dynamiques de cette lunaison
La nouvelle lune a lieu en Bélier, premier signe de feu. Lors de la pleine lune, le soleil est en taureau, signe de terre, avec la lune en face, en scorpion, signe d’eau. Passage du feu à la terre, de l’impulsion à sa mise en forme.
La lettre n°05 a commencé à explorer l’énergie bélier avec ses dimensions de « top départ » et de pro-jet. Lors de la dernière pleine lune du 25 mars, l’énergie bélier a été activée en relation avec une lune en balance, donc en relation avec le signe de « l’autre ». S’affirmer a pu se faire en réaction à quelque chose qui ne se passe pas comme nous le voudrions dans la relation (celle-ci peut être professionnelle, affective, amicale, familiale...). Affirmation par défaut : puisque c’est comme ça, alors je... Puisque nous ne ... pas, alors moi je... Négation suivie d’une affirmation.
Lors d’une pleine lune, il y a opposition soleil / lune, et remontée dans l’espace de la conscience de quelque chose qui habitait l’inconscient. L’axe bélier / balance parle des questions de territoire, physique et psychique, d’espace vital, d’un enjeu dans l’affirmation de sa propre existence. Le fait que quelque chose dans le relationnel ait pu montrer quelques dysfonctionnements n’est pas très étonnant. Il a pu exister des nécessités de différenciation.
Depuis le 21 mars 05 et jusqu’au 2 mai, la planète mars est en verseau, signe d’affranchissement et de recherche d’originalités. Bien que mars en verseau ait l’ambition d’agir dans le collectif, dans une solidarité, dans la conscience des interactivités entre chaque individu sur terre, bien que cette position puisse être habitée d’une vision humaniste, elle induit cependant que la réalisation de cet idéal passe dans un premier temps par l’affranchissement et l’affirmation de chaque individu.
Durant toute cette lunaison d’avril, mars va être en contact avec la planète neptune, toujours en verseau. Neptune agit comme un principe de dissolution, de dispersion aquatique. Vécu de manière inconsciente, ce contact mars / neptune peut provoquer une sorte de confusion, de perte de repères, un effet noyade. Vécu de manière plus consciente, il est possible que cela invite à un changement d’échelle lié à une réorganisation future des configurations relationnelles. Certains liens se défont, une vacance se créée, une disponibilité nouvelle s’ouvre, et une sorte « d’appel d’air » pourra attirer d’autres liens.
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Avec mars / neptune, peut également oeuvrer une énergie de renoncement, apprendre à renoncer à un espoir, une croyance, un désir.
Dans la lunaison précédente se posait la question de libérer de l’énergie. Le renoncement conscient à une forme de relation, ou d’idéal de la relation, peut alors y participer. Il peut s’agir d’apprendre à se retirer (à un projet, une personne, une idée).
Renoncer à un collaboration, renoncer à un attachement, renoncer à changer quelqu’un, renoncer à une attente... Renoncer à certaines formes afin de libérer de l’énergie, dans le fond.
Mars et neptune invient à oeuvrer en souplesse, à observer ce qu’il se passe. La justesse d’un positionnement y passe par les lieux de moindre résistance, de fluidité. L’intuition est meilleur guide que la volonté à tout prix de s’imposer au monde extérieur ou à quelqu’un. Si la volonté consciente n’est pas en accord avec la volonté inconsciente, voire la volonté de l’âme, il ne se passera rien et tout effort crispé risque d’être un coup d’épée dans l’eau. Par contre, si les différentes volontés (de l’ego, de l’âme, du cosmos ?) sont synchrones, cela peut avoir un effet magique, comme lorsque tout vient sur un plateau. Neptune et la providence... Ce qui doit se faire se fait, avec neptune, dans l’expérience du lâcher prise, de s’abandonner. Et d’accepter la réalité.
La phrase « tout ce qui force n’est pas divin », peut être d’actualité durant cette lunaison. D’où les renoncements à des formes qui résistent ou seraient devenus obsolètes, contextes ou choix qui n’oeuvrent plus dans le « sens du courant ». Affiner alors le fond de son désir, pour réinvestir, en mai et juin 05, l’énergie disponible dans de nouvelles formes et projets.
