dynamiques de cette lunaison
La nouvelle lune a lieu en scorpion, signe d’eau. Lors de la pleine lune, le soleil sera en sagittaire, signe de feu, et la lune en gémeaux, signe d’air.
novembre 2006, un rendez-vous
Lors de la précédente lettre de lunaison, nous avions noté les nombreuses planètes (Soleil, Lune, Vénus, Mercure, Mars, Jupiter) et les puissantes énergies rassemblées dans le signe du scorpion. Ce mois de novembre pouvait se présenter comme un véritable rendez-vous avec soi-même, avec cette personne que nous sommes depuis la naissance — mais que nous rencontrons, découvrons, dévoilons au fur et à mesure de nos expériences, de nos prises de conscience, de nos guérisons, de nos améliorations intérieures, de la découverte et expression de nos potentiels.
Parallèlement, nous avions observé que ces planètes (Soleil, Vénus, Mercure, Mars) accompagnaient la planète Jupiter dans son passage de ce signe du Scorpion au signe du Sagittaire dans la période qui s’étire du 25 novembre au 12 décembre 06.
Le passage de l’énergie Scorpion au Sagittaire est donc éminemment valorisé durant cette lunaison.
Nous passons des sphères de l’inconscient, du subconscient, des mystères au creux de l’âme, de l’initiation intérieure, de l’histoire souterraine du vivant (Eau - Scorpion)... à l’émergence de nouveaux contenus dans la lumière du Sagittaire-Feu, contenus et visions susceptibles d’enrichir notre conscience actuelle, en donnant du sens et de la cohérence à nos parcours.
Dans l’énergie Sagittaire, le sens de la vie est un moteur puissant, un ciment prophétique, qui pourra générer directions (arc, flèche, dans quel sens aller ? la vie en général, les vies particulières...), énergies de réalisation (à partir du moment où cela a du sens...) et messages à transmettre (9ème signe, chiffre 9, l’enseignant, le guide).
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L’énergie scorpion est liée aux grandes mutations intérieures, aux morts et renaissances qui nous permettent de faire des deuils, de lâcher le passé, de se transformer profondément, de laisser se défaire de vieilles formes pour laisser l’énergie en investir de nouvelles, et de repartir à l’aventure... (Sagittaire), investis d’une nouvelle maturité, confirmés dans une « mission », et régénérés en énergie.
En accompagnant ce passage du signe du Scorpion au Sagittaire, nous allons essayer dans cette lettre de sentir le processus et le « sens » d’un mouvement évolutif, qui travaillerait l’humanité entière en passant par le développement original de chaque individu, au coeur de son âme et conscience...
Et essayer de sentir en quoi ces mois de novembre / décembre 06, leurs événements, leurs vécus - et la conscience que nous leur accordons - sont porteurs d’une semence (voir LDL 25 p8) qui pourrait produire un élan vital, original, d’une grande portée dans les mois à venir.
conscience de l’évolution - évolution de la conscience
L’énergie Scorpion et les origines mystérieuses du Vivant... les processus évolutifs.
Observer l’évolution de l’humanité, de la conscience, des sociétés... semble indubitablement générer petit à petit une passation de pouvoir : alors que pour tous, la vie incarnée commence par la vie animale et une réactualisation de tous les comportements, manières d’être et pulsions qui l’animent, il semble que l’évolution humaine, dont le développement du cortex humain et de la conscience de soi témoignent, nous invite à dépasser, à transcender les conditionnements psycho-biologiques de ce point de départ « animal » pour entrer dans une autre dimension.
Sabots, corps d’une animalité sauvage et fougueuse (membres et domaines inférieurs) - buste, tête d’homme (membres et domaines humain) - arc et flèche visant le divin (membres et domaines supérieurs).
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Gravir consciemment les étages animal > humain > divin, corps > âme > esprit fait partie des « missions » de l’énergie Sagittaire. Inconsciemment, nous vivons toutes ces dimensions, puisque c’est la vie... mais l’objectif de maturité, de connaissances et d’enseignements qui traversent l’énergie Sagittaire implique une retraversée consciente des passés, des forces et des processus reliant corps, âme et esprit. Ces prises de conscience permettent alors une projection cohérente et signifiante, ressentie en notre for intérieur, de leurs devenirs possibles, pour l’humanité et pour soi-même. |
| Atlas de Hevelius |
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Que cette énergie Sagittaire soit relié à l’Art de la Médecine n’est alors pas surprenant, tant il semble que la maladie, le conflit, s’établissent justement dans une relation abîmée entre ces trois plans. Et qu’il faille recoudre, reconnecter, rassembler, relier.
