétiquement, ils véhiculent les énergies féminines et masculines, l’énergie d’émission et de réception. Spirituellement, une très belle image peut évoquer leurs principes combinés : nous sommes les « Fils du ciel par le corps de la terre », ce dont l’acupuncture, par son travail avec les énergies Yang et Yin, est particulièrement consciente. (« Fils du soleil par le corps de la lune ». La lune a semble-t-il été fabriquée à partir du détachement de certains matériaux terrestres qui se sont mis en rotation).
Lorsque nous avons une idée, nous sommes dans l’énergie de projection solaire. Lorsque nous lui donnons une forme concrète, nous travaillons avec les matériaux énergétiques terrestres et lunaires. La lune apporte les matériaux qui permettront de former le corps des projets solaires, de ces projections de conscience.
CETTE INVERSION DE POSITION SOLEIL / LUNE ENTRE LES PLEINES LUNES du 28/9/04 et du 25/3/05 semble alors confirmer que quelque chose d’important pouvait chercher à émerger dans nos vies fin septembre 04 - la pleine lune de mars 05 pourrait alors en concrétiser l’avènement, ou du moins une étape de formation particulièrement pertinente.
Cela peut bien sûr toucher tous les domaines de vie.
Lors de la pleine lune du 28 septembre 04, le degré sabian* du soleil en balance était : « Un homme voit ses idéaux se concrétiser devant son oeil intérieur - Obligation est faite d’avoir une vision limpide de ses rêves et de ses idéaux pour les rendre véritablement efficaces. » Degré de FORMULATION INTÉRIEURE.
Lors de la pleine lune du 25 mars 05, c’est la lune qui s’inscrit dans ce degré, prenant ainsi la place du soleil. Le soleil informe et la lune donne forme.
Cela fait penser aux moulages d’enfants, à ces moules en caoutchouc rouge dans lequel nous coulions le plâtre. Ensuite nous démoulions et avions un personnage.
Le soleil serait le moule, et la lune le plâtre.
Cela évoque les processus de matérialisation, une transformation de l’énergie en matière grâce à un changement de fréquence vibratoire. Cette matérialisation se fait selon un plan directeur, une architexture vibratoire qu’une idée, un projet ou un désir avait pu formuler.
Ce 6° degré Balance insistait sur la clarté de ce que nous formulons. Et sur la vigilance nécessaire envers nos distorsions intérieures. Si nos pensées, nos désirs, nos projets... créent les moules qui vont ensuite guider la formation de notre réalité, nous sommes de véritables sculpteurs de réalité. Nous la créons sans arrêt, à la fois pour nous-mêmes et pour l’ensemble de la collectivité, et ce degré du zodiaque insiste sur cette prise de conscience : la pensée est énergie, crée des moules vibratoires dans lesquels les particules matérielles vont s’inscrire et donner corps à ce que nous avons plus ou moins clairement formulé.
« La pensée » peut être entendue comme l’ensemble de nos contenus conscients et inconscients. C’est cet ensemble qui va se projeter et attirer le plâtre... L’on peut, par exemple, vouloir consciemment monter un projet, et inconsciemment agir en sens contraire. Le plan mental peut vouloir une chose, et le plan émotionnel en produire une autre, absolument contraire. La réalité sculptée fera alors le portrait fidèle de ces conflits intérieurs.
Bien sûr, tout cela est en mouvement, ni le moule ni la plâtre ne sont définitifs ou figés. Nous oeuvrons continuellement dans l’un et dans l’autre, et dans leurs interactions. La conscience de ce libre-arbitre peut être alors motivante en ce début de printemps…
Cette lunaison de mars 05 peut ainsi nous permettre d’observer les liens entre ce que nous aurions projeté consciemment, voire idéalement (projets, désirs, intentions) et la réalité de ce qui se concrétise aujourd’hui. Par exemple, en septembre 04, nous avons prévu, formulé ou senti « monter » quelque chose. Ce mois-ci, différents vécus se déroulent, entre les lieux où nous mettons la main à la pâte et tous les imprévus. Les « bonnes surprises », les endroits où les événements semblent aller dans le sens de notre intention pourraient signifier un accord entre conscient, inconscient et courant d’énergie plus universel : cela se fait. Les lieux ou circonstances de résistance, de difficultés, d’impasses, d’assèchements, pourraient donner de nombreuses informations sur les projections inconscientes de notre monde intérieur (corps/émotion/mental…). Quelles seraient les causes cachées, les distorsions intérieures, qui sculptent une réalité qui ne me convient pas ? Pourquoi et comment, mon intention, mon désir ne prennent-ils pas formes ?
