dynamiques de cette lunaison
La nouvelle lune a lieu en verseau, troisième signe d’air. Lors de la pleine lune, le soleil sera toujours en verseau, et la lune en lion, signe de feu.
mars en taureau... en final
L’ensemble de la rétrogradation de Mars en taureau aura travaillé sur plusieurs mois :
- 12 août 05, Mars passe sur le 9° degré taureau
- 2 octobre 05, Mars rétrograde au 24° taureau
- 11 décembre 05, Mars redevient direct sur le 9° degré.
- 5 février 06, Mars repasse sur le 24° taureau.
Entre ces deux périodes, août 05 / février 06, les symboles Sabian semblaient nous parler du passage d’une énergie primaire (24° « Degré de violence pour survivre : l’agressivité dont font preuve les instincts de l’homme quand ils cherchent à conquérir leur espace vital ») à une énergie plus subtile, raffinée ou apaisée (9° « Degré de foi immortelle en un renouveau cyclique : la faculté de créer le bonheur à l’intérieur de soi pendant les heures sombres »).
Si nous avons rarement l’occasion de rencontrer un tigre dans la rue et la nécessité vitale de nous battre (violence pour survivre), la notion d’espace vital, citée dans le 24° taureau, reste cependant primordiale.
La planète Mars, lié au signe du Bélier, est effectivement liée aux questions de territoires à conquérir. Lorsque l’enfant commence à marcher et à explorer le monde autour de lui, à prendre des initiatives autonomes, à oser s’avancer dans le monde inconnu, à partir à la conquête, il est mû par cette énergie martienne. En faisant cela, il commence à personnaliser ses élans, à prendre des directions qui l’attire, à expérimenter une affirmation personnelle, une indépendance.
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Si l’énergie du Bélier, active, extravertie, pousse à aller de l’avant, l’énergie Taureau, plus réceptive, permet de revenir à soi, et d’émettre quelques premières conclusions. Qu’est ce que je ramène à moi de mes premières explorations ? Est-ce de la peur, de la crainte, de l’insécurité ? Est-ce de la frustration, parce que mes « élans vers » auraient été empêchés par une autre personne ? Est-ce de la satisfaction ? Le sentiment d’être en sécurité et à l’aise où que j’aille ?
Un des effets de cette rétrogradation de Mars pouvait être alors de nous permettre de retravailler les réalités vécues dans ce qui nous sert d’espace vital : au quotidien, la maison, les liens extérieurs, les lieux usagés, les relations, les pensées... tout ce (ceux) qui nous procure(nt) des sentiments divers lorsque l’on revient à soi.
En Taureau, signe de stabilités, le sentiment d’avoir sa place et d’être à sa place, les sentiments de bien-être, de force, d’être « plein de »... permet de vérifier si nous sommes en accord avec la partie de nous-mêmes qui a besoin de sécurité et de confiance pour servir de base à une personnalité épanouie.
Cet espace vital n’est pas une abstraction ou un imaginaire. Nous sommes en Taureau, dans une énergie de Terre, il s’agit donc d’un territoire que nous habitons physiquement, avec nos 5 sens, et de la satisfaction, ou pas, que nous avons lorsque nous l’éprouvons.
L’énergie Taureau est lié à l’acquisition d’une « propriété privée », écriteau psychologique que les hommes ont un jour inventé pour dire « ici, c’est mon espace vital, c’est chez moi ». C’est « mon bien » parce que l’énergie Taureau cherche à combler de ce qui lui fait du bien et ce qui lui plaît (l’enfant prend ce qui l’attire). Nous sommes dans les biens et dans ce qui fait du bien. Tout un chemin emmènera ensuite à aborder le Bien. D’ailleurs certains parents le leur disent « prendre ce qui n’est pas à toi, c’est mal », « pourquoi » demande l’enfant ? Ben oui, pourquoi ?
Qu’y-a-t-il de si privé, chez l’autre, à ne pas prendre ? Pourquoi, et comment, en passant par l’apprentissage du respect du jouet, l’on finirait par acquérir le respect de la personne ?
où commence mon corps, où s’arrête-t-il
s’exister par le contact
Le Taureau est particulièrement lié au contact, contact peau à peau (sensualité). Même quand il regarde, il touche avec les yeux. L’espace vital lié à ce signe nécessite ainsi une proximité tactile.
