les lettres de lunaison conscience de l'évolution
évolution de la conscience
revue à parution mensuelle
madrugada edition, association de recherche sur la mémoire, la conscience et les devenirs
lettre de lunaison n° 34
par Sandrine Delrieu
nouvelle lune : 14 juillet 07, en cancer, 21°41, 12:05 TU
pleine lune : 30 juillet 07, en lion / verseau, 06°31, 00:49 TU
TÉLÉCHARGER CETTE LETTRE EN PDF
bulletin d'abonnement
imprimer cette page

La nouvelle lune a lieu en cancer, premier signe d’eau. Lors de la pleine lune, le soleil sera en lion, signe de feu, et la lune en verseau, signe d’air.

dynamiques de cette lunaison

Lorsque nous observons les cycles astrologiques, il semble qu’il y ait deux ou trois dates-clefs par an, deux ou trois « pics d’énergie » particulièrement significatifs en terme de « travail sur soi ». Ces pics semblent révéler dans l’inconscient collectif, et dans notre psychisme individuel, certains processus pouvant inciter à l’évolution, aux changements et prises de conscience.

Nous avions par exemple repéré :
- la Nouvelle Lune du 20/03/2004 (démarrage), puis le « pic de soi » de fin septembre 2004 (voir son devenir),
- le mois d’août 2005 où l’entrée de Saturne en Lion puis le passage de Jupiter au Noeud Sud réveillait à la fois la nécessité des originalités individuelles et le contexte de nos capacités relationnelles.
- le « pic de yang » autour du 18 juin 2006 avec l’énergie de la conjonction Mars / Saturne en Lion, et les enjeux personnels d’affirmation de soi, d’autonomie et de structuration de son propre projet de vie,
- le « pic d’affranchissements » et de « bond en avant » avec la conjonction Mars / Uranus / Noeud Nord de fin avril / début mai 2007, suivie du redémarrage d’activités lié à la Nouvelle Lune du 16 mai 2007.

En cette année 2007, nous pouvons repérer le « pic » suivant : en octobre 07, la conjonction entre Vénus, Saturne et le Noeud Sud.

 

le temps à bon escient

Chaque « pic d’énergie » comporte un temps de préparation, son apothéose (ressentis et événements), puis une phase d’intégration. Cette partition a toute sa musicalité : alors qu’elle s’étire sur le fil conducteur d’un temps linéaire, elle intègre de nombreux instruments, tonalités et interprètes. La contrebasse des ressentis profonds y croise la flûte traversière des envoûtements, la harpe du chant de l’âme et le piano des mélodies de la vie. L’orchestre a cependant besoin d’un chef d’orchestre : le moi conscient, susceptible d’entendre l’ensemble et de guider son développement.

 

 

 

 

 

L’espace-temps entre deux « pics » est particulièrement intéressant : chaque phase d’intégration prépare la nouvelle étape. Cette notion d’étapes est essentielle. Tout comme la croissance corporelle, embryogenèse ou enfance, la croissance psychique, émotionnelle, mentale d’un individu est un processus qui s’appuie sur l’étape précédente pour continuer sa maturation.
Le temps linéaire est un support d’évolution.
Dans certaines connaissances sur la réincarnation, l’on dit que l’âme humaine revient sur terre pour continuer son évolution. Pourquoi faudrait-il réintégrer le champs de l’incarnation matérielle, le plan de l’espace-temps linéaire pour « continuer son évolution » ? Ne pourrait-on pas la continuer ailleurs, autrement, sans entrer dans la densité matérielle ici-bas ? Je n’ai pas de réponse... si ce n’est de se demander qu’y aurait-t-il de spécifique ici que nous ne pourrions faire ailleurs ?