Lors de cette pleine lune du 25 mars, le soleil est à 6° du bélier, inscrivant dans ce degré de feu le point de départ du cycle annuel, son jaillissement, son pro-jet.
Projeter : XII° (porjeter), « jeter au loin, en avant », de l’adv. anc. por, puer, en avant. (Larousse étymologique).
Comme au départ d’une course d’athlétisme, un degré Bélier représente les starting-blocks contre lesquels les pieds du coureur vont prendre appui et propulser le corps.
Pieds en arrière, tête en avant : dans le corps humain, le signe du poisson est lié aux pieds, le bélier à la tête. Lorsque l’on se sert des starting-blocks, la poussée subite des pieds provoque une onde de propulsion vers l’avant, vers la tête. Ce n’est pas la tête (bélier) qui tire les pieds (poisson), mais les pieds qui pulsent l’énergie vers la tête et vers l’avant. Quelque part, le coureur est pris dans un courant d’énergie qui démarre bien loin derrière lui, se concentre en une forte impulsion au niveau de sa plante des pieds, traverse son corps et se propulse bien au-devant de lui. Son mouvement de corps suivra alors ce courant. Dans son mental, le coureur a déjà passé la ligne d’arrivée.
Créer le projet / le faire.
Soleil / Lune. (Fils du ciel par le corps de la terre)
De la nouvelle lune à la pleine lune, l’énergie collective part de l’océan-poisson pour se propulser à travers chaque corps particulier, chaque projet et formes de vie en y traçant des lignes de futurs. Le projet est dans la graine, toute la nature le sait…
Lors de la pleine lune, le degré sabian du soleil parle du désir de « mener une existence stable et concrète au plan individuel », avec un « besoin pressant et unilatéral de stabilité intérieure ».
En gardant à l’esprit la notion de coopération que la lunaison de janvier 05 nous avait proposé (course de relais « entre », et non de compétition « contre ». Lettre n°3), il est cependant important que chacun construise en conscience une route qui lui soit personnelle. Quelque part, plus l’on se soucie de participer à un projet collectif, de faire bouger les choses, la société ou autres, plus il est important de savoir quel est notre intérêt personnel à le faire, quelle vie l’on se construit, et dans quel plâtre nous sommes finalement pris……onnier ou pas.
En bélier, tous les starting-blocks sont ici personnels. Énergie, propulsion et action dans ce qui constitue
pro-jets.
Un petit manège de Mercure pourrait d’ailleurs nous permettre de profiter de deux départs et non d’un seul... L’occasion de revisiter le contenu des starting-blocks, des aspects conscients et inconscients de leurs graines, si ceux-ci présentent quelques défaillances ou si nous faisions un faux départ.
Mercure entre en Bélier le 6 mars, commence une rétrogradation le 21 mars au 15° degré, redevient direct le 13 avril au 2° degré bélier, et repasse au 15° degré le 2 mai 05.
J’ai parlé des rétrogradations dans la lettre N°2 (page 2, 3). Pour mercure, elles reviennent tous les 3 mois environ, en des signes différents, et permettent régulièrement une circulation d’informations entre le conscient et l’inconscient, le visible et l’invisible, le passé et le futur, entre les gens, entre tous types de « relations entre ». Mercure est, dans le système solaire, la planète la plus proche du Soleil, du soleil extérieur et du soleil intérieur. En tant que messager, il transporte l’information (il est d’ailleurs en relation avec notre système nerveux, qui véhicule lui aussi des flux d’informations).