Le contact se réalise forcément entre deux choses, entre deux entités qui étaient physiquement distinctes. Et ce qui me touche faisant partie du contact, il fait donc partie de moi puisque c’est par ce contact que je sens mon propre corps.
Ma propre existence.
En se laissant, par exemple, masser par quelqu’un, les mains de l’autre personne me permettent de me sentir.
où commence ton corps, où s’arrête-t-il
Ce qui attache le corps de l’énergie Taureau aux objets et aux personnes, ce ne sont pas les personnes et les objets en tant que tels, mais la sensation d’être en contact avec soi par le contact que nous élaborons avec elles.
L’on pourrait se dire, c’est égoïste, l’intérêt est personnel, il ramène tout à soi. Oui et non. Sans reconnaissance de l’intérêt personnel, de ce que l’on ramène à soi pour soi, pour sa propre construction, pour se connaître, l’altruisme est souvent instable, sacrificiel, et finalement teinté de fortes demandes inavouées.
Dans l’expérience (nécessaire) de l’énergie Taureau, l’on ne peut franchement donner que ce que l’on a. Vénus, la planète maîtresse du Taureau est une planète dite « personnelle ». Quand elle nous indique ce que l’on désire « ramener à soi » dans le signe du Taureau, elle peut d’autant mieux, dans le signe de la Balance, nous inviter à établir des contrats clarifiés et nommés au grand jour avec d’autres personnes (Vénus est également maître du signe de la Balance, qui parle notamment des associations et des mariages...)
Égoïste oui, si ce mode de fonctionnement envahit tout, « tout le temps partout avec tout le monde », car ses exigences, ses caprices et sa possessivité sont aussi tenaces que sa peur (de perdre le contact... avec lui-même). Égoïste angoissé, car figé dans une phase du développement de l’Ego, du « je suis », qui ne traverse pas l’expérience des étapes suivantes, et notamment celle des séparations qui n’altéreront pas le contact avec soi, mais au contraire l’aiguiseront et l’élargiront dans des extensions intérieures et extérieures.
Le vol d’un objet n’aura par exemple pas le même effet sur une énergie Taureau ou une énergie Gémeaux. Le Taureau pourra être blessé dans son corps, ainsi amputé d’un contact ou d’un lien (à lui-même), tandis que le Gémeaux, qui jongle avec l’apparition / disparition, trempe déjà dans l’expérience des séparations, de la mise en circulation, de la multiplication et du renouvellement possible des liens.
Dans l’énergie Taureau, les objets, les personnes, leurs contacts, donc leurs présences, ici dans l’espace et maintenant dans le temps, sont investis d’une grande charge affective : de tout l’amour que je me porte, de la valeur que je me donne. La construction de cette étape, dans une relation consciente à soi, est gage de sécurité : dans cette énergie Terre du Taureau, je ne peux pas me quitter, me séparer de moi-même, je suis soudé. L’estime que je m’accorde ne sera pas affecté par une agressivité ou des insultes au guichet de la Poste. Tranquille, je ne broncherai même pas, cela ne me touchera pas.
Avoir de l’amour pour soi permettra de donner de l’amour, s’accorder de la valeur permettra de donner de la valeur. Il peut alors y résider dans cette énergie Taureau une grande sincérité affective, comme un sens du sacré et de la valeur intrinsèque des êtres et des choses.
En sophrologie, le « premier degré », lié à des exercices de ressentis (détente musculaire, respiration, mouvements...) permet d’écouter notre moi corporel : sentir les phénomènes qui y résident, élaborer un contact conscient entre un événement intérieur et le fait de le constater. Reconnaître ce qu’il se passe ici et maintenant, sans jugement.
Ce qui est.
Il est possible que ces exercices, simples dans leur mise en oeuvre, touchant dans les vécus qu’ils provoquent, et puissants dans leurs effets (sentiment de sécurité, d’unité corporelle, de confiance) travaillent effectivement à rassembler les morceaux épars de nous-mêmes, en recréant du « contact entre ». En recréant une unité quelque peu déchirée par les méandres de l’existence.