C’est cependant en Scorpion que nous allons explorer les processus corps / âme / esprit, leurs interactions, et produire la matière première que le Sagittaire utilisera pour faire de la connaissance un levier de la liberté. C’est en Scorpion que nous pourrons vivre une connaissance vivante, car vécue, éprouvée de l’intérieur, aux révélations bouleversantes. Ici, pas de croyances, mais de l’expérience... Ici, pas de bigots mais des mystiques... Ici, pas de théories mais de la pratique...
Cette énergie Sagittaire, recueillant alors les expériences initiatiques « Scorpion », va les rassembler, les organiser, relier sans arrêt ce qu’elle savait déjà et ce qu’elle vient d’apprendre, tant du monde que de soi-même. Un objectif de cohérence globale qui permettra d’avoir des « visions ». Quand l’énergie Sagittaire est pleinement épanouie, connaissante, elle touche à la prophétie, permet des sensations d’avenir et de parcours. Car elle sent une logique évolutive...
Cette lunaison a une énergie de « rassemblement ». Elle peut alors nous inviter à relier en un nouveau « tout cohérent », à la fois stable et souple, restant ouverts aux prochains changements, les différentes données, sensations, expériences qui nous composent. Entre ce que je sens aujourd’hui, mes rêves d’enfant, mes différentes expériences de vie, ce que j’ai lu dans tel livre, les dernières mutations... entre tout cela travailler une cohérence, le sens de notre vie sur terre.
des collectifs à l’individu, passages...
Exemple d’une histoire réfléchissant le passage du Scorpion au Sagittaire, et donnant quelques pistes sur l’évolution de la relation collectif / individu.
Dans la vie animale, la survie de l’espèce est plus importante que la survie de l’individu. L’âme collective domine l’âme individuelle, il est d’ailleurs possible que cette dernière ne soit pas (encore ?) en formation.
Imaginons une « âme collective » comme un immense nuage où toutes les particules se ressemblent, ont les mêmes comportements, les mêmes mouvements de vie, etc. Un tout organique, organisé, qui préserve sa cohérence grâce à une participation totale, et sans conditions, de chaque particule à la vie de l’ensemble de l’organisme.
Tchak. Un éclair transperce le nuage, sépare et dissémine les particules dans l’espace. Elles sont encore reliées entre elles par la mémoire commune qui les habite et qu’elles transmettent à leurs descendances. Cependant, l’éclair a inséminé en chacune d’elle un principe nouveau, un principe d’autonomie. Quelque chose germe en chaque particule, l’âme individuelle, et un outil privilégié, l’intellect, le mental qui leur permettra de se voir elle-même, de prendre conscience des relations causes-conséquences, de modifier leurs comportements en fonction de cela, de faire de la prospective, de s’aimer, etc.
Tout en continuant à avoir de nombreux « points et lieux communs », ces particules vivent et mémorisent désormais des expériences différentes les unes des autres, des expériences séparées. Le langage, parler et écouter, permettra alors de faire part aux autres particules de ses vécus différents, de se comprendre ou pas, de se mettre à la place de l’autre ou pas.
Les personnes aujourd’hui naissent avec une expression plus ou moins personnelle et autonome de leur âme individuelle et une relation plus ou moins saine ou pathologique, plus ou moins consciente, aux collectifs (image de « l’âme groupe »), qu’ils soient biologiques, culturels, socio-économiques ou autres.
Si l’on observe autour de nous (et en soi), l’on sent bien que certaines particules sont aimantées vers un état antérieur, fusionnel, où le principe « d’âme groupe » domine, décide, et produit des directives communes, les mêmes pour tous. Que ce soit par la reproduction des traditions familiales, par la recherche d’un groupe qui produit un mastic idéologique suffisamment puissant pour recoller des particules ensemble et faire un groupe « un », où chacun retourne à l’indifférenciation d’origine et parle d’une seule voix (qu’il délègue généralement à un représentant, à un petit livre, qu’il soit rouge, vert, noir, sacré ou profane, à un slogan...), ou par tout autre subterfuge fusionnel. Mais le mouvement de fond est le même : se rassembler et se fondre les uns avec les autres. Redevenir UN - par le groupe et non par soi-même.
Certaines idées, visions, constats, livres... peuvent être pertinents, mais le problème — vu sous l’angle de l’évolution des consciences individuelles — est de redevenir masse indifférenciée dès lors que des « tout » se cristallisent, font « système », et solidarisent les énergies individuelles en une masse globale et dépersonnalisante, reproduisant l’interdit de diverger en son âme et conscience, et donc l’interdit de créativité.