Il est alors intéressant de profiter de chaque période de rétrogradation de mercure pour affiner les circulations « entre », avec tout le potentiel de « déblocage » d’énergie, de situations, de confusions, d’imprécisions qui y serait d’actualité.
Lors de la nouvelle lune du 10 mars, Mercure semble partir en repérage, en éclaireur dans cette énergie du bélier : il va « tâter le terrain », observer l’horizon, écouter les sons qui se propagent dans la terre, marquer quelques repères, rencontrer des autochtones et leur poser quelques questions. Curieux, rusé, vif d’esprit, rapide dans ses déplacements, mercure semble explorer futurs et horizons avant que le « gros de la cavalerie » n’avance. Impulsions, initiatives, rencontres sont alors particulièrement intéressants dans la mesure où il s’agit, en cette période, « d’aller de l’avant ».
Soleil (le 21) et Vénus (le 23) entrent également en bélier, et participent à cette énergie d’émergences. Une conjonction exacte aura lieu entre soleil, mercure et vénus les 29, 30 mars 05, quelques jours après la pleine lune. Dans le système solaire, cela signifie un alignement soleil (idéal, conscience) - mercure (messages, mental) - vénus (affectif, valeurs) - terre (forme, matière) en bélier. Nous allons recevoir « en bloc » leurs énergies, un peu comme si nous étions bombardés par cette énergie de feu, de désirs, de mises en mouvements, et de réveil de la libido. Le « pic de soi » peut y trouver de nouvelles ressources.
Cela peut induire rapidité, vivacité, envie de décisions, de trancher, de se lancer, de partir, de bouger, de se sentir traversé par l’énergie de l’action. Quelque chose presse, l’énergie se presse. Durant cette période, un beau sextile à mars en verseau peut également permettre de déployer cette énergie d’initiatives dans une participation au monde, associant de manière cohérente et très énergique, désir personnel et possibilité de se sentir suffisamment libre dans les inter-actions relationnelles pour s’y mouvoir et s’y projeter.
Une opposition à Jupiter en balance peut également « expanser » l’énergie et lui donner un côté un peu surexcitée. Tout le monde reçoit ces mêmes influx de feu, de désir vital d’expression et cela peut occasionner également quelques étincelles. Jupiter peut alors inviter à préserver une vision globale des situations et des relations, même si la poussée intérieure, personnelle peut sembler prépondérante et fougueuse en cette période.
Courant mars, il s’agit cependant de la première phase de cette énergie de « top départ ». Mercure est rétrograde lors de cette conjonction soleil/vénus/mercure au creuset de l’énergie. L’éclaireur revient en arrière jusqu’au 13 avril, et sa pêche aux informations se tourne vers le passé, certains contenus inconscients, certaines données, connaissances ou personnes oubliées… Comme cela se passe en bélier, l’objectif est certainement de permettre un déblocage d’énergie vitale, Entre la mi-mars et mi-avril, cela peut occasionner certains contretemps, cafouillages, précipitations / blocages / puis redémarrage. Attention aux nerfs !
Dans une relation au pro-jet et à cette « formulation intérieure », un deuxième objectif peut être de parfaire la clarté de cette vision. Les projections et les réalités qui en découleront dans les mois suivants n’en seront que plus limpides et efficaces.
Vers la mi-avril, nous reposons les pieds contre les starting-blocks et ce deuxième top départ pourrait effectivement être considéré comme le vrai démarrage du printemps. Grâce à différentes solutions, informations et énergies qui pourraient alors se présenter, à l’énergie de confiance ou de courage personnel (bélier), une montée de sève fraîche pourra alors vraiment investir nos projets de vie et leur possible réalisation.
réflexions autour de jupiter en balance…
La planète Jupiter met environ 12 ans pour faire sa révolution autour du soleil. Il est toujours intéressant d’observer ce qu’il se passait il y a 12 ans, à la fois dans nos vies personnelles et dans les événements collectifs. L’astrologie travaille avec différents cycles, et le cycle de Jupiter est important dans la mesure où nous le parcourons généralement plusieurs fois dans une même vie. Observer les vécus d’il y a 12 ans permet de repérer avec quel type d’énergie, d’événements, de dynamiques, la période actuelle peut se mettre en relation.