Morceaux qui nous auraient été arrachés quand on nous a piqué un jouet, quand nous avons été quittés par quelqu’un que l’on aimait... quand nous avons alors peut-être perdu une partie de notre corps affectif, son unité, et que nous sommes devenus des écorchés vifs.
Tous cette phase de rétrogradation de Mars en Taureau (août 05 - février 06) a pu travailler patiemment dans ce sens : nous aider à rassembler des morceaux épars de nous-mêmes, à reprendre contact avec notre propre présence, avec « celui qui est » dans un ressenti d’unité valorisante et de cohérence personnelle.
Il est possible que cette période ait également permis de mieux vivre certaines pertes de contacts, liens devenus trop difficiles voire obsolètes. Que cela ait donné force et endurance d’acter des ruptures, des séparations... relatives à des situations où l’on ne s’y retrouve pas parce que ce que l’on « ramène à soi » ne nous fait pas de bien (dévalorisations notamment).
si je m’habite...
... je suis propriété privée
Période de restauration. Si je m’habite, je suis en moi chez moi. Il est interdit de venir y « prendre », de voler, mais je peux choisir de donner.
L’énergie taureau agit alors comme une constante maintenance intérieure, jardin à jardiner de temps en temps, histoire de vérifier ce qu’il y pousse, et d’estimer si cela correspond bien à la personne que nous désirons être et aux qualités que nous voulons développer.
Restaurer la matière corporelle, psychique, émotionnelle, restaurer ou renforcer ce qui donne de la valeur et une endurance aux choix de vie grâce à un ancrage renforcé dans les structures, les ressources et les compétences de notre personnalité.
Restaurer un espace vital de « proximité tactile » où le beau et le bon distillent leur parfum. Luxe, calme et volupté de l’espace vital Taureau... Contact avec la nature. Un parfum de paix à partir duquel il serait possible d’aborder le monde, les activités, les relations... dans une nouvelle sérénité (sécurité, confiance, autonomie, unité et cohérence).
À partir du 18 février 06, Mars entrera dans le signe du Gémeaux et y restera jusqu’au 14 avril 06. En signe d’air, de communication, de diffusion, de multiplication des contacts... il est possible que cela redonne un certain dynamisme et une fluidité aux échanges de printemps... élan qui prendra appui sur cette Terre ferme que nous avons pu renforcer ou assainir ces derniers mois.
Ce changement d’énergie (passage de la terre à l’air) peut d’ailleurs commencer à se préparer. Dynamique d’échanges avec le monde, nouvelles ouvertures. Un désir de prendre l’air, après ces mois de concentration sur notre ancrage terrestre, sur la force et la valeur personnelle, et sur les moyens que nous avons pour construire nos projets.
Ce que « l’on ramène à soi » fait partie des bénéfices tirés de nos expériences extérieures.
Cette période a pu ainsi nous rendre plus lucides quant aux bénéfices avoués, ou non, de certaines situations. L’on sait par exemple qu’une maladie perdure parfois en relation aux bénéfices secondaires qu’elle procure : l’on se soucie de moi, l’on me plaint, l’on m’aime, etc. Si je redeviens en pleine santé, tout un registre relationnel se transforme, et le manque d’amour, la solitude, l’incertitude peuvent alors resurgir. En Taureau, la difficulté est parfois de voir, puis de renoncer à certains bénéfices qui nous attachent à des systèmes de fonctionnement sclérosés, pour refaire circuler une énergie neuve, fraîche, source de nouvelles expériences... où de nouveaux échanges d’énergie et d’information pourraient se réaliser. Le jardin, s’il est un lieu de repos et de ressources possibles, ne doit pas non plus devenir une tour d’ivoire... ou une prison.
Mars en Gémeaux aidera sans doute cette remise en circulation vers les échanges extérieurs.
le matériel du présent
Depuis Août 05, l’énergie concrète de gestion du monde matériel, lié au Taureau, a pu graduellement « mettre à plat » les réalités matérielles. Un karma matériel était à l’oeuvre depuis quelques mois.
En ce mois de janvier 06, un bilan recettes / dépenses peut ainsi se présenter de manière plus ou moins agréable.