D’autres particules naissent dans un milieu où le principe « d’âme groupe » est puissant, où une culture veut dicter tous les comportements individuels, mais elles cherchent à « faire bouger » les choses, elles revendiquent des choix personnels, des divergences, qui seront acceptés, intégrés ou pas par le groupe (menaces de rejet, voire de meurtre, toute originalité présentant une menace). L’esprit indépendant est souvent courageux, et l’on voit dans le monde des hommes et des femmes, des âmes très courageuses. Le développement de la conscience individuelle est souvent dangereuse pour le groupe, car elle remet en cause toute réactualisation, répétition automatique du passé dans le présent et dans l’avenir. Elle dérange le connu, elle cherche. Elle est créatrice, vecteur de changements. Elle n’obéit pas aveuglément.
Certains parlent aujourd’hui de la perte de repères de la société actuelle, des jeunes... avec une certaine nostalgie du « bon vieux temps » où le principe « d’âme groupe » organisaient globalement la place de chacun. La domination des anciens collectifs (traditionnels, idéologiques...) s’effondre ? Si l’on considère que la conscience de l’âme individuelle doit continuer d’émerger et de se développer, il faut bien qu’il y ait un retrait de ce qui la dirigeait auparavant, une disparition, voire un effondrement des fonctionnements, habitudes et modèles connus. Que l’âme se retrouve « un peu perdue », seule, déboussolée pour partir en quête de ses propres vecteurs directeurs.
Imaginez par exemple que pour les prochaines élections présidentielles en France, il n’y ait aucun sondage « d’opinion », aucune prévisions de vote... aucun pourcentage. Imaginons la panique !!! Il faudrait essayer de penser par soi-même, discuter avec le voisin, lire, réfléchir... Certes, certains ont déjà commencé à pratiquer ces recherches, mais quel que soit le degré d’autonomie individuelle ? L’influence des informations collectives agit à un degré qu’il est bien difficile de mesurer. S’il n’y avait aucun sondage, le vote personnel prendrait peut-être une dimension nouvelle et offrirait une sensation amplifiée de la valeur participative de ses actes. Quand on ne sait pas ce que le groupe va faire, et que l’on n’est plus dans le registre « mimétisme / réactions », il faut structurer et affermir ce que l’on pense et ce que l’on fait. Même si de nombreux échanges d’informations avec d’autres personnes existent, au final c’est en son for intérieur que les questions et les réponses oeuvrent.
unité, identité, paix
L’émergence de l’âme individuelle, de la conscience personnelle semble également poser spontanément un problème d’identité. Le « qui suis-je » émerge, grâce à la fragilité que la séparation des particules au sein d’une identité « âme groupe » a produit.
L’oiseau qui passe n’a, semble-t-il, pas de problème ou de quête relative à son identité, il est oiseau, il est. Il fait « ce qu’il a à faire » dans sa vie d’oiseau. Il est peut-être encore au paradis de la non-différenciation. Il ne sait pas qu’il est nu. Il ne se pose pas la question du regard de l’autre. Il est sans doute en contact permanent avec l’énergie de son âme groupe, de son espèce, et s’éteindra sans se demander ce qu’il y a après sa mort. Il faut avoir développé une âme et conscience individuelle pour se sentir mourir personnellement. Peut-être l’oiseau ne se sent-il pas mourir personnellement, puisque son « haut commandement », sa tour de contrôle, le centre de la conscience active est sur le plan de l’âme groupe. Sa mort serait alors la mort d’une cellule de cette âme groupe, comme dans notre corps de nombreuses cellules meurent tous les jours. Une question d’échelle. (Et cela n’empêche pas que si une cellule, une particule souffre - marées noires et oiseaux englués dans le pétrole par exemple, l’âme groupe souffre).
Les animaux domestiques sont peut-être en train de commencer à développer une âme personnelle, au contact de l’humain qui leur donne un nom individuel et modifient leurs comportements quotidiens - plus besoin de chasser, etc. Ils se fragilisent peut-être sur le plan des instincts (qui se réactivent de moins en moins souvent) tout en s’humanisant sur le plan de sentiments personnels en émergence.
Dans certaines histoires qui parlent de réincarnation, il est raconté que l’âme individuelle se forme petit à petit, de vies en vies, d’incarnations en incarnations à travers les règnes (minéral, végétal, animal puis humain) et que, sur terre du moins, c’est actuellement dans le règne humain (pour le moment, l’évolution étant loin d’être finie) que nous développons au maximum l’âme individuelle et l’ouverture de son champ de conscience et de connaissances.