 

Il est dit par exemple que le suicide n’est en rien une libération. La personne qui se suicide ne voit certainement plus d’autre issue que la mort pour arrêter ses souffrances et son désespoir. Pour sortir du temps douloureux, pour en finir. Mais il est fort possible que cela ne finisse pas. L’être ne finit pas. Une fois le corps mort, le coeur arrêté, le dernier souffle déposé, l’être continue de ressentir la même chose, les mêmes émotions. Et son désespoir est peut-être encore pire, car non seulement la personne réalise que rien n’a changé, mais également qu’elle ne peut plus rien changer dans l’ici-bas qui causait ses peines.

Il semble que ce soit cela que l’on nomme la damnation, avec sa terrifiante tonalité d’éternité : le temps ne passe plus. Pour l’âme sortie du corps et des lois de notre espace-temps linéaire, le temps s’est arrêté, et avec lui la possibilité de transformer son organisme émotionnel en s’appuyant sur l’imbrication émotion-matière (physiologie) et le puissant levier des délivrances et des renaissances.
Il est bien dommage de la part de certaines instances religieuses de faire du suicide un interdit culpabilisant, il suffirait d’expliquer le pourquoi du comment le suicide n’est pas une fin mais la bascule dans une douleur sans fin. Des personnes, sur terre, et semble-t-il des « êtres de lumière », aident les âmes « damnés » - car figées dans une douleur éternelle, à sortir de leur gangue émotionnelle et à passer sur d’autres plans énergétiques plus paisibles.
Qu’aurait pu être l’enjeu sur terre ? Peut-être d’y arriver par soi-même, et en y arrivant par soi-même de développer une connaissance de soi et de l’être humain, une conscience plus aiguisée de son propre pouvoir, bref de faire son âme, et d’envisager partir un jour plus tranquillement et sereinement.

Nous reparlerons plus loin de cette tonalité, de la mort et des connaissances ésotériques, en relation avec l’entrée de la Lune Noire dans le signe du Scorpion (passage du 17 juillet 2007 au 10 avril 2008). Mais ce que nous accorde le temps linéaire en terme de possibilités de transformation par soi-même est d’un grand intérêt. Les deux ou trois « pics » évolutifs de l’année peuvent alors devenir des prises concrètes pour escalader notre montagne intérieure.

 

Après chaque « pic d’énergie », le dernier datant de fin avril / début mai 2007, la phase d’intégration, le bilan personnel, le fait de nommer, c’est-à-dire de rendre les mutations conscientes et d’en libérer l’Énergie-Verbe, est cruciale. Plus cette période d’intégration sera précise, juste et signifiante pour l’individu, plus son effet structurant pourra être bénéfique pour les développements futurs. Il ne s’agit pas simplement de tirer des leçons « mentales » de son expérience, mais bien d’intégrer, dans toutes les facettes de sa psyché et de son corps, les modifications de soi qui en résultent — ainsi que les réponses du monde extérieur à nos propres changements. Cet outil de clarté est sans doute liée à l’énergie Vierge, où le besoin de mettre de l’ordre à l’intérieur de soi, et à l’extérieur, permet de mieux se voir et de mieux voir.

 

ORDRE = Relation intelligible entre une pluralité de termes. [1]

 

Rendre le monde intérieur et le monde extérieur intelligibles est sans doute un des puissants désirs de l’être humain. Que ce soit par des recherches ésotériques (observations du monde intérieur) ou des recherches exotériques (observations du monde extérieur), un immense corpus d’expériences et de connaissances égrènent les millénaires de l’humanité.
Le problème étant, pour que cette quantité de connaissances serve à quelque chose dans la vie d’un être humain, d’arriver à rendre un ordre intelligible au coeur de notre personnalité et au sein de notre vie quotidienne.

Parmi la « pluralité de termes » qui composent notre vie d’être humain, l’amour et les relations sont sans doute parmi les facettes les plus essentielles, les plus subtiles, joyeuses et douloureuses que nous puissions traverser. Elles façonnent notre parcours d’humain et il semble qu’aujourd’hui, en cet été et automne 2007, le projecteur de la clarté Vierge pointe son faisceau dans cette direction : nos constructions affectives.