Certaines choses qui « traînaient », coinçaient, ou restaient dans le flou artistique, peuvent alors se précipiter et se préciser. Il est possible que de nouveaux positionnements s’affirment comme désirables, ou comme nouvelle étape de vie (exemple d’une personne « cigale » qui a désormais envie de mieux gérer son argent afin d’investir dans de futurs placements — exemple d’une personne ayant abusé d’autres personnes, ou commis des erreurs, qui va devoir, de gré ou de force, transformer son comportement, rembourser — exemple d’une personne qui déclare certains revenus perçus auparavant « au noir ». Elle perd alors certaines allocations sociales. Au final, elle n’a pas plus d’argent par mois, mais le bénéfice est ailleurs, dans la visibilité, la clarté des échanges, la reconnaissance d’une valeur professionnelle, etc). Dans tous ces cas, un déplacement des bénéfices, qui passent d’une valeur à une autre, peut être observé.
Cette dernière phase de mise à plat peut aller vers les deux extrêmes, de la faillite dont on refusait de voir les signes précurseurs, à l’enrichissement soudain (lors du prochain tirage de l’Euromillions, 185 millions d’euros en jeu...), en passant, dans la plupart des cas, par une conscience et une gestion plus réaliste des biens, des valeurs, des moyens et des compétences.
L’objectif du Taureau est de pouvoir savourer les biens, le confort et le plaisir qu’ils procurent. Cette gestion n’est donc pas à visée ascétique et radine... mais au contraire ancrée dans le désir d’investir le monde matériel avec une nouvelle sensation de pouvoir (Mars : puissance de feu, expression de sa force), et de plaisirs.
Cela peut bien sûr être très difficile d’inventer un changement de relation au matériel si une trop grande précarité met en danger les bases vitales. Sauf cas extrêmes, le Taureau nous invite à apprécier la valeur de ce qui est là, d’un bien-être que l’on peut organiser et apprécier, par sa qualité.
Dans un film de Pasolini, deux petits garçons discutent. L’un est fils de « riche », l’autre fils de « pauvre ». Le deuxième dit un jour à son ami : « Nous n’avons pas d’argent, mais nous ne sommes pas pauvres. »
L’énergie Taureau interroge ainsi notre manière de vivre et d’investir le présent. Une histoire raconte la vie d’une femme qui avait de beaux habits, qu’elle ne mettait jamais et conservait précieusement pour une occasion... qui ne vint jamais. On les lui mis le jour de son enterrement.
Pourquoi ne pas vivre ici et maintenant ?
Sans doute l’image « Vivre comme si nous allions rester sur terre mille ans et comme si nous allions mourir demain » peut être une méditation très enrichissante dans l’énergie Taureau. Les grandes constructions, telles les pyramides d’Egypte, furent élaborées durant l’Ère du Taureau. À la fois très matérielles et très éternelles...
Vouloir l’éternité dans la matière est peut-être une des clefs de ce signe, qui s’attache parfois au matériel comme s’il était éternel...
Le 5 février 06, Mars repasse sur le 24° Taureau, clôturant ainsi ce cycle d’expériences, de « règlement de comptes », de remise en valeurs, en forme, et en place. Fin d’un cycle de restaurations, de mutations dans la vie du corps et dans la relation aux valeurs, dont nous fignolerons sans doute l’appréciation jusqu’à la mi février.
Parallèlement, Vénus finit sa rétrogradation en Capricorne le 4 février 06. (voir LDL15).
Vénus étant la planète maîtresse du Taureau, l’énergie Capricorne s’est sans doute associée à l’énergie Taureau pour réaliser deux phénomènes liés :
À la fois nous enraciner et nous ancrer à terre et dans nos personnalités, et à la fois nous élever aux cimes de nous-mêmes, de nos désirs et de nos relations. Descendre dans la matière pour élever la matière. Un étirement dans le vertical qui peut offrir un accès renouvelé aux deux pôles, terrestre et spirituel.