Que cette histoire soit vraie ou pas n’est pas le problème. Ce type d’histoire ne sont pas des croyances, mais des expériences vécues (réalisées justement dans l’énergie Scorpion) qui deviennent « tout cohérent », plausible et transmissible (énergie Sagittaire) lorsque de nombreuses expériences d’individus finissent par raconter la même histoire de vie.
Elle donne cependant à ressentir un processus intelligent, qui exprime non seulement un relais solidaire de règnes en règnes - et finalement, témoigne d’une certaine écologie - mais aussi parle d’une collaboration entre la vie terrestre, lieu d’accueil depuis des millénaires de la formation d’âmes individuelles à travers les formes de vie, entre la vie des âmes et la vie de l’esprit. Une sensation de collaboration entre corps / matière / esprit qui peut donner certains repères. Bref, une belle histoire... qui donne une vision d’ensemble d’un processus d’évolution où l’Espoir et la Liberté (Sagittaire) ne sont pas de reste.
Depuis la deuxième moitié du XX° siècle, les revendications en terme d’identité sont nombreuses, et produisent un magma de contradictions et de conflits qui se perpétueront certainement tant que l’individu cherchera à combler ce manque, cette perte d’unité, dans une quête « d’âme groupe » sécurisante.
Le sentiment d’unité, à travers le sentiment d’identité, apporte un certain repos. Et l’âme, au dire des mystiques qui l’explorent depuis des millénaires, a aussi une quête de paix. Que la paix soit avec vous, et avec votre esprit, la paix de l’âme, as-salâm ‘aleïkoum, ’aleïkom as- salâm.
Quand le « tchak » est tombé sur un « nuage groupe de particules » et que les individus se retrouvent disséminés dans l’espace, cela peut donner par exemple l’expérience de l’exil, de l’immigration. Les jeunes de la 2ème, 3ème génération d’enfants d’immigrés maghrébins en France ont des problèmes d’identité ? Quelle terrible chance !!! Il faut avoir ressenti tragiquement une perte d’unité pour partir en quête d’une autre identité. L’effondrement des groupes (soudés « naturellement » par la biologie et la culture) favorise peut-être l’émergence de l’individu, de gré ou de force. Quelle opportunité pour l’âme individuelle, ainsi obligée de se poser des questions personnelles et de trouver des réponses personnelles... dans le meilleur des cas.
Visions de Sagittaire : que la vie ait du sens, ce signe n’en doute pas, il cherchera donc, en observant le monde et les événements, un sens caché, secret, qui puisse accompagner la dynamique d’évolution dont il se fait le témoin... et le messager.
Dans cette lunaison de novembre / décembre 06, cette énergie peut ainsi nous emmener à voir pourquoi certains événements, rencontres, sensations... eurent lieu dans notre vie, et notamment ces derniers mois. Perception (scorpion) et compréhension (sagittaire) du sens secret et évolutif, levier de libertés.
La perte d’unité primordiale, tchak, provoque inévitablement une perte de cohérence entre les différentes informations et vecteurs directeurs qui circulent et organisaient le « tout » en maintenant un équilibre interne entre les parties. Le relation Gémeaux / Sagittaire est ainsi activée : séparer les éléments (Gémeaux) / relier à nouveau, en élargissant et en incluant de nouvelles informations.
Le déséquilibre et l’éclatement des informations (dont il ne reste parfois que quelques bribes incohérentes, par exemple pour un musulman, ne pas manger de porc, mais quel est le sens historique, ou mystique, de cette interdit ?), l’introduction de nouvelles informations collectives, provoque une instabilité de repères, une incohérence qu’aucune identité de groupe ne pourra venir apaiser. Toute recherche de groupe, alors que le métissage des informations a agi, est peut-être voué à l’insatisfaction permanente, à la régression et aux conflits intérieurs.
Il est fort possible que seule une identité personnelle, décolonisée de toutes les bribes d’informations écartelées, et restructurée à partir d’un centre (le Soi), d’une autonomie (les questions et les réponses sont en moi, dans un lieu secret de l’être) et de valeurs qui s’élaborent à partir de ses propres expériences et maturités, ait quelques chances de faire évoluer les situations personnelles et l’ambiance collective dans un sens positif et créateur.
Si l’on se tourne vers l’avenir de la conscience, la question de l’identité n’est pas (ou plus) soluble dans le collectif ou dans le passé. Depuis l’entrée de Saturne en Lion en juillet 2005, cette injonction de personnalisation de Soi, et la conscience de « faire son âme » de manière créatrice est sans doute très puissante.