Jupiter était en Balance d’octobre 92 à novembre 93. Et aujourd’hui, de septembre 04 à novembre 05.
Dans la lettre N°4, j’ai parlé, à propos de jupiter en balance, de négociations, diplomatie, alliances, de justice, contrats et partenariats : concilier les opposés, chercher le lieu commun, l’équilibre.
Depuis que Jupiter est passé rétrograde (le 3 février 04), son énergie semble particulièrement manifeste dans différents mouvements diplomatiques. Par exemple, le vocabulaire de Georges Bush lors de sa tournée en Europe « nouvelle ère d’unité, nouvelle alliance, réconciliation ». La récente rencontre à Charm El Cheik de Mammoud Abbas et Ariel Sharon. et une nouvelle phase de « stratégie de dialogue »
Le 8 février 05, la poignée de main entre M. Abbas et A. Sharon a semble-t-il fait écho à une autre poignée de main, célèbre par sa mise en scène autour de Bill Clinton : la première poignée de main entre Yasser Arafat et Izzak Rabin du 13 septembre 1993, alors que Jupiter travaillait justement dans l’énergie Balance depuis un an.
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| 13/09/1993 |
8/2/2005 |
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Sans bien sûr s’avancer sur les intentions ou les pouvoirs réels des uns et des autres, il est cependant intéressant de noter qu’effectivement, il y a en ce moment une énergie de poignées de main. Et que nous pouvons, dans nos vies personnelles, mettre en oeuvre plus consciemment cette énergie. Chercher les lieux communs, travailler les partenariats, oeuvrer à une reconnaissance et satisfaction mutuelles.
Vers la mi-septembre 2005, l’influence de jupiter en ce signe sera amplifiée par une conjonction au Noeud Sud. Nous y reviendrons, car cela peut être une période où des associations se mettent concrètement en place, où l’on contractualise officiellement certains accords, dans la vie privée comme dans la vie publique.
Dans l’énergie du signe de la balance, est également cette proposition : se mettre à la place de l’autre. Tandis que nos corps physiques sont (selon certaines perceptions) séparés, notre conscience peut sortir de cette enceinte, parfois de cette forteresse, pour aller visiter d’autres pays. Sortir de soi, se placer en « l’autre », voir le monde à partir d’autres yeux, d’une autre histoire, sensibilité, points de vue et perspectives. Ce déplacement de la conscience demande écoute, imaginaire, curiosité, dialogues. Il peut également provoquer le choc, parfois terrifiant, de se voir soi-même à partir de quelqu’un d’autre.
« Ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas qu’il vous fasse » en découle de source.
… et de l’opposition mars - saturne
Mars passe en opposition à la planète Saturne du 25 février au 18 mars 05. L’opposition sera exacte autour du 8 mars.
Une opposition, comme son nom l’indique, implique un face à face avec quelque chose ou quelqu’un qui s’oppose.
Mars étant toujours en capricorne (voir lettre N°4), son désir d’affirmation, de réalisations, d’entreprises peut alors se sentir freiné, empêché, voire tétanisé par le face à face avec un mur (saturne), une énergie de limitations, de frustrations, quelque chose ou quelqu’un qui dit non.
Saturne étant toujours en cancer, cette résistance ou ce refus peut advenir de notre propre milieu, de ce qui nous fait famille (foyer, milieu professionnel, organisation, peuple ou patrie pour certains.).
Cela peut également inviter à revoir la relation entre investissements tournés vers l’espace public, extérieur (gravir la montagne) et le temps passé à l’élaboration de la vie familiale, de la maison, de l’éducation des enfants, des « cercles » proche.
Saturne nous renvoie souvent à nos responsabilités, à l’obligation de prendre en charge, aux devoirs. Il peut y avoir alors un petit rappel à l’ordre (saturne). Le travail ou les inventions consistent alors à pouvoir assumer tous ses rôles sans que cela ne représente un poids, une occasion de maturité qui n’aigrisse pas, de choix qui n’altèrent pas la vitalité.
