lettre de lunaison n° 08
par Sandrine Delrieu
nouvelle lune : 06 juin 05, en gémeaux, 16°16, 21:56 TU
pleine lune : 22 juin 05, en cancer / capricorne 00°51, 04:15 TU |
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dynamiques de cette lunaison
La nouvelle lune a lieu en gémeaux, signe d’air. Lors de la pleine lune, le soleil sera en cancer, premier signe d’eau, et la lune en capricorne, signe de terre.
nommer
La dernière lettre de lunaison parlait de l’univers aérien du gémeaux, ce déploiement spatial des mots et des choses, des premières tentatives de liens entre, de circulations entre concret et abstrait : occasions permises par la mobilité du corps et de l’esprit, dans un espace exploré avec curiosité. Mouvement d’ouvertures, de rencontres, de multiplications et de dispersion...
La période de castration orale, si elle a eut lieu dans de bonnes conditions pour le jeune enfant, a donné accès au langage et ouvert la porte aux relations. Cette aventure gémeaux se réalise alors que le cortex est en plein déploiement. Palette de relations humaines, choses et mots, langage et biologie oeuvrent en même temps.
Une opération de dédoublement s’opère alors : le monde des choses, le monde des mots.
Genèse 2,19
Yhwh Dieu fabrique avec de la terre
toutes les bêtes sauvages
tous les oiseaux du ciel
Il les fait défiler devant l’adam
pour entendre le nom qu’il leur donne
Chaque être vivant reçoit son nom de l’adam
(La Bible. Nouvelle traduction. Bayard).
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Pourquoi, dans cet ancien texte, l’acte de nommer les bêtes sauvages et les oiseaux du ciel apparaît-il dès les premières pages ?
Dans les premiers mois de notre vie, nous sommes un petit animal. Et nous ressemblons, de forme, à un être humain.
Il est intéressant de se pencher sur le vécu si particulier des enfants sauvages. (Lucien Malson, « Les enfants sauvages »). Un bébé d’homme vivant seul dans la forêt, en compagnie des règnes animal et végétal, ne développe que son héritage animal, instinctif, sensitif, mû par des programmes de survie enregistrés dans sa mémoire généalogique et génétique. Si l’enfant est très jeune, il est pris sous la protection d’un animal, loup, léopard, ours et développera les mêmes comportements que ses protecteurs. Leurs sens sont aiguisés à l’extrême, ouïe, olfaction, vision.
Selon Lucien Malson, les deux caractéristiques communes de tous ces enfants, sont l’absence de station debout et le mutisme. Autre ressemblance : ils ne savent ni rire, ni sourire.
Trouvés, puis réintégrés dans un univers social humain, l’on observe qu’ils ne réagissent pas lorsqu’ils se voient dans un miroir. Ils ne se reconnaissent pas. En aucun cas, il ne s’agit chez ces enfants d’arriération mentale de naissance. Quand ils sont réintégrés dans une société d’hommes, certains apprennent la station debout et des bases de langage. (Voir le film de François Truffaut, L’enfant sauvage). N’importe qui d’entre nous, dans les mêmes conditions, vivrait la même chose : développement du programme animal, non-éveil du processus humain.
Devenir un être humain, dans ce qui fait ses spécificités langage - cortex - conscience d’exister, ne fait pas partie des instincts de survie.
Lucien Malson : « Ce que l’analyse même des similitudes retient de commun chez les hommes, c’est une structure de possibilités, voire de probabilités qui ne peut passer à l’être sans contexte social, quel qu’il soit. Avant la rencontre d’autrui, et du groupe, l’homme n’est rien que des virtualités aussi légères qu’une transparente vapeur. Toute condensation suppose un milieu, c’est à dire le monde des autres. » (p9)
Langage (dédoublement choses / mots), miroir (dédoublement moi / image), séparation et relation (moi / l’autre), verticalisation et émergence d’une conscience de soi : gémeaux.
L’animal, comme l’enfant sauvage sont : mais il n’y a aucun miroir, aucun dédoublement, aucune séparation pour en prendre conscience. Aucune fissure...