L’identité semble être une quête vitale de l’âme, dans la mesure où c’est « quelque chose que personne ne pourra m’enlever », quelque chose d’irréductible, un noyau dur dans et à partir duquel je pourrais m’exprimer, noyau dur que même une bombe atomique ne saurait fissurer...
Peut-être ce germe d’esprit et d’indépendance que le grand tchac créateur a inséminé dans les particules humaines en est-il le « pro-vocateur »... Autant dire que l’identité est, consciemment ou inconsciemment, imprégné d’une valeur d’éternité et d’intégrité, un lieu qui ne pourra plus être séparé de lui-même...
Il paraît donc logiquement impossible de trouver la paix dans des identifications relatives et passagères... que ce soit dans des collectifs familiaux, culturels, idéologiques, sociaux-économiques ou religieux...
Unité, identité et paix ne se trouvent pas à l’extérieur. Ce chemin reste pleinement, et magnifiquement, intérieur.
changements individuels, l’avis du groupe...
Dans le passage Scorpion / Sagittaire, il semble toujours profitable de pouvoir se resituer dans un mouvement global, même sur plusieurs millions d’années, qui permette de sentir l’inclusion de son propre parcours dans celui de l’évolution humaine, apportant repères, vision et cohérence... cela aide à poser des actes le matin en se levant, en ayant le sentiment que cela a du sens.
En revenant à une échelle de temps vécue par nous-mêmes, l’on peut se demander que s’est-il passé depuis mars 2004 ? Quel chemin avons-nous parcouru ?
Le cycle d’activités et d’expériences qui a pu démarrer en mars 2004 a cheminé jusqu’en juin / octobre 2006, en essayant de déployer en chacun de nous meilleure connaissance de ses compétences et de ses désirs, choix personnels correspondant à « ce qui nous tient vraiment à coeur », relation avec notre potentiel de créativité et notre énergie d’entreprendre (voir les lettres précédentes), pouvoir de décision, désir de nouvelles réalisations. Les enjeux d’autonomie (liés notamment à l’énergie du passage du noeud nord en bélier) ont pu nous pousser à chercher intérieurement et affirmer extérieurement, ce que l’on veut vivre, aujourd’hui, comment, pourquoi.
En agissant au coeur de la vie individuelle, cette période 2004/2006 a pu nous faire traverser des mutations personnelles qui ont dérangé les collectifs et « âmes groupes » avec lesquelles nous évoluions auparavant. Familles, ami(e)s, collègues de travail... avaient une image de nous, des habitudes avec nous, nous partagions des manières d’être et de penser qui faisaient « groupe », repères, images et reconnaissances. Les groupes, même les groupes que l’on aime beaucoup, ont une tendance énergétique à produire un système et un « ordre établi ».
Dans un premier temps, il est parfois difficile de reconnaître pour soi-même que quelque chose change profondément dans notre personnalité, et que ce que nous aimions vivre et partager auparavant n’est plus investi par l’énergie du désir.... qui se déplace ailleurs.
Par exemple, entre 2004 et 2006, une personne longtemps investie dans des militantismes, des réunions, des actions collectives, l’organisation de conférences, colloques... s’est petit à petit sentie en décalage entre les nouvelles choses qu’elles avait envie de faire, et ce que le groupe lui demandait de continuer de faire et de penser. Elle a désormais désir de mettre une priorité dans la vie amoureuse, de mettre de l’énergie dans la vie privée, de créer des moments de plaisir, de tranquillités. Ou inversement, une personne qui après avoir consacré son temps, son attention et ses valeurs dans la vie privée s’est sentie attirée par d’autres désirs.
Toutes deux entrent dans un nouveau cycle d’expériences qui va continuer d’enrichir l’éventail de vécus de leur âme, et du sens de leurs vies. Que se passe-t-il dans le groupe ou la famille ? Trahison ? Tu as vu ce qu’elle devient, elle ne nous aide plus dans les réunions, elle ne pense qu’à sa vie perso... Elle voyage, elle s’embourgeoise, elle devient égoïste !!! Tu as vu ta soeur, elle délaisse sa famille, elle rentre tard le soir, va à des réunions, elle ne connaissait personne et maintenant elle reçoit des appels téléphoniques toutes les cinq minutes !!! Etc... Et celui-ci, qui vivait en collocations de rmistes un peu pantouflards, qui vient de monter son entreprise et ne pense plus qu’à faire tourner sa boite, à travailler et à réussir. Il s’intéresse même aux idées libérales !!! Et celle-ci qui ne sort plus la nuit et cueille des fleurs champêtres !!! Et celui-ci qui était contrôleur de gare et qui ne pense plus qu’au théâtre !!! Il veut même démissionner pour créer une troupe, il est fou !!!