Cette conjonction mars / neptune tend également à dépersonnaliser l’individu au bénéfice de la « masse », du peuple indéterminé. L’inconscient collectif parle d’une même voix à travers de multiples individualités. Les idées communes, les lieux et causes communes peuvent être mis en avant. Ce « peuple indifférencié » parlant d’une même voix s’exprime par exemple lors de grandes manifestations, de grèves, de rassemblements (tout le mois d’avril). Avec mars (l’individu) et neptune (le tout), les limites de chacun deviennent poreuses. Cela peut permettre de renouveler une sensibilité aux collectifs ou aux groupes dans lesquels chacun circule (par exemple, les millions de personnes à Rome pour la mort du pape Jean Paul II). Des intuitions pertinentes peuvent également émerger de cette plongée dans les courants sous-jacents de la psyché humaine. Il est cependant nécessaire de garder une petite vigilance envers le côté « perte de conscience » personnelle, de l’envahissement, épuisement et déceptions qui peuvent en résulter.
La planète neptune est également en lien avec les tendances au sacrifice personnel pour un idéal, mais parfois nébuleux. Tout en plongeant dans les ressentis et le courant, il est peut-être conseillé de garder autant que faire se peut un mental alerte et vif (voir le travail de la rétrogradation de mercure dans la lettre n°5, p 4), et de ne pas se laisser « embarquer » par l’effet groupe si tel n’est pas vraiment notre désir.
Lors de la nouvelle lune du 8 avril, soleil, lune, vénus et noeud nord sont conjoints en bélier. Energies de feu qui semblent se rassembler encore dans ce signe d’élan, de quête et de conquêtes. Quête de soi et conquête du monde. Avec vénus, la dimension du désir (amoureux ?) déploie ses plumes colorées.
Le degré Sabian de la lunaison parle de la transfiguration de la vie en amour. Trans - figura : par delà la forme, la figure. Transfigurer : « Transformer en revêtant d’un aspect éclatant et glorieux - Transformer en donnant une beauté et un éclat inhabituels » (Petit Robert).
Outre les plumes colorées et leur éclat, revient souvent une autre question : c’est quoi cet amour inconditionnel, dont parle les textes spirituels. À un niveau pragmatique, comment ça marche et quel seraient ses effets ? Loin d’être un commandement moralisant, il faut que - tu dois - aimer, loin d’être une vague mièvrerie, il s’agit, peut-être, d’un principe vital, d’une question de vitalité.
Certains sentiments provoquent une ouverture, d’autre une fermeture. Par exemple, la confiance ouvre, la méfiance ferme. Il suffit de fermer les yeux et de prononcer successivement ces deux mots pour vérifier qu’ils provoquent une qualité et circulation énergétique bien différentes dans le corps. Nous pouvons ainsi tester plusieurs mots et observer ce qu’ils provoquent dans le corps. La matière est de l’énergie, et les mots sont des ordres.
L’amour inconditionnel, dans cette perspective, est semble-t-il le sentiment qui provoque une ouverture énergétique maximale. En méditation, lorsque tous les liens habituels avec le monde extérieur, sont « débranchés », la sensation d’être passe souvent par les ressentis de la vibration énergétique du corps (chaleur, picotement, frémissement...). Par exemple, une vibration peut être ressentie dans une partie du corps, puis une autre, puis différents lieux du corps se mettent en lien et vibrent ensemble, puis le corps en entier, puis le corps et l’espace autour de lui, la pièce, la rue, la ville, la terre... vibrent à l’unisson. La sensation qu’il n’y a pas de limites physiques s’amplifie ainsi en élargissant ce champ de réalités perçues. Ce processus d’expansion et d’élargissement, d’inclusion dans les perceptions vibratoires de ce que l’on croit habituellement nous être extérieur et « autre », est sans doute mis en oeuvre par ce sentiment de l’amour inconditionnel. Il ne s’agit pas d’aimer ou de vouloir quelque chose ou quelqu’un en particulier, il ne s’agit de rien en fait. Si ce n’est d’ouvrir en grand les portes de l’espace vibratoire.
Ce processus d’ouverture vibratoire au « tout » peut être également favorisé par la conjonction mars / neptune de ce mois d’avril. À travers ces deux planètes, ce sont le premier et le dernier signe du zodiaque qui sont impliqués, bélier et poisson (voir lettre n°4, p 3, les cercles concentriques du bélier au poisson).
Si l’on veut tracer des cercles avec un compas, de même centre et de diamètre de plus en plus large, la pointe du compas ne doit pas déraper. Le centre doit être solide et permanent. Le centre intérieur.
Parallèlement aux différents influx qui circulent dans « l’air du temps » d’avril, la nouvelle lune en bélier réinscrit la pointe du compas, le moteur personnel au centre du questionnement : qu’est ce que je veux vraiment ? Aussi bizarre que cela puisse paraître à certains, cette question met parfois face à un abîme. Je ne sais pas.
Le « je » ne sait pas.