La nouvelle lune du 6 juin 05, se passe au 17° Gémeaux. Elle parle d’une « transformation des émotions en réflexions, des instincts en pensées ; bref, une MÉTAMORPHOSE MENTALE »
Nommer les animaux sauvages et les oiseaux du ciel, revient-il à nommer nos millions d’années de passés instinctuels, comportementaux et émotionnels ? À nommer les animaux intérieurs... et les ancêtres. Et les faire émerger dans la conscience.
Dans la Genèse, après cet acte de nommer, apparaît l’Autre, Ève, la relation, le libre-arbitre, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal.
L’on sait que chaque embryogenèse récapitule, en accéléré, les phases de développement de la phylogenèse (histoire de l’évolution des espèces). Ainsi, dans le liquide amniotique, chacun de nous a revécu dans la formation de son corps cet arbre généalogique, de la première cellule... jusqu’à sa naissance. Des millions d’années récapitulées en 9 mois !!! Il n’est même pas besoin de parler de vies antérieures pour entendre que nous sommes bien habités par une multitude de vécus antérieurs. Et que notre corps en est une récapitulation - réactualisation.
L’on a souvent coutume de représenter la relation conscience / inconscient par l’image de l’iceberg. Du 100% inconscient (contenant notamment ces millions d’années qui nous agissent), émerge par l’acte de nommer, le devenir conscient, le devenir humain. Les contenus passent de l’univers de la lune (inconscient / ombre) à l’univers du soleil (conscient / lumière). C’est dans cette perspective que le cycle des lunaisons, nouvelle lune / pleine lune, peut être travaillé : faire émerger dans le champ de la conscience ce qui nous habite inconsciemment.
le rassemblement des particules
Nommer... main, bleu, chat, lumière, chocolat, tati, ouaf, bibon, dodo, chossure... « un monde qui désormais se parcelle et se fragmente indéfiniment ». L’apprentissage n’est pas neutre. Comme la madeleine de Proust, chaque mot se teinte d’un ensemble d’émotions et de perceptions associées, qui feront de l’expérience du langage une expérience à chaque fois particulière et subjective, une expérience personnelle.
Les mots, alors qu’ils ont vocation d’être un lieu commun permettant une large communication inter-humaine, se « colorent » des vécus de l’apprentissage, au sein de la famille, puis de la petite école. Ils re-créent, avec cette opération de dédoublement, un « autre monde », éminemment personnel et subjectif, dans lequel le signe du cancer puise sa richesse, ou crée son isolement.
Il n’est pas rare de discuter avec une personne et de s’apercevoir que, bien qu’employant les mêmes mots, il existe une totale incompréhension : nous ne parlons pas de la même chose. Il est alors parfois nécessaire d’ouvrir le dictionnaire pour chercher l’étymologie du mot et tenter de repartir d’un point commun.
Cette opération de recherche de racines communes pourrait correspondre au passage du signe du gémeaux à celui du cancer que met en oeuvre cette lunaison de juin. Après le déploiement atomisé dans l’espace aérien des couples mot-chose, il s’agit de les amarrer à ce qui fait une histoire commune, personnellement collective, et collectivement personnelle.
À défaut, chacun vivrait « dans son monde », dans sa bulle (cancer), pensant souvent, s’il n’y pas de « frottement de conscience » avec l’expérience mot-chose d’autres personnes, que sa bulle est La bulle, que son monde est Le monde, et que sa vérité personnelle est La vérité pour tous.
Abdelmalek Sayad, sociologue :
« Comprendre, non pas ce qui est dit,
mais ce qui fait dire à chacun ce qu’il dit,
et à travers ce qu’il dit et comment il le dit,
ce qui lui fait penser ce qu’il pense ».
L’objectif de ce processus de reconnaissance de la subjectivité et de l’historicité de son propre rapport au monde, qui conditionne nos réactions émotionnelles et intellectuelles, nos croyances et nos actes d’adultes, n’est pas d’arriver à une soi-disant « objectivité absolue ». Ce serait, encore une fois, une subjectivité imposée par une autorité qui pratiquerait la violence de se croire bulle de l’absolu.