Ahhh le changement individuel et les résistances des groupes...
Certains auront plus de tempérament que d’autres pour exprimer sans freins et avec délice les nouvelles expériences qui se profilent aujourd’hui, alors que nous sommes en train de cueillir, en ce mois de novembre 06, les fruits des changements vécus durant ces deux dernières années.
Ces fruits, nous les cueillons intérieurement. Et nous les recueillons quand nous nous recueillons. C’est à dire lorsque nous vivons en contact avec notre noyau dur intérieur, « identité, unité, paix », qui nous permet petit à petit de devenir notre propre tuteur, de rassembler nos propres particules et nos forces, connectés à une source intérieure qui ouvre la voie de propositions créatrices, sincères et légitimes, dans nos vies affectives, professionnelles, relationnelles, philosophiques...
Lorsque nous sommes en relation avec des personnes qui essaient, elles aussi, d’écouter les mutations qui les traverse et de les rendre conscientes, il est sans doute un peu plus facile de réadapter, de recréer en permanence une relation individu / collectif, en accueillant la valeur, la dynamique et l’originalité des parcours individuels.
unité, identité, paix... le fruit de l’arbre à défendre... et à accomplir
Dans la dernière lettre de lunaison, nous avions parlé, à propos de ce rassemblement d’énergies dans le signe du scorpion, d’un puissant moteur énergétique contenu dans ce signe : l’acte d’engendrer (voir LDL25 p7). L’acte d’introduire une partie de soi (une substance biologique, un sentiment, une pensée, un concept...) dans un être, un organisme extérieur, une société... afin de participer corps et âme au monde et d’y produire des transformations.
Pleinement ancré dans ce noyau dur personnalisé, authentique, le nouveau cycle d’activités, de réalisation, d’engendrements... qui démarre ce mois de novembre 2006, en combinant à la fois conscience de l’évolution de son âme et propositions pertinentes au monde, pourrait profiter d’une énergie et d’une puissance étonnante.
La « manifestation » pourrait le manifester... et les fruits devenir extérieurs, mis en mouvements dans les échanges et les relations.
Alors regardons attentivement tout ce qu’il s’est passé depuis mars 04, ne perdons pas une miette de conscience quant aux processus qui nous invitent à réaliser sur terre des rêves d’âme, à traverser de multiples changements, à ne pas s’arrêter. Observons les conséquences, ces premières réponses, qui ont pu se manifester en ce mois de novembre 06.
Tous les changements, même infimes, les petites et grandes décisions personnelles, les modifications relationnelles, les nouvelles configurations, toutes les petites et grandes nouveautés... sont probablement sur le plan des phénomènes, les premiers indices et témoignages de profonds changements qui eurent déjà lieu sur le plan des causes.
Ne pas prendre conscience de ces réels et profonds changements pourraient les re-enfouir dans les plans inconscients. Si par exemple nous continuions de ressasser les mêmes vieilles pensées sans nous apercevoir qu’elles n’ont plus lieu d’être, nous pourrions non seulement faire avorter, ou atténuer grandement, la plénitude du renouveau qui est en train de vouloir se manifester, mais re-engendrer dans le futur ce que nous voulions voir changer et nous posait des difficultés. Car cela a déjà changé... ouvrons alors simplement les yeux. Et reconnaissons, le présent est parfois tout nouveau.
Le degré sabian de la nouvelle lune du 20 novembre 2006 nous offre une belle image : « Le roi des fées approche de son domaine », il nous dit que « la présence d’un élément spirituel unificateur commence à être ressentie par l’individu fatigué, peut-être, des représentations extérieures de sa culture. La Conscience commence à obéir à une loi intérieure. »
Lors de la nouvelle lune du 20 novembre 06, Soleil et Lune sont conjoints à Jupiter, qui se prépare à entrer le 25 novembre 06 dans le signe du Sagittaire. Passage Scorpion / Sagittaire.
Jupiter est une planète qui « expanse » l’énergie et le volume de ce qu’elle touche. Elle « dilate », elle augmente, elle « enfle ». Lors de la nouvelle lune, son contact avec le Soleil pourrait dilater les qualités solaires de confiance en soi et en sa destinée, d’idéal intérieur inspiré par le « sens de la vie ». Le contact Soleil / Jupiter peut offrir une énergie de bien-être dans la relation à soi, de satisfactions, et dans la reconnaissance, par d’autres, de certaines réussites devenant « rayonnantes ». Il pourrait circuler quelques félicitations... Le cas échéant, les apprécier pleinement, cela fait grandement du bien à l’âme... (sans « enfler » des chevilles !!!)