Un travail très personnel, exigeant sans doute une grande honnêteté et une capacité d’introspection, est durant quelques mois proposé par le déplacement de la planète Vénus, par son contact avec la planète Saturne et sa rencontre avec le Noeud Sud.
Nouvelle étape. Nouveau défi.


Entre la 1ère conjonction Vénus-Saturne du 2 juillet 2007 jusqu’à la conjonction Vénus-Saturne-Noeud Sud du 14 octobre 2007 (Saturne-Noeud Sud jusqu’à la fin octobre), une série d’événements révélateurs pourraient, chacun dans notre histoire, nous permettre d’approfondir la connaissance de nos constructions affectives et de vivre des prises de conscience susceptibles d’en enrichir les contenus et les vécus.
Durant ces trois mois et en ces mêmes signes Lion et Vierge, une série d’impulsions énergétiques impliqueront le Soleil, Mercure et deux autres cycles de lunaison. Sur la page suivante, les différents dessins présentent le défilé de ces planètes Soleil, Mercure et Vénus devant l’exigeant Saturne et le déclencheur d’événements karmiques que peut représenter le Noeud Sud.

 

 

conjonction du 2 juillet 2007

 

et 3 mois après...
conjonction du 15 octobre 2007

clarification des sentiments et des désirs

« Vénus est très importante en ce sens qu’elle donne la mesure de la capacité à parvenir au bonheur, à être en paix et en harmonie avec soi-même et l’environnement. » [2]
Planète maîtresse du signe du Taureau et du signe de la Balance, Vénus nous parle du beau et du désirable, des plaisirs et des sentiments de satisfaction, des valeurs, valorisations de soi et de notre environnement, des échanges et des partages, de notre désir d’union et de mariages.

 

saturne et la forme de notre personnalité,
La planète Saturne est énergie de contraction, de sédimentation, de cristallisation des formes matérielles, psychiques, émotionnelles ou mentales. Dernière planète visible à l’oeil nu, elle « ferme », elle cerne, elle pose des limites et en posant des limites permet aux organismes (personnes, structures) d’être séparés les uns des autres (peaux, frontières, objet social) et de se définir dans leurs particularités. En nous permettant de nous expérimenter en tant qu’organisme séparé, cette énergie nous incite à devenir autonomes et responsables de notre « auto-construction ».

Cette « mise en forme » cristallise dans un premier temps un ensemble de données issues du passé : Saturne, « Seigneur du karma », nous fait héritier... Dans le thème natal d’une personne, le lieu où se situe Saturne parlera d’un endroit où la famille, les ancêtres, les vécus de l’enfance laissent une empreinte profonde, parfois très douloureuse. Ce sera généralement un lieu de la vie (affective, intellectuelle, relationnelle, philosophique, matérielle... suivant le lieu marqué par Saturne) où la personne doit faire des efforts parfois immenses, faire preuve d’une grande honnêteté envers ses difficultés, accepter de voir systèmes de défense, névroses et compensations... pour « transformer le plomb en or », et faire d’une frustration, complexe, peur, pénurie... un lieu conscient de mutations personnelles, d’enrichissements et de maturité.
Pour réaliser cette oeuvre alchimique, Saturne nous place souvent dans une forme d’isolement, face à nous-mêmes. Une sincère et lucide introspection devient alors la clef de notre évolution.

 

Dans son beau livre sur Saturne [3], Liz Greene nous raconte : « Saturne symbolise un processus psychique autant qu’une certain genre d’expérience. Il n’est pas simplement une représentation de la souffrance, de la restriction et de la discipline : il symbolise également le processus psychique, propre à tous les êtres humains, par lequel l’expérience de la souffrance, de la restriction et de la discipline devient un moyen d’accomplissement et d’éveil de la conscience.