(Les rôles : père, mère, frère ou soeur, enfant… locataire, propriétaire, voisin… salarié, entrepreneur… bénévole, citoyen… etc. Tous ces personnages que nous investissons - ou qui nous investissent -, et qui ont leurs spécificités en termes de droits et de devoirs (saturne, la loi qui impose, mais aussi la reconnaissance gratifiante)).
De manière plus dure, cette opposition mars-saturne peut représenter une énergie d’agressions. L’énergie de Saturne peut vouloir éteindre le principe vital de mars, la pulsion de vie. Mère (la femme de Sri Auribundo) et Satprem, témoignent d’une expérience qui peut faire longuement méditer, en toutes circonstances où se présente une opposition :
Satprem, « Le mental des cellules », page 109. Editions Robert Laffont.
« C’était dans les canyons déserts près de Pondichéry. Nous étions assis tranquillement lorsque, d’un creux, sont sortis trois hommes. Instantanément, nous avons su : « Ils viennent me tuer. » Nous sommes restés assis, sans bouger. Et c’est étrange, sans que nous fassions aucun effort, aucune concentration, nous nous sommes trouvés soudain comme vidés de nous-mêmes, sans réaction, sans peur, sans rien, tel un caillou, mais un caillou conscient qui regardait tout cela comme une sorte de spectacle qui ne le concernait pas, comme on peut regarder en rêve quelque chose qui arrive à quelqu’un d’autre, qui est pourtant soi-même. Et la sensation n’était pas vraiment d’un caillou, sauf par la neutralité, mais plutôt d’un corps, notre corps, comme une sorte de chose complètement transparente et nulle, un peu flottante.
Rien ne bougeait, pas un frisson, pas un battement — et nous n’y étions pour rien, il n’y avait aucune « maîtrise » de notre part, aucun effort. C’est comme quelque chose qui s’était emparé de nous dans une immobilité transparente. Les trois hommes étaient là : deux devant, un derrière. Puis une sorte de voix en nous a dit : « Debout ». Nous nous sommes levés, le dos au bord du canyon. L’un des deux comparses a enlevé notre montre, sans doute pour faire croire à un vol. L’homme, derrière, est venu se mettre devant nous. Nous avons vu le bras du tueur se lever pour nous pousser dans le canyon. Nous avons suivi le mouvement de ce bras, nos yeux ont rencontré les yeux dorés du tueur. Il a baissé le bras, il est resté un instant un peu flottant comme s’il ne savait pas quoi faire ni très bien ce qu’il faisait là. On aurait dit vraiment qu’il regardait à son tour toute cette scène comme si elle n’avait pas de sens ou comme s’il avait oublié ce qu’il était venu faire là. Il a tourné le dos, les deux autres ont tourné le dos, et ils sont partis. Puis, subitement, ils se sont mis à courir comme s’ils étaient pris de panique. Puis notre coeur s’est tout d’un coup souvenu qu’il aurait dû avoir peur, qu’on avait voulu le tuer... et il s’est mis à battre comme un idiot.
La seule chose que nous sachions, c’est que s’il y avait eu le moindre effort, le moindre raidissement, la moindre réaction pour rejeter ces hommes, même un rejet intérieur, un simple « non » dedans, instantanément nous aurions été tué : le mur dressé par nous aurait rencontré la vibration de l’autre, et le rebondissement de la vibration aurait déclenché toute la mécanique. Là, il n’y avait rien, pas un souffle, nous étions comme un courant d’air : la vibration de l’autre passait au travers, il n’y avait pas de rebondissement. On ne peut pas tuer un courant d’air, n’est ce pas ? Il faut qu’il y ait un contact, une prise pour pouvoir tuer — il ne se prenait à rien, il n’y avait rien. Alors, s’il n’y avait rien, il n’y avait rien !
C’est-à-dire que, pendant cinq ou sept minutes, par une grâce, notre mental physique n’avait pas fonctionné.
Et c’est ainsi que tous les « miracles » se passent. Seulement le vrai miracle, c’est l’état naturel.
C’est la terre de la prochaine espèce.
Un secret transparent. »
Bonne lunaison :-))
Sandrine Delrieu