Qui tient le gouvernail de ma vie ? Les projections des parents ? Le drame de la grand-mère ? L’espoir déçu de l’arrière-grand père ? Le conflit de territoire avec mon frère ? L’ombre de ma jumelle ? Un rescapé de naufrage (mars /neptune) ? Qui agit en moi ? Et si le « je » ne s’était jamais manifesté ? S’il était emmuré ? Muet ? Éteint ? Interdit ?
Cette présence soleil / lune / vénus / noeud nord en bélier peut également poser la question : Est-ce que j’ai désiré ce que je vis ? Est-ce que j’ai voulu consciemment mes amis, mes enfants, est-ce que j’ai été désiré ? Pourquoi ? Est-ce que j’ai choisi les meubles de la maison ? Qu’est ce que je veux aujourd’hui ?
Le 8 avril 05 au soir, lors de la nouvelle lune, a lieu une éclipse de soleil. La lumière solaire, symbolisant la conscience, son éclairage et volonté, est occultée au profit de la lune et de ses contenus inconscients. Le 24, lors de la pleine lune, aura lieu une éclipse de lune.
Dane Rudhyar : « Il semblerait logique d’affirmer que lorsque le soleil est totalement éclipsé, la lune absorbe, en quelque sorte le pouvoir solaire. La terre ne reçoit alors que le pouvoir lunaire, cet état est susceptible d’influencer tout ce qui se développe pendant au moins la quinzaine séparant la nouvelle de la pleine lune - voire comme on le prétend souvent, pendant une période beaucoup plus longue. Le symbole lune est alors, pour ainsi dire glorifié au dépens de ce que représente le soleil ; la lune se réfère toujours au passé. (...) En revanche, au moment d’une éclipse lunaire totale, la perspective traditionnelle née des expériences passées d’ajustement à la vie et à la société est délaissée au profit d’un désir ardent d’affronter les expériences d’une manière nouvelle, originale. (L’astrologie de la transformation. Edition du Rocher. p 113).
Ces deux éclipses, l’une à la nouvelle lune plongeant dans le passé, l’autre à la pleine lune tournée vers le futur semble ainsi étirer, durant cette lunaison, l’axe du temps linéaire : « d’où on vient » et « où on va ».
Les jours autour de la nouvelle lune du 8 avril peuvent alors faire surgir des émotions parfois difficiles, dans les thématiques bélier : désir, volonté, droit d’exister, capacité à « mordre dans la vie » et à prendre des initiatives, énergie de combat, de lutte active, de pionnier. Il semble que depuis début avril, alors que mars s’approche de neptune, l’effet effondrement, anéantissement, brouillage de la conscience commence déjà à préparer les conditions de cette éclipse de soleil du 8.
Les résultats d’une éclipse dépendront « de la force de la nature intérieure et de la capacité à maintenir l’intégrité personnelle tout en restant ouvert aux changements nécessaires dans l’expression de la personnalité. » (A. Ruperti. Les cycles du devenir). Autour de cette éclipse lunaire, la personnalité - envahie par l’énergie lunaire - peut se retrouver submergée par une vague d’angoisse existentielle. Si tel est le cas, l’inconscient a peut-être quelque chose d’urgent à dire. Un très vieil abcès peut arriver à maturité.
À propos des éclipses de soleil, l’une d’elles fut particulièrement puissante : celle du 11 août 1999 au 19° du lion. Eclipse totale du soleil fortement médiatisée en France, avec lunettes spéciales. Il peut être intéressant d’aller jeter un coup d’oeil sur les événements de ce mois d’août 99. Il est possible que cela éclaire sur certains contenus de notre psyché, et des mémoires qui fondent notre historicité.
Depuis le mois de mars, Saturne est redevenu direct en cancer. Les lettres précédentes sont revenus plusieurs fois interroger les différentes facettes actualisées par cette position planétaire. Travail sur la famille, l’enfance, la vie foetale, les possibles douleurs de sevrage et de manque, les difficultés émotionnelles, les origines d’une insécurité, nos énergies maternelles ou nos responsabilités éducatives...
Il est intéressant de visualiser un instant le système solaire. Au centre : le soleil (la pointe du compas...). Et dans l’ordre : mercure, vénus, terre/lune, mars, jupiter, saturne, uranus, neptune, et au fin-fond du système solaire, pluton.
Dans le schéma, nous voyons que la lune, tournant autour de la terre, s’interpose entre celle-ci et l’ensemble des autres planètes. La lune semble filtrer, durant ses révolutions mensuelles autour de la terre, l’ensemble des autres énergies.