Cette nouvelle lune du 20 novembre 06 pourrait également être en relation énergétique avec la pleine lune du 29 septembre 2004, où Soleil, Jupiter, Mars et Mercure réunissaient une puissante énergie en un « degré d’intuition de son devenir ». Il est possible qu’entre temps, cette intuition ait travaillé la réalité et commence à se réaliser... à passer dans le visible de la manifestation. Appréçions également les progrès, tout ne peut pas se réaliser en même temps.
et la suite ?
Quelque part, cette lunaison très Jupitérienne pourrait nous inviter à ne plus avoir peur, car nous nous approchons de notre domaine (« Le roi des fées approche de son domaine »). La confiance et la foi, l’Espérance qui est restée dans la Boite à Pandore*, sont sans doute des sentiments que l’énergie Sagittaire peut émettre très spontanément.
Troisième signe de Feu (de l’esprit de feu), l’entrée de Jupiter en Sagittaire élève et dirige l’ensemble des expériences et des évolutions oeuvrées dans les huit signes précédents vers une destination plus « élevée », vers une nouvelle amplitude personnelle, intérieure puis extérieure.
Cette amplitude pourrait permettre d’aborder ce nouveau cycle d’activités, non seulement avec espoir, mais également, et c’est ici l’essentiel, avec des capacités nouvelles et une meilleure solidité intérieure (unité, identité, paix).
Une ouverture de l’esprit pourrait nous soutenir quand il s’agira très certainement dans les mois à venir d’aborder des situations nouvelles, des mondes inconnus, qu’ils soient géographiques (voyager), intellectuels (explorer des concepts et des apprentissages...), affectifs (rencontres), professionnels... tout en continuant à se sentir personnellement en confiance.
(Dans la prochaine lettre du mois de décembre 06, nous essaierons de donner une vision de l’année 2007 qui semble annoncer une accélération des événe la Manifestation...)
Si l’énergie Sagittaire est aventurière c’est aussi parce que, arrivé à ce stade de l’évolution du zodiaque, l’âme se connaît mieux, a déjà rencontré une identité « personnelle / divine » et peut explorer l’étrange, rencontrer l’inconnu et l’étranger avec confiance. Non seulement « l’un n’empêche pas l’autre » sur terre, mais l’un et l’autre peuvent se combiner, se mélanger, échanger leurs rituels, explorer leurs perspectives, leurs mode de vies... avec curiosité et généralement, grande facilité d’adaptation.
L’énergie Sagittaire peut également donner la sensation d’être en permanence guidé (Jupiter, le guide intérieur ou extérieur, présence « d’anges gardiens »), d’avoir une « bonne étoile » qui nous protège, et qui permet de s’aventurer avec confiance et curiosité dans les manifestations de la vie.
Donc... parler à son étoile...
Comme Jupiter sera dans son signe (Sagittaire) du 25 novembre 2006 au 18 décembre 2007, durant un an, cette énergie de guide (arc et flèche, direction, mission...) pourra participer à l’élan durant de nombreux mois.
À partir de la nouvelle lune du 20 novembre 06, l’entrée de Jupiter en sagittaire se fera en compagnie du Soleil, de Vénus, de Mercure et de Mars (voir LDL25 p5). Juste après la pleine lune du 5 décembre, les planètes Mercure et Mars rejoindront l’Énergie de Jupiter, « l’amplificateur » entre les 9 et 11 décembre 06.
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Ce processus pourrait accompagner certaines « sorties de tunnel » dans certaines situations où l’on ne voit pas encore très clair, où l’on ne sent pas encore la cohérence, le sens et la direction.
Il peut aussi nous emmener à prendre un billet d’avion et à voyager, à nous plonger dans d’autres civilisations — même en lisant un livre ! À découvrir des visions de la vie qui nous enrichissent. |
La conjonction Mars / Mercure / Jupiter en Sagittaire peut également avoir un aspect très fougueux, voire explosif. Cette libération d’énergie peut être canalisée par un projet, une construction, un désir... mais également, si jamais la vie fait que nous sommes en train de vivre des situations difficiles, cela peut susciter une explosion de grandes colères. Les colères des énergies Sagittaire sont rares, mais lorsqu’elles explosent, n’oublions pas que Zeus maniait la foudre de manière redoutable. Tout tremble !!! La foi et le foie sont généralement concernés...