Le point d’appui de cette rétrogradation de Mars était le 9° taureau : « La faculté de créer le bonheur à l’intérieur de soi pendant les heures sombres. Degré de foi immortelle en un renouveau cyclique ». La faculté de ne pas se laisser démonter par le chaos ambiant, par les épreuves ou les passages difficiles, demande une endurance et une santé émotionnelle ancrées dans une relation à soi qui, en cette fin de travail « Taureau » est peut-être plus saine, consciente et affirmée.
Stabilité personnelle. La construction de ce point d’appui intérieur pourra certainement donner une puissance nouvelle aux investissements et projets des mois à venir.
Lorsque Mars arrivera en Capricorne (janvier, février 2007), nous arriverons dans la zone de plein épanouissement et de maturité des projets de vie en cours (la cime de la montagne, le fruit des efforts). Cela donne un horizon d’une année pour mener au mieux « ce qui nous tient à coeur », avec toute la sincérité de sentiments, le regard valorisant, l’endurance et la force de conviction que cette rétrogradation de Mars nous aura permis d’élaborer.
lunaison en verseau... l’onde d’un monde
La nouvelle lune a lieu le 29 janvier 06 au 10° degré Verseau. Soleil et Lune seront conjoints à Mercure (le messager, l’information) en Verseau, opposé à Saturne en Lion.
Depuis le 23 janvier 06, Mercure est entré en Verseau. Il y restera jusqu’au 10 février 06.
En ce signe, l’intellect capte une longueur d’onde « autre », il est branché sur d’autres plans.
Signe d’air, le Verseau est connecté « cerveau » à travers ses échanges électriques, magnétiques, au fil des ondes et réseaux de connections.
Les études des « trains d’ondes » émis par le cerveau ont révélé quatre types d’ondes, chacune étant associée à un type d’activité, de comportement, de perceptions...
(Textes ci-après extraits notamment de http://www.natura-clairvi.com/Espace-Therapie/Therapies/Sophro/alpha.htm)
« Le rythme BETA est le cycle de plein éveil, celui auquel nous fonctionnons lorsque nous avons les yeux ouverts, que nous sommes dans l’action, que nous réfléchissons, que nous étudions, que nous apprenons, etc... Notre cerveau fonctionne alors en plein régime, et l’encéphalogramme nous montre que celui-ci affiche des cycles de l’ordre de 14 à 21 cycles par seconde. Dans les états d’hyper-activité, notre cerveau fonctionne bien plus près des 21 cycles/secondes que celui des 14 cycles. »
« Le rythme ALPHA : dès que nous avons les yeux fermés, que nous prenons une position confortable, allongé sur un lit par exemple, automatiquement l’encéphalogramme affiche un ralentissement des ondes cérébrales et notre cerveau fonctionne alors suivant un rythme qui oscille entre 7 et 14 cycles / secondes.
À ce rythme, les deux hémisphères du cerveau arrivent à fonctionner ensemble dans une harmonie parfaite alors que lors du rythme Beta, nous fonctionnons souvent avec un hémisphère dominant, (le gauche dans la plupart des cas), ce qui privilégie le travail analytique et la réflexion mais ce qui nous « prive » de toute la perception intuitive, créative et globale de l’hémisphère droit. »
« Le rythme THÊTA : lorsque l’activité cérébrale se ralentit encore et que nous arrivons dans une zone qui oscille entre 4 et 7 cycles/secondes, nous pouvons dire que le cerveau fonctionne au rythme des ondes Théta. Ce rythme correspond à la phase du sommeil léger, et plus nous nous enfonçons dans ce rythme, plus le sommeil devient profond. Au niveau Thêta, nous trouvons aussi la zone correspondant au sommeil hypnotique et la zone d’insensibilité à la douleur. »
Le rythme DELTA : le dernier des quatre cycles de fonctionnement de notre cerveau.
Il correspond véritablement à la zone de l’inconscient, le sommeil très profond et plus nous fonctionnons en dessous de 4 cycles / secondes, plus nous sombrons dans des états qui s’approchent de la mort physique. Dans cette zone, seules les fonctions vitales sont assurées par le cerveau. Lorsque l’encéphalogramme affiche un tracé plat, cela signifie la mort cérébrale... n’ayant plus d’activité cérébrale, l’individu est considéré comme mort physiquement. »
Ces différents niveaux d’ondes sont naturels. Nous les activons (ou ils nous activent) dans nos différents vécus. Si le niveau « Bêta » est expérimenté toute la journée dans nos modes d’être actifs, le niveau « Alpha » nous est également familier dans la mesure où il correspond aux phases de « sommeil paradoxal », ces moments où les rêves apparaissent, et nous laissent parfois quelques souvenirs : généralement spectateurs de nos rêves, certains laissent des impressions et des sensations très puissantes. Les autres niveaux, plus profonds, ne laissent aucun souvenir.