Nous entrons là, dans l’oeuvre complexe de l’humanité humaine, qui devra croiser dans son cheminement le personnel et le collectif, le privé (cancer) et le public (capricorne), à travers un ensemble de codes collectifs, de lois, d’un univers de droits et de devoirs, de limites, de soins, de reconnaissances, de valeurs...
Tout cela étant en processus permanent, et lié au niveau de conscience, individuel et collectif, émergeant de l’iceberg... Une crise de société, telle celle que nous vivons actuellement, est peut-être le symptôme d’un changement de niveau de conscience collective, issus de chaque prise de conscience individuelles.
Le rassemblement des particules mot-chose, moi-l’autre... et l’apprentissage d’amarres communes fait passer l’enfant, qui entre en société, dans le temps de son Nom de famille et dans les amarres de son appartenance (cancer).
Certains astrologues associent le signe du Cancer (et la maison IV) au Nom de famille, ce qui, en suivant de la sorte le passage d’un signe à un autre, ici de l’expérience Gémeaux à celle du Cancer, me semble assez juste.
Tandis que, au sein de la famille, sa personnalisation passe par le prénom, son entrée dans l’école socialisante lui demandera Prénom Nom. Parfois entendu pour la première fois !, il devra répondre à ce Nom... qui émerge ainsi de l’inconscient et bondit dans la conscience.
Il peut y avoir à ce moment là, un trouble : ce nom ajouté à notre prénom, s’il nous personnalise dans la société, peut aussi nous dépersonnaliser, puisque nous avons, dans la famille, le même Nom. (Je parle là de grands principes : auparavant, beaucoup d’enfants portaient déjà en prénom celui d’un des 2 parents, et des grands parents en 2ème, 3ème prénoms. Puis ceux des parents en 2ème, 3ème. Puis couramment, des personnes n’ont eu qu’un seul prénom, etc. Pareil pour les noms de famille, porter le nom des deux parents, etc - voir la signification de tout cela en psycho-généalogie).
Il y a peut-être ici aussi un phénomène de perte / gain (voir lettre n°7 p4) particulièrement fragilisant parce qu’il touche l’identité et la place.
« Je suis qui, je suis où ? ».
Nom(s), prénom(s), adresse(s), nombre de frères et soeurs, profession des parents : qu’est ce que cela veut-dire pour un enfant si on ne lui explique pas ? Une réponse automatique, dévitalisée, qui n’aura pas été reliée, humainement, au pourquoi je porte ce nom, pourquoi nous habitons là, pourquoi j’ai des frères et des soeurs, pourquoi je n’en ai pas, qu’est ce qu’un travail, pourquoi ce travail, etc.
Là, la qualité (et la vérité) des réponses que les adultes font à toutes les questions de l’enfant vont lui permettre, ou pas, ou de travers, de rassembler les morceaux épars de ce qui fait son histoire, de s’y relier, de commencer à l’apprécier dans ses qualités et ses difficultés, et de se re-construire en relations, avec du sens. Période où s’alimente le sens de notre propre existence sur terre, et le désir de croissance (cancer) en tant que futurs adultes (capricorne).
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Arbres généalogiques et arbres étymologiques font partie des histoires que l’on devrait raconter aux enfants à cette époque des pourquois, en écho à cette double inscription, de la biologie et du langage, du corps et de l’esprit, de la lune et du soleil qui vont accompagner nos étapes de vie.
Sans liens conscients avec des lieux communs à tous, l’énergie cancer, avec sa tendance « bulle » peut déformer le rapport au réel, au point de devenir complètement incompréhensible, d’humeur changeante, « lunatique », constamment voilée par un monde émotionnel instable. Les histoires que l’on se raconte peuvent prendre la place d’une réalité qui n’est plus partagée avec les autres dans la même étymologie signifiante. Les intuitions se déforment, les perceptions deviennent envahissantes. Le danger y est un isolement et un enfermement progressifs, avec cette sensation que « personne ne me comprend ».