La psychologie a démontré l’existence dans la psyché humaine d’une motivation ou impulsion vers l’accomplissement ou réalisation de la totalité de soi-même. Cet état de plénitude est symbolisé par l’archétype du Soi. Ce symbole ne suggère pas une perfection qui n’inclurait que les bons côtés de la nature humaine, mais plutôt un état de complétude à l’intérieur duquel tout ce qui fait partie de l’homme trouve sa place de façon harmonieuse à l’intérieur du tout.
Le processus psychique symbolisé par Saturne semble se référer à la réalisation de cette expérience intérieure de plénitude chez l’individu. Saturne est lié à la valeur éducative de la souffrance ainsi qu’à la différence entre valeurs extérieures, acquises par le biais des autres, et valeurs intérieures, fruit de notre recherche intérieure personnelle. »

 

la relation vénus — saturne
Entre le 2 juillet 2007, où a lieu la première conjonction Vénus-Saturne, et le 14 octobre 2007 où aura lieu la dernière, ce processus d’introspection cible sans équivoque nos constructions affectives, le sentiment de valeur que nous ressentons envers nous-mêmes, la valeur que nous accordons aux autres personnes (qualité de notre regard « sur » les autres), notre capacité d’harmonie, de paix, de beauté avec nous-mêmes et notre environnement, nos plaisirs ou nos difficultés relationnelles, nos plaisirs et nos difficultés matérielles.

Il peut être intéressant de relire les lettres n°20 et 21 des mois de Juin / Juillet 2006. Les planètes Mars, Mercure et Vénus faisaient également une conjonction à Saturne. Une forte dominante énergétique ciblait alors la planète Mars et notre capacité d’affirmation et d’engagement dans des actes sociaux qui expriment notre volonté et nos forces personnelles.
Cette année, c’est la planète Vénus qui semble mise en valeur - la prochaine conjonction Mars-Saturne aura lieu le 11 juillet 2008 au 6° Vierge.

 

Dans la lettre de lunaison N°20 page 6, nous avions noté comment ce dispositif énergétique pouvait agir : la planète Saturne se déplace très lentement, elle reste environ 2,5 ans dans chaque signe. Lorsqu’une planète plus rapide, comme le Soleil, Mercure, Vénus et Mars passent devant Saturne et forment durant quelques jours une conjonction, c’est comme si nous passions devant un Juge, devant une instance qui pourrait valider ou invalider les fruits de notre évolution, en nous dévoilant par des ressentis intérieurs et des événements extérieurs « là où nous en sommes » avec telle ou telle facette de notre personnalité.

La relation Vénus-Saturne durant ces 3 mois pourra alors mettre en évidence - à travers des événements et des ressentis - le chemin que nous avons dernièrement parcouru sur le plan affectif, amoureux, relationnel... afin de pouvoir « vivre en harmonie avec d’autres personnes et avec notre environnement ».
Il peut être intéressant de regarder le type d’événements qui a pu avoir lieu dans nos vies autour du 2 juillet 07, au moment de la première conjonction Vénus-Saturne. Cela peut nous donner quelques informations de départ...
Ce « vivre en harmonie » n’a pas de modèle unique, à nous de personnaliser et d’approfondir ce qui nous donne un sentiment de plénitude et de bonheur, de réalisations intérieures et extérieures satisfaisantes. Ces contenus peuvent d’ailleurs évoluer au fil de la vie d’une même personne, et il est toujours intéressant de prendre conscience de ces changements.

Ces trois mois de conjonction Vénus-Saturne nous permettront sans doute d’approfondir la qualité de nos contenus affectifs. Les effets de ces trois mois de « Travail Vénus-Saturne » pourraient, selon l’histoire de chacun, être très positifs et structurants comme très douloureux et blessants. Nul doute qu’il s’agisse d’un accouchement, d’un travail... Nous allons en explorer quelques facettes possibles.