Nous pouvons laisser être la nature... mais nous pouvons également devenir acteurs, et explorer ce que l’on nomme généralement les « états modifiés de conscience ».
Toute expérience en « état modifié de conscience » commence par une relaxation, qui provoque un accroissement des ondes cérébrales Alpha, le niveau où apparaissent les rêves. Mais au lieu de sombrer dans l’inconscience, la conscience reste vigilante et active, pouvant dès lors participer aux phénomènes que cet état de conscience Alpha va provoquer. Rêves éveillés, expériences chamaniques (les animaux sont constamment en ondes alpha, d’où par exemple la rencontre de l’animal totem), voyages dans le temps commencent...
alpha, un lieu commun souvent ignoré
Si dans l’énergie Capricorne, l’objectif était de vaincre la matière de l’incarnation (lieu de l’espace-temps linéaire et de ses lois), dans l’énergie Verseau surgit la possibilité d’un bond, d’un saut (quantique ?) permettant d’accéder à un autre espace-temps et à d’autres lois.
C’est un peu comme si l’on changeait de lunettes, et que tout à coup l’on voyait et ressentait des choses, des êtres et des manières d’être qui avaient toujours été là, mais que l’on ne voyait pas vraiment. Rien de « surnaturel », rien « d’anormal », juste une expansion de ce qui devient naturel et normal lorsque l’on s’y habitue. En réalité, l’on change certainement d’organes de perception, n’étant plus limités par les 5 sens du corps physique en éveil. La première des choses que l’on fait quand nous commençons à apprendre la relaxation et la « descente en Alpha » est d’ailleurs de débrancher la vue, l’ouïe, le toucher... et les « vritti » du mental (les bruits), pour faciliter l’émergence d’un autre ordre sensible. Plus tard, il n’est plus nécessaire de « se débrancher », lorsque « l’un n’empêche pas l’autre »... lorsqu’un pont est créé au quotidien entre différents niveaux de réalité (et sans que cela rende « fou »).
Il s’agit de percevoir - de percer le voir, d’accéder à un autre « Voir ».
Un des premiers constats réalisé à ce niveau de conscience Alpha est la relativité du temps linéaire. Nous passons certainement du temps linéaire au temps vertical (totem), au temps cyclique (spirale), à une autre respiration cosmique.
Cela donne souvent l’impression de sortir de prison... et la simple sensation d’ÊTRE y révèle souvent des dimensions généralement inoubliables.
Ici, l’espace vital continue son expansion dans l’unité, hors conflit - ce qui ne veut pas dire sans épreuves - mais ce ne sont plus les mêmes lois territoriales (« violence pour survivre ») qu’au début de l’évolution terrestre. L’expansion de l’espace vital de l’un n’empêche pas l’expansion de l’espace vital de l’autre. En Alpha et au delà, il n’y a pas de nationalismes et personne n’est immigré... pas d’exclusion, tout le monde est chez soi en l’être.
L’être est lieu commun.
Passer en Alpha, voir, sentir... permet d’accéder à une perception plus globale et unificatrice de la réalité (des réalités). Les conditionnements culturels, les croyances obtus, les identifications limitatives, le carcan de l’histoire linéaire... y sont déshabillés.
Les bienfaits de « cures conscientes en Alpha » sont trop nombreux pour les lister ici. Tous les niveaux, intellectuels, émotionnels et biologiques en profitent. Les effets de régénération, effectivement, « descendent » de l’onde vers la matière, de l’esprit vers le corps. Il a été prouvé que les cellules de personnes qui pratiquent souvent une méditation vieillissent moins vite, et seraient donc soumises à l’usure et à l’apparente fatalité du temps linéaire... C’est également à partir du niveau Alpha que l’on commence à se nourrir du prana.