L’école « publique », pourrait être l’endroit où l’on raconte ces lieux / liens communs, non pas avec de la morale ou des punitions (particules souvent non reliées), mais, en amont, avec de la connaissance : genèses, arbre généalogique de la vie, des humains et des langues. Il est dommage d’attendre les études supérieures spécialisées, où bien peu auront accès à ces informations, pour offrir des visions globales incluant chaque individu dans une continuité, une place et un rôle, et en lui proposant d’enrichir le futur avec ce qui fera son originalité. (Dommageable méconnaissance, par exemple, de personnes qui se disent anti-sémites alors que la langue qu’elles parlent, l’arabe, est justement une langue sémite (de Sem, fils de Noé). Les langues sémitiques : akkadien, cananéen, phénicien, araméen, syriaque, hébreu, arabe, éthiopien...).
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Du taureau au gémeaux, il a fallu nommer pour se séparer et entrer dans l’espace - du gémeaux au cancer, il s’agit de nommer pour se relier à un ensemble plus vaste qui fait entrer dans le temps. Une caresse de l’espace-temps...
Le cancer, signe d’eau parle bien sûr de la mémoire de l’eau.
Les étapes se séparer / se relier continueront toute la vie, comme une respiration vitale de notre évolution. Entendu comme rites de passage, ces processus prennent une dimension d’aventure de l’humain, qui permet parfois de mieux accepter les difficultés et les souffrances que cela nous fait aussi traverser.
L’axe cancer / capricorne, activé par la pleine lune du 22 juin, est souvent représenté comme une colonne vertébrale, ou un arbre. C’est un axe fondamental, qui nous fait tenir debout et grandir, dans le fond et dans les formes...
Cet axe nous rend ainsi conscient d’être la colonne vertébrale d’un passage de sève entre la terre et le ciel. En haut, dans les branches : nos réalisations et productions, le fruit de nos vies.
Chaque arbre a sa sève.
L’énergie du cancer peut par exemple habiter les historiens, les conteurs, les biologistes, les généalogistes... ceux qui cherchent racines et origines, ceux qui remontent le sens du temps et en racontent les histoires.
Elle va également chercher à s’occuper des bases fondamentales de la vie, des besoins vitaux sans lesquels toute croissance est compromise (petite enfance, jardiniers qui ont la main verte...). Elle peut également s’occuper d’immobilier, de maisons, des lieux de vie. Et de cuisine !!!
Energie qui aime « faire pousser ». En tant que premier signe d’eau, elle est animée de la fraîcheur des sources et des rivières, d’une spontanéité rafraichissante... et d’une grande énergie, quand il n’y a pas de barrages...
L’énergie cancer peut également influencer l’imaginaire de poètes, écrivains et artistes, qui pourront puiser dans leur monde imaginaire, leur « autre monde » subjectif, et en offrir des formes d’expression originales, personnelles. Souvent, plus le monde d’un artiste est personnel, plus ils va fouiller dans les racines de sa subjectivité et de ses émotions, plus il va, par le biais d’images, évocations, récits, toucher des émotions et archétypes communs.
origines et original
Origine : (XV°; orine, 1138; lat. origo-, -inis). 1/ Ancêtres ou milieu humain primitif auquel remonte la généalogie d’un individu, d’un groupe. V Ascendance, souche. 2/ Temps, milieu d’où vient une chose.
Original. Adj : (v. 1240; lat. imp. originalis « qui existe dès l’origine ».) 1/ Primitif. 2/ Qui émane directement de l’auteur, est l’origine et la source première des reproductions. 3/ Qui paraît ne dériver de rien d’antérieur, ne ressemble à rien d’autre, est unique. 4/ Marqué de caractères nouveaux et singuliers au point de paraître bizarre, peu normal. ANT. Imité. Banal, classique, commun, conformisme. (Petit Robert).
Il est intéressant d’observer les définitions du mot original : elles nous font passer de la notion d’ancêtre (racines, héritages, souche...) à celle d’auteur, d’unique et de nouveauté - en opposition à l’imitation et au conformisme. En opposition, finalement, à une identification et reproduction du passé...