 

aimer, être aimé
L’amour, le sentiment d’être aimé et de pouvoir exprimer son amour, de s’associer avec confiance avec une autre personne semble, pour certaines personnes, faire partie de capacités spontanées. Une confiance intérieure attire une confiance extérieure, et dans un couple par exemple, l’amour pour l’autre personne permet à chacun d’approfondir une relation tout en se développant en tant qu’individu, et de traverser les périodes fastes et les moins fastes avec honnêteté, confiance et patience.
Vénus et Saturne collaborent alors de manière positive, Vénus en permettant l’ouverture d’un coeur confiant, Saturne en donnant une maturité affective susceptible de donner à la relation une dimension et une valeur dont le critère va bien plus loin que le simple fait de « prendre du plaisir ». Saturne permet alors de tisser des liens dans le temps, et dans la profondeur.

Une maturité affective permet à ces personnes de rencontrer en une autre personne quelqu’un qui n’est pas là pour combler des besoins ou compenser des manques, mais pour devenir un(e) compagne de vie susceptible de rendre intelligible et expérimentable une pluralité de potentiels et de projets. Une séparation peut alors être également entrevue dans cette perspective de plénitude, en transformant par exemple le compagnonnage amoureux en compagnonnage amical et en enrichissant l’estime pour un être ou une âme avec qui nous partageons une forme d’éveil.

 

sculpter la relation
Dans une relation déjà existante, cette période de conjonction Vénus-Saturne (juillet -> octobre 2007) pourrait inviter chacune des personnes à vivre un bilan affectif personnel lucide. S’il existe certaines frustrations dont nous nous accommodions jusque là, si les consensus du « ensemble » affectent le développement personnel, si nous nous sentons alourdis, limités, freinés, rejetés... il pourra alors être très judicieux de prendre un peu de recul, voire de trouver le bon moment de l’isolement méditatif (Saturne) afin d’interroger intérieurement la source des malaises, leur historicité et d’évaluer leur profondeur.

 

02/07/07
vénus conjoint saturne au
23° lion
27/07/07
vénus rétrograde au 3°
vierge
13/08/07
conjonction soleil-mercure
et conjonction lune-saturne-vénusR
17/08/07
conjonction multiple
soleil-vénus R-mercure-saturne
22/08/07
soleil conjoint saturne
30/08/07
soleil conjoint noeud sud
09/09/2007
vénus direct
15/10/07
conjonction finale vénus
saturne noeud sud


Cette proposition d’introspection personnelle est sans doute une des ressources les plus efficaces pour arriver à rencontrer l’ombre qui pourrait affecter la relation, en affectant une des facettes de notre propre développement.

Dans les couples ou relations déjà très abîmés, ou si les personnes n’ont pas ce réflexe de l’introspection, cette période pourrait s’avérer douloureuse, réveillant ce qui peut faire les spécificités difficiles de la conjonction Vénus-Saturne : dévalorisation, sensation de ne pas mériter l’amour, peur du rejet, méfiance préventive envers toute relation affective par crainte de désillusion, doutes sur son pouvoir de séduction, froideur défensive, profond isolement affectif, glaciale solitude. L’amplitude de ces douleurs est souvent à l’échelle du besoin d’amour, et chaque échec, chaque blessure, voire chaque peur de la blessure peut faire glisser une personne dans une très profonde dépression et dans une vie relationnelle de plus en plus sclérosée et déprimante.

 

Le cas échéant, il peut donc être judicieux de faire attention à soi durant cette période, comme de faire attention aux personnes que nous connaissons, ami(e)s, membres de la famille si nous sentons qu’elles traversent une période affectivement difficile ou entrent dans une phase de doutes et d’auto-dévalorisations particulièrement aigüe. Les peines de coeur peuvent être très douloureuses et destructrices dans l’ambiance insistante de la conjonction Vénus-Saturne. La première grande peine de coeur de l’adolescence y est particulièrement profonde et marquante pour la construction affective de l’adulte.
Bien que se concentrant dans les relations de couple, ces affects peuvent toucher tout type de relation réveillant en nous la sphère des sentiments. L’énergie de Saturne canalise nos peurs les plus profondes et tenaces, et nos peurs d’enfant en matière affective peuvent être directement pointées durant cette période.