Satellite : de Satelite, v. 1265; lat. satelles, satellitis « garde du corps ». La lettre n°5 parlait du pouvoir formateur de la lune, de sa capacité à attirer la matière, à lui donner forme, une incarnation dans le visible.
Il est intéressant de savoir que la lune est symboliquement reliée à la mère et aux lignées de femme, aux différents vécus liés à la maternité.
D’une part, la mère est bien le garde du corps qui est en train de se former en elle. Lors de la grossesse, l’ensemble de tout ce qu’il se passe dans l’univers, du plus lointain (cosmique) au plus proche (autres personnes présentes, événements) traverse le corps biologique et émotionnel de la mère avant d’imprégner le foetus. L’on peut comprendre alors à quel point tous les vécus de la mère durant la grossesse, toutes ses émotions, ses pensées, ont fabriqué, cellules après cellules, notre matière.
Boris Cyrulnik, dans un de ses livres, raconte l’exemple de mères enceintes pendant les bombardements de la dernière guerre. Certaines étaient complètement paniquées, en proie à une immense terreur. D’autres, au fond des caves, créaient une bulle autour d’elles, et chantaient des chansons douces au bébé qui grandissaient dans leur ventre. Les personnes nées des premières eurent des séquelles psychologiques et une fragilité que n’eurent pas ceux nés des deuxièmes mères. Ces derniers avaient une capacité de garder naturellement leur calme et de se régénérer, même dans des situations fortement déstabilisantes.
Cette histoire fait prendre conscience à quel point, notre corps - physique et émotionnel - s’est élaboré, fond et forme, au sein des vécus maternels. Qu’on le veuille ou non, cette prégnance est trop fondatrice, trop formatrice, pour être évacué d’une pirouette. Ces vécus feront ensuite partie de notre « inné ».
Ce sont moins les événements eux-mêmes, que la manière dont la mère les a ressentis qui sont prépondérants, et parfois tout-puissants. Exemple : le père aime le bébé qui va naître, mais la mère déteste le père. L’amour du père risque alors d’être déformé par le filtre de la mère. La personne qui va naître risque par exemple, dans sa future vie affective, d’être aimé(e) par des personnes qu’elle déteste. L’inconscient associe x + y +... et constitue ainsi de grands scénarios de vie. Tout un travail conscient est alors de dissocier certains éléments pour pouvoir choisir ce que l’on veut vraiment vivre.
Tout le passage de saturne en cancer (juin 03 à juillet 05 - bientôt la fin ! et son passage dans un autre type d’énergie), peut avoir réveillé ainsi les premières mémoires foetales, ces fondements de notre histoire terrestre et de l’origine de ce qui sera ensuite notre personnalité (in)consciente.
L’éclipse du soleil, autour de cette nouvelle lune du 8 avril, peut alors faire surgir une zone encore un peu plus profonde liée à toute cette ambiance de saturne en cancer. S’exprime peut-être, lorsque Saturne termine son travail de 2 ans et demi dans un signe, le plan des Causes.
Soleil occulté et lune prédominante.
Qui est « je » quand le satellite tourne encore aujourd’hui ? Quels sont ces filtres du passé qui s’interposent encore ? Comment avoir accès à une réalité non filtrée, non pré-conditionnée par la mémoire lunaire / maternelle ? La lune est un miroir, elle nous renvoie la lumière du soleil. Lumière indirecte et déformée. Les scénarios passés y trame le présent. L’on y est agit alors qu’on croit agir.
Un oeil très vigilant est nécessaire pour extraire le présent de ces projections, et reprendre en main sa propre création. Il peut être intéressant, en cette période, de vraiment observer ce qui se fait, notamment au sein des familles ou de ce qui « fait famille ». Observer les actes (les siens également), ne pas se perdre dans les discours, les alibis ou les excuses. Rester raz les pâquerettes. Les actes, oeuvrés dans et par le corps, témoignent fortement de contenus inconscients.
Autour de cette lunaison, il semble que puisse être en jeu une profonde libération, même douloureuse, une épreuve de passage. Les vérités mises à nue sont la réalité. Et pour créer sa vie, partir d’un désir et pouvoir le réaliser, il faut vivre dans la réalité. C’est parfois une chute, les choses ou les relations ne sont pas telles que l’on croyait. Cela donne également la possibilité de se redresser : après chaque chute, nos propres pieds sont un peu plus fermes à terre.
Lors de la Pleine Lune du 24 avril 05 aura lieu l’éclipse de lune. Effet contraire : soleil prédominant et lune occultée. Il y a retournement de situation entre les deux luminaires.