Ainsi, s’il nous reste quelques colères dans les labyrinthes de notre psyché, il est possible que nous en ressentions les effluves, ou que les événements s’organisent pour que nous ne puissions pas, ou plus, en faire l’impasse...
La relation Mars / Mercure du 9, 11 décembre 06, peut également avoir tendance à faire passer la violence (mars) par les mots (mercure), tandis que le contact Vénus / Pluton du 8, 9 décembre pourrait donner à cette ambiance une tonalité affective, sentimentale, amoureuse... quelque peu troublée. S’il existe quelques malaises dans les relations actuelles de couple, il est possible que les zones d’ombres, de non-dits, de peur de dire, de difficultés d’écoute, de compréhension, de malaises... butent durant ces quelques jours sur une « obligation d’expression » et de visibilité (sortie du tunnel : mise à jour).
L’un empêche l’autre, l’un n’empêche pas l’autre... amour et liberté, amour et possession... amour / fusion-régression, dépendance / indépendance, amour et élévation, etc.
La lune Noire étant entrée dans le signe de la Balance depuis le 20 octobre 06, son exigence de lucidité interroge très certainement depuis lors la relation homme / femme - indépendamment des relations mère / père ou des comportements maternels et paternels que nous pourrions avoir avec nos compagnons et compagnes - indépendamment donc, des peurs et des exigences de l’enfant...
À voir... mais l’on pourrait se demander également si cette libération d’énergie « feu », sortie des entrailles de la terre (scorpion) n’accompagnerait pas le réveil d’un volcan très terrestre.
Dans l’énergie de la Pleine Lune du 5 décembre 06, la planète Neptune en Verseau sera également en sextile (30°) à Vénus en Sagittaire, et trigone à la Lune en Gémeaux. Ce subtile contact peut également nous inviter, en tant qu’homme et femme, à ouvrir notre sensibilité et notre coeur (Neptune), à ressentir une réelle compassion (Neptune) dans les situations où nous sommes en relation avec une fragilité humaine. À élever nos sentiments (Vénus en Sagittaire), et notre humanité.
Ceux qui sont « satisfaits » des fruits du cycle précédent, et se sentent confiants en eux-mêmes, en leur devenir... sont peut-être invités, durant cette lunaison où une subtile énergie émotionnelle circule entre Neptune et la Lune, à se concentrer un peu moins sur eux-mêmes (ce que le cycle précédent avait pu au contraire nous demander). Dans la confiance en leur propre destinée, en continuant bien sûr d’y travailler et à affiner leur parcours, il est possible que leur « unité, identité, paix » intérieure, ait également une vocation tournée vers les autres, et qu’une réouverture du champ de la parole, de l’écoute, du partage émotionnel, affectif (trigone d’eau - neptune/lune - en signe d’air - verseau/gémeaux) soit la bienvenue.
Enfin, puisque l’acte d’engendrer est un acte créateur avec et dans le monde, accomplissons maintenant !!! Les fruits intérieurs, recueillis en soi-même durant ce mois de novembre, furent certainement accompagnés de pistes et d’indices quant à un futur où nous pourrions à la fois nous sentir un peu plus en confiance (Jupiter / Soleil), en meilleure connaissance de soi et confirmés dans nos compétences (deux ans de travail !), reliés à la fois à nos rêves intérieurs (cohérence conscience / âme) et aux réalités extérieures (discernements et calculs du mois de septembre).
Nous avons senti l’urgence d’une sincérité de nos décisions (juin 06), préparé les bases d’un nouveau départ (septembre), modifié, ou constaté la modification, de nos modes relationnels (octobre), amorcé l’ancrage ou une manifestation régénérée de nos projets (novembre), recueillis les fruits intérieurs - unité, identité, paix - de ces changements (novembre)... et bien, il ne reste plus qu’à continuer !!!
Avec un regard neuf, car tout a subtilement changé, continuer, se continuer,
de l’inaccompli à l’accompli,
écouter l’indépendance de notre esprit,
observer les initiatives que cela met en oeuvre,
les potentiels que cela libère et exprime,
mars entrera en Sagittaire le 7 décembre 06,
élévation, amplitude et foi
tenir l’arc demande fermeté et souplesse,
bander l’arc demande force, sérénité et stabilité,
viser demande inspiration et horizon,
« Lève toi et marche, tu étais mort, tu es vivant »
Bonne lunaison :-)))
Sandrine Delrieu