Tout le travail, les recherches sur le passé (enfance, familles, origine des émotions, etc) réalisés depuis l’entrée de Saturne en cancer en juin 03 arrive en fin de cycle ce mois de Juillet 05. De l’origine à l’original, l’auteur en nous, le créateur de ce qui n’existe pas encore, a du travail dans les années qui suivent... Saturne, en fin de ce cycle, pourra aussi nous inviter à mettre de l’ordre dans la famille et ce qui « fait famille », redistribuant les rôles, les places, les droits et les devoirs, les besoins et les limites de chacun.
Saturne a souvent une fonction de juge. À tort et / ou à raison, les 55% de non, en France, à la constitution européenne, ont remis en question les règles d’un ordre, voire de tout un système politique (depuis quelques années, failles de la démocratie représentative ?).
affirmation de soi et alliances
Entre le 21/11/04 et le 4/1/05, la planète Mercure avait fait une rétrogradation sur Pluton en sagittaire (lettre n°2 p2, n°3 p6). Nous avions parlé d’informations cachées, de clefs, de messages qui pouvaient transformer le sens, la signification de vécus et de directions à prendre.
Lors de la nouvelle lune du 6 juin 05, Soleil / Lune / Mercure sont conjoints en gémeaux, cette fois-ci en opposition à Pluton.
Cela peut induire plusieurs choses :
- Pluton en opposition n’est jamais très confortable, il peut représenter une menace à la pensée (mercure), et nous obliger durant quelques jours à revoir notre copie. Un doute peut s’insinuer, nous emmenant, durant cette lunaison, à revenir à l’origine (cancer) des projets de vie sur lesquels nous travaillons. Pourquoi je fais cela ? Qu’est ce que je cherche, finalement ? Parfois, une intention en cache une autre, et Pluton peut inviter à approfondir ces intentions cachées. Cela peut passer (en opposition = face à face) par une tierce personne, qui demande des comptes, qui critique, voire semble chercher à détruire, ce qui pourra obliger à formuler encore plus clairement ce qui ne l’est peut-être pas encore.
- Pluton ayant tendance à tourmenter Mercure, le mental, à faire surgir des « idées noires », à nous attirer vers son monde parfois ténébreux, il peut être salvateur de garder une certaine distance avec cet ombre qui pourrait surgir et nous aimanter dans sa caverne. Sentir ce qu’il s’y passe, sans pour autant y entrer.
- Un lien peut être fait avec fin 2004. En gémeaux / sagittaire, nous sommes dans les sphères intellectuelles des idées et de leurs mises en pratiques, de la communication, du mouvement, et de la diffusion. Faisons-nous des erreurs de calcul ? L’idée et le faire sont-ils en adéquation ? Arrivons-nous à adapter notre savoir-faire pratique (gémeaux) au projet global qui le sous-tend (sagittaire) ?
Lors de la nouvelle lune, ces 3 planètes, soleil / lune / mercure, sont en trigone à neptune en verseau et au noeud sud en balance. Trigones qui semblent offrir des points d’appui auprès de personnes « sur la même longueur d’ondes », de collaborateurs, d’amis, ou encore de personnes dont le métier peut apporter des réponses pertinentes à nos interrogations. Les difficultés ou les doutes ont peut-être intérêt, en cette période, à être parlées et partagées. En trigone d’air, la conscience et la connaissance des autres peut éclairer la notre, en y apportant des éléments novateurs.
La pleine lune du 26 juin parle de « réorientation » et « d’autorité ». Il est peut-être des décisions à prendre et des choix à faire qui engageront les mois à venir (avec cette image de colonne vertébrale, d’arbre... de racines et de fruits à venir).
Mars entre en Bélier, premier signe du zodiaque, le 13 juin : énergie d’initiative, qui propulse une forte énergie dans l’action et l’affirmation. Mars en bélier active une pulsion de vie fondamentale. Les différentes émergences de l’année, entre les « pics de soi » de fin septembre 04 / fin mars 05, et les crises ayant pu provoquer des sorties de confusion, permettront peut-être, lors de cette lunaison, une meilleure visibilité, décision, désir d’agir.