Mercure étant redevenu direct (lettre n°05 p 4), un élan mobilisant nos ressources mentales et verbales peut être activé. Cela peut passer par « bon maintenant ça suffit », par le courage, une lutte pour « maintenir son intégrité » et affirmer la volonté de construire sa personnalité et sa destinée (énergies bélier).
Si la nouvelle lune nous invitait à « échapper à la fatalité du déclin saisonnier », la pleine lune nous invite à « ouvrir les portes d’un renouveau » et à « rejeter le passé ». À affirmer une puissance et force de vie.
Après chaque mise à nue de vérités de sa vie jusque là inconscientes, s’ouvre un champ de libre-arbitre qu’il s’agit durant cette lunaison d’investir très rapidement. Intégrer au plus vite les surgissements provoqués par l’éclipse de nouvelle lune, et prendre des décisions. Marc Aurèle : « Donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux pas changer, le courage de changer celles que je peux changer, et la sagesse d’en voir la différence. »
Lors de la pleine lune, la lune (l’inconscient) est occultée : le soleil prend son essor. Passage de l’ombre à la lumière, d’où l’invitation à ne pas laisser le mental ressasser le passé, les difficultés et tourner en rond dans l’ombre. Le passé est fait : c’est fait. Si deux pièces, l’une noire, l’autre éclairée, sont séparées d’une porte, et que la porte s’ouvre, c’est toujours la lumière de la pièce éclairée qui entre dans la pièce obscure - et non le contraire.
Lors de la pleine lune, le soleil sera en taureau, signe de terre qui génère des énergies de stabilisation. Il s’agit de brancher sa prise de terre. Lieu de construction des valeurs personnelles à partir de son expérience (et non des valeurs héritées, ou collectives, dont peut parler le scorpion). Lieu de gestion réaliste des compétences et des dons que l’on peut avoir.
Chaque arbre a sa sève, il s’agit de (re)connaître la sienne. Et d’en faire quelque chose.
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Le dessin du signe du taureau présente un rond (symbole de la terre) avec 2 antennes. Dès qu’il y a antennes, une information est captée. Ici, elle est dirigée vers le cercle. La graine est plantée dans la terre ferme. Elle y agira. D’où l’importance, lors de cette lunaison, de générer une puissance d’affirmation personnelle tournée vers le futur. Même si certains éléments manquent à la formulation d’un projet extérieur, il s’agit d’en activer l’essence affirmative à l’intérieur de soi, d’en réveiller au moins l’énergie, et le potentiel.
Je suis. Je veux. Je fais.
Taureau : je fabrique de mes mains, je pétris la matière de ma vie, j’active les énergies d’endurance, de persévérance, voire d’obstination. J’oeuvre dans la matière, je pars de là.
En taureau, cela prend corps, cela passe par notre corps, les sensations et les 5 sens développés à travers le corps physique. Je touche, je prend contact, je sens mon corps. Et je m’en occupe.
Vénus sera dans le signe du taureau. La chair, le corps, le plaisir, la satisfaction, être vivant dans son corps. C’est à partir de là, à partir de cette descente dans notre corps (après la chute dans la réalité), que l’énergie peut se redéployer. Dans la maladie il s’agit de prendre soin de son corps. Dans la douleur de n’être pas aimé, il s’agit de s’aimer trois fois plus. Il s’agit de se « reprendre », à partir de son corps et de sa vitalité animale, de sa nature. Il s’agit d’ancrer la pointe du compas, le centre moteur de sa vie, dans son propre coeur.
L’axe taureau / scorpion est lié aux énergies chamaniques et aux peuples de la terre, indiens d’amériques, amérindiens, arborigènes... Ils nous regardent souvent, nous occidentaux, comme des gens « hors sol », exilé dans le mental et coupé de racine naturelle - et de connaissances qui vont avec.
Si la pleine lune, avec son énergie taureau / scorpion, possession / dépossession, gain (taureau) / perte (scorpion), mort / renaissance... continue d’oeuvrer à la « liquidation » de formes du passé, de certains de nos repères, constructions, ou attachements, il s’agit de bien tenir le cap d’une volonté et vision de futurs possibles. Rester en lien permanent avec un potentiel de régénération quasi-instinctif. Descendre et remonter.
Deux projets synchrones : un se déroule dans le monde intérieur, un se déroule dans le monde extérieur : qui je veux être / quelles formes cela va avoir.
Questions personnelles, qui lors de cette lunaison, tissent un lien très intuitif avec l’inconscient collectif, les mouvements subtiles, toutes sortes de perceptions vibratoires, et sans doute de nombreuses informations issues d’une intimté très profonde.
Bonne lunaison :-))
Sandrine Delrieu