Chez des personnes allant très loin dans les états modifiés de conscience, par exemple certains yogis, des ondes Delta conscientes ont été également observées. C’est dire que l’exploration des niveaux de conscience et des plans de réalité peut mener très loin.
Le niveau Alpha est cependant, facilement accessible à tout le monde, étant en bordure de ce que chacun connaît déjà, par les rêves, dans son quotidien.
une lunaison visionnaire ?
Un intérêt pratique de ce niveau alpha est sa capacité à nous fournir des solutions innovantes pour toutes sortes de questions de la vie courante.
Albert Einstein, cet adepte de la sieste et du rêve éveillé, disait : « Les problèmes ne peuvent jamais être résolus en utilisant le même schéma mental que celui qui les a créés. »
En Alpha, l’on peut voir notre vie, certaines situations... avec un angle différent, et de cet « autre schéma mental » émergent souvent des innovations pertinentes, qui relancent une dynamique créative dans la réalité de ce que l’on fait et de ce que l’on échange avec d’autres personnes.
Généralement, l’espace Alpha incluant des données collectives, les solutions trouvées génèrent des résolutions qui profitent à d’autres personnes, groupes de personnes, voire à l’humanité toute entière lorsque l’inspiration est élevée...
En verseau, l’aspect visionnaire semble parfois attirer des solutions qui viennent du futur, permettant de débloquer des situations figées dans une configuration passée ou étriquée.
... voir, résoudre, concrétiser
Lors de la Nouvelle Lune du 29 janvier 06, Soleil et Lune sont ainsi conjoints à Mercure en Verseau : le principe du schéma mental novateur est activé.
Lors de la Pleine Lune du 13 février 06, Mercure sera conjoint à Uranus, planète maîtresse du Verseau. Le messager Mercure, le facteur céleste, se fait ainsi doublement canal de l’innovation, de l’eurêka j’ai trouvé - ou nous avons trouvé (l’esprit collectif, la longueur d’onde commune) - même si la solution passe plutôt par la voix d’une personne qui traduit plus facilement les informations qui « vibrent dans l’air ».
Les tours de table collectifs, les réunions, les débats d’idées, les interactions peuvent être intéressantes en cette lunaison - et si parmi les personnes présentes, certaines savent descendre en alpha tout en continuant à parler ou écouter, cela pourra faire d’autant plus avancer le schmilblick...
Lunaison où l’on peut activer cette énergie d’innovations, de déblocage et de futurisations... essayer de percer le Voir. L’intuition y est guide, captant des informations dans son filet à papillons.
Les jours autour de la Pleine Lune peuvent d’ailleurs être des moments où des rêves assez intéressants, voire prophétiques (ne serait-ce pour son propre devenir), pourraient surgir (Mercure et Uranus en Poisson). Une attention particulière à toute sorte d’intuitions, de « hasards », de coïncidences... à ces sources d’informations peut être riche d’indications, soit parce qu’elles permettent de combler des ignorances (manque d’informations) liées à des événements du passé, soit parce qu’elles servent de panneaux indicateurs pour l’avenir.
Un des enjeux Verseau se tient également dans une relation individu / collectif, où chacun pourrait affirmer une particularité tout en s’articulant à un projet collectif ou à une dimension plus vaste. Intérêts personnels et intérêts collectifs font partie des débats.
L’innovation Verseau n’est pas dans les solutions fusionnelles dépersonnalisantes, mais dans les échanges où chacun est à la fois centre créateur (Lion) inter-agissant avec d’autres centres créateurs (Verseau). Elle n’est pas non plus dans l’imposition de son originalité au détriment de celle des autres.
D’où la subtilité (et sans doute la nécessité) d’innovations relationnelles permettant de créer des partenariats conscients, sans craintes de « se faire bouffer » ou sans instinct « d’écraser » (par peur de se faire avaler ?) - Voir les tentatives d’OPA (opération publiques d’achats) qui s’activent actuellement entre grands groupes industriels.
Là, tout le travail réalisé dans l’énergie Taureau peut donner force et stabilité intérieure, grâce à meilleure connaissance de la qualité des contenus désirés dans le « retour à soi ». Il guident alors la qualité de ce qui « repartira de soi ».