Et si nous sommes toujours seul dans nos décisions essentielles, nous pouvons être accompagnés dans la manière d’arriver à les prendre...
Jupiter en balance était rétrograde depuis le 3 février 05. Le 6 juin, jour de la nouvelle lune, il redevient direct et le restera jusqu’en mars 06.
Son énergie expansive va donc reprendre le sens du courant, vers le futur, dans ce signe de collaboration, de partage, de bienveillance et d’esthétiques (voir lettre n°5 p5, et la symbolique de la poignée de main).
Il y a quelques jours à la télévision, une émission post-élection européenne continuait d’inviter au débat. Il était assez drôle d’entendre Raymond Barre dire à Philippe Val (directeur de Charlie Hebdo) « Je suis tout à fait d’accord avec vous ». Ce type d’entente, sur des sujets précis, s’est croisé plusieurs fois dans l’émission entre différentes personnes de « camp opposé », sous l’oeil étonné de la présentatrice. Y aurait-il dans l’air du temps des « frottements de conscience » qui pourraient permettre de se désenclaver de la « traditionnelle » opposition droite / gauche ? L’on peut espérer, que durant ces quelques mois où Jupiter va rester en balance, un état d’esprit de rencontres, d’écoutes, de circulation de pensées, et non de préjugés d’avance, de représentations figées ou de slogans, pourront circuler.
Vers la fin du mois de juin, une opposition mars en bélier - Jupiter en balance pourra cependant nécessiter quelques vigilances et prudences si, par exemple, les contrats entre personnes ne sont pas clairs et si des non-dits persistent. Jupiter est aussi une instance de Loi, de légalité et de justice, certes plus magnanime que la Loi de Saturne, mais qui sait très bien manier la foudre.
Les colères de Zeus / Jupiter sont réputées dans les hautes sphères mythologiques. Des rappels à l’ordre peuvent opérer dans le sens d’une meilleure équité dans les échanges : équilibres donner / recevoir, droit / devoir, parler / écouter, privé / public...
Avec cette opposition mars - jupiter, cette pleine Lune a également une énergie de coup d’éclat, qui peut demander de maîtriser des montées de sang à la tête et une impulsivité quelque peu agressive. Peut-être aller faire un footing si une énergie explosive se présente ? Maîtriser n’est pas refouler ou cadenasser... l’expression d’une énergie est toujours nécessaire, mais le canal de son expression peut être anticipé, si jamais...
Enfin, Vénus et Mercure passeront également dans le signe du cancer, nous invitant peut-être à accueillir une certaine tendresse, et à pouvoir bercer nos âmes quand elles souffrent. À prendre le temps de nous ressourcer dans ce qui nous fait du bien. Et de le faire ensemble.
Bonne lunaison :-))
Sandrine Delrieu |
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les degrés Sabian, par Dane Rudhyar.
Tiré des « Symboles Sabian, le sens des 360 degrés du zodiaque ». Ed Librairie de Médicis. 1985.
Les degrés Sabian sont des images et symboles associés à chaque degré du zodiaque. Ils ont été développés, notamment, par Dane Rudhyar, pour qui chaque degré évoque une étape de l’expérience humaine. En tant qu’astrologues, nous les consultons pour enrichir notre compréhension et intuition des subtilités de la roue du zodiaque. |
| thème astral de la nouvelle lune : 06 juin 05, en gémeaux, 16°16, 21:56 TU |
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SOLEIL et LUNE en Gémeaux, 17°
L’image : Le visage d’un jeune homme robuste prend les traits d’un penseur adulte.
Dominante : La vitalité physique donne naissance à la faculté d’échafauder des concepts intellectuels à même de véhiculer le savoir.