Certes, avec cette énergie Verseau, l’esprit de conservation, de protection, de repli territorial... est souvent malmené. L’on peut s’attendre à tout, à devoir tout réorganiser en fonction d’une idée novatrice, d’un imprévu, à devoir être prêt aux changements constants... mais toujours mieux adaptés aux exigences des futurs ou à l’évolution du contexte global.
Vivacité d’esprit, capacité à rebondir, à vite comprendre, à proposer en retour... peuvent être des qualités utiles durant cette lunaison.
Certains pourront trouver un grand inconfort à cette excitation de l’esprit et craindre que « ça bouge », d’autres au contraire, étant tombé enfant dans la marmite des ondes Verseau, apprécieront d’autant plus le confort que leur procure les changements perpétuels...
Outre le repli dans l’inertie, un autre danger serait de refaire le monde « en esprit » sans pour autant s’attaquer à un problème concret « en acte », ou à tout critiquer du haut de son originalité décrétée sans voir que cette originalité est peut-être inadaptée, marginale, hors circuit... (« pathologie » Verseau). L’énergie Verseau fait bouger les systèmes, mais si elle se situe « hors système », elle peut se résumer à une pure réactivité (être contre), se regarder dans un miroir de « génie incompris », et se perdre dans les reflets de sa propre image...
L’énergie Verseau apporte cependant optimisme et renouvellement de visions, et de solutions, à l’énergie Capricorne, qui a tant lutté pour tenter d’emmener le monde à maturité.
Le « Ni tuteur ni tutelle ! » ne serait plus un combat, imaginons en Verseau que c’est acquis.
Nous serions des affranchis par l’esprit.
Nous serions la conscience voyante.
l’ère des ondes et des dons
Enfin, l’énergie Verseau n’arrête pas de nous inonder... radio, télé, ordinateur, internet, portable... autant de prothèses techniques qui cherchent à reproduire des potentiels naturels... liés au niveau Alpha (voire plus profond).
Ubiquité, transmission de pensée, « déterritorialisation », informations simultanées, réseau global..
mais oui mais oui :-))) nous accomplissons notre nature... Voilà qui pourrait faire comprendre pourquoi ça prend, pourquoi ça se vend, pourquoi ça fascine... parce que ce que nous vivons en utilisant ces outils fait appel, ou fait rappel, de possibilités de vécus profondément ancrées en nous. D’ailleurs, foetus et jeune bébé, nous ne percevions le monde qu’en ondes alpha.
Cela dit, la dépendance aux prothèses n’est peut-être qu’une étape... nous invitant à libérer ces potentiels sans prothèses (et sans ces dépendances).
Tout le vocabulaire « ondes nocives » (micro-ondes, portables, antennes...), « ondes positives » (développement des techniques de médecine énergétique, vibratoire...) fait également partie de l’univers Verseau.
Par ailleurs, s’il y a une chaîne de télévision qui a bien capté une onde Verseau, c’est M6, spécialisé depuis XFiles, « La vérité est ailleurs », dans toutes sortes de téléfilms déployant des personnages aux dons de voyants, avec moultes prémonitions, capacités à remonter le temps, à voir le futur, puis à revenir dans le passé pour transformer le futur, trilogie du samedi soir et autres « esprit es-tu là »...
6ème chaîne, 6ème sens ?
Sans juger la qualité de ces téléfilms, ils témoignent, à leur manière, d’un air du temps, dont il est toujours intéressant de capter les causes souterraines...
Rien ne se passe pour rien.
Dans un registre complémentaire au Sagittaire (voir LDL14), l’énergie Verseau abolit ainsi les frontières... de la perception.
calme !
Il existe encore, par l’opposition de Mars à Jupiter, par le carré Jupiter / Neptune, et par cette lunaison qui se fait au carré de Jupiter, une énergie de fougue qui frise l’incontrôlable, les débordements, les luttes féroces et les tentatives de colonisations.
énergie !
Mais cela n’empêche pas, en étant conscient de pour-quoi l’on veut agir, de profiter de cette énergie ainsi disponible pour s’investir avec puissance.
Bonne lunaison :-))
Sandrine Delrieu