« Le symbole précédent montrait la libération intempestive d’influx redevables à une appréhension nouvelle de ce qui est juste ou faux : le voie « féminine », sous l’emprise des sentiments. À présent, on découvre l’image d’une mutation résolue de l’énergie biologique en puissance mentale : la voie « masculine ». Ce symbole semblera peut-être passé de mode aujourd’hui, qu’il subsistera un contraste évident entre les deux manières d’envisager la communication d’expériences nouvelles, quelle que soit la façon dont on veuille les envisager. »
« Cette seconde étape, comme c’est presque toujours le cas, présente un contraste avec la première. Ce tableau dépeint la transformation des émotions en réflexions, des instincts en pensées ; bref, une MÉTAMORPHOSE MENTALE. »
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| thème astral de la pleine lune : 22 juin 05, en cancer / capricorne 00°51, 04:15 TU |
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SOLEIL en Cancer, 1°
L’image : À bord d’un navire les marins amènent les couleurs et hissent un nouveau drapeau.
Dominante : Acte symbolique signifiant un changement radical d’obédience. Point de non-retour.
« Nous sommes maintenant parvenus au carré (90°) du début de l’enchaînement cyclique. Il s’agit d’un moment de crise, un cap très difficile à passer. Dans le cycle zodiacal, le soleil arrête sa progression vers le nord (en « déclinaison ») au solstice d’été. C’est la période, pendant le cycle annuel, où le Soleil se lève et se couche le plus au nord par rapport à l’est et à l’ouest. Le point du coucher se déplace lentement vers le sud sur l’horizon occidental, et la durée des jours diminue. Dans le cycle de la lunaison (d’une Nouvelle Lune à une autre), cette phase correspond au Premier Quartier. Sur le « vaisseau » qui symbolise le moi et la conscience flottant, en quelque sorte, sur l’océan du vaste Inconscient, la volonté individualisée prend une décision foncière. Le Yang dominant laisse la force Yin entamer sa longue ascension de six mois vers le pouvoir. Le « collectif » va graduellement prendre le dessus sur « l’individuel », et à la fin l’état supplantera l’individu. À présent, toutefois, le sujet vit son heure la plus glorieuse : il exulte à l’idée de prendre une « libre décision » ; autrement dit, d’agir en individu qui détermine ses objectifs et choisit son camp. »
« Par un acte décisif lourd de conséquences, le « jeune collégien » est en passe de comprendre qu’il lui faut arrêter là sa quête de l’âme sœur et contracter mariage. Il accepte l’idée de la paternité et des responsabilités familiales. Il assume en conscience une RÉORIENTATION fondamentale impliquant une stabilisation de ses énergies. »
LUNE en Capricorne, 1°
L’image: Un chef indien brigue le pouvoir auprès de sa tribu assemblée.
Dominante : La responsabilité qu’implique toute quête du pouvoir.
« L’idéal religieux compris dans le symbole précédent s’est maintenant matérialisé, cristallisé, en pur pouvoir — le pouvoir de conduire la communauté et d’assurer son bien ou même sa survie au plan physique. Les énergies exprimées à travers une coopération collective (Balance) s’approfondissent dans le monde des sentiments où elles sont vécues comme des forces d’une grande vigueur (Scorpion) avant de recevoir un sens et une orientation consciente (Sagittaire) et elles se stabilisent désormais et se hiérarchisent. Le pouvoir grégaire se transforme en un « capital » mesurable et géré avec soin. Les mots « chef » et « capital » ont une origine latine commune, caput, qui signifie « tête ». Il arrive un moment, pour nombre d’entre nous, où l’on se trouve placé dans une situation permettant d’exercer un pouvoir, si limité qu’il soit, sur autrui, Est-on prêt à assumer effectivement cette responsabilité ? C’est l’épreuve suprême que nous réserve la société.
Ce degré complète son opposé polaire (au solstice d’été) lequel désigne l’acceptation d’un nouveau genre d’allégeance pour étayer l’intégration de la personnalité adulte. Il s’agira peut-être, sans que cela soit nécessaire, de fonder un foyer.
« Cette nouvelle première étape désigne la capacité latente en chacun de nous de briguer et d’exercer l’AUTORiTÉ au sein d’une situation collective cruciale. »
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