 

vénus dans l’enfance,
Il est nombre de parents qui subviennent admirablement aux besoins de leur progéniture (la nourriture, les soins, l’hygiène, le toit, la scolarité...) sans pour autant les aimer, ni même les voir et les concevoir en tant que personne, en tant qu’individu différencié cherchant à se connaître lui-même, à exprimer et à mettre en relation son propre « moi » avec d’autres personnes et avec leur environnement.
L’épanouissement de Vénus ne fonctionne pas dans le règne des besoins vitaux (biologiques), des instincts de protection, ni même d’une éducation à la vie permettant à la progéniture d’apprendre à chasser, à s’envoler, à construire un nid ou un pont pour sa propre survie. Tous les parents animaux transmettent leurs savoirs vitaux à leur descendance pour qu’elle puisse se débrouiller dans son environnement. Les parents animaux s’occupent de leurs enfants, il n’y a rien là de spécifiquement humain. Avec Vénus, la question n’est pas là.

Deux types de vécus construisent notre « potentiel Vénus » : le sentiment d’être aimé pour « soi-même » et le sentiment de se sentir valorisé dans le regard des autres, notamment des parents et des proches dans l’enfance.
- Le sentiment d’être aimé pour soi-même permet à l’enfant grandissant de découvrir ses dons intérieurs et la forme de ses désirs. Cela éveille notre forme personnelle, et en valorisant l’enfant valorise l’expression de ces dons : Vénus et sa relation au signe du Taureau.
- Le sentiment de se sentir valorisé dans le regard des autres pourra développer une image de soi positive, sereine, épanouie : Vénus et la relation au signe de la Balance.
Le sentiment d’avoir de la valeur et le développement d’une bonne image de soi donne alors au futur adulte des ressources et une sérénité qui peuvent participer d’une belle prospérité relationnelle et affective.

L’image de soi est sans doute une des spécificités humaines les plus intrigantes (avez-vous déjà vu un chien se regarder dans la vitre d’un magasin en passant devant et se recoiffer ? ou avoir honte de ses formes et les cacher sous des sacs informes de vêtements ?). Et développer ses dons, une des vocations les plus intéressantes du développement personnel et de l’échange (avez-vous déjà vu un chat faire de la poterie ou du théâtre ? créer un métier à partir de ses compétences ?). L’énergie du Taureau et de la Balance associées en Vénus nous accordent également le don du Beau, de l’harmonie, de l’art et des échanges culturels.

 

vénus en guérison,

Cette période de « Travail Vénus-Saturne » peut offrir l’occasion de grandes réparations affectives en révélant des lieux de doute ou de souffrance, en leur donnant la possibilité de s’exprimer de manière plus lisible, et, le cas échéant, en leur trouvant des solutions thérapeutiques adéquates.
Cette période pourrait également nous témoigner, à travers des « validations positives » (récompenses, réussites, félicitations...) de notre parcours ou de nos investissements, un regain d’énergie et de confiance, nous permettant pour l’avenir de nous appuyer sur une « valeur personnelle » que nous pouvons estimer de manière plus juste et plus sécurisante.

S’il n’y a pas de fatalité - nous ne sommes pas condamnés à vivre toute notre vie les mêmes difficultés - la fonction de Saturne est cependant de nous faire réaliser que nous devons participer consciemment à notre destinée. Il est notable que cette énergie saturnienne récompense les efforts, la sincérité, l’honnêteté d’une introspection courageuse.

Les personnes qui sont déjà marquées à la naissance par une relation Vénus-Saturne (conjonction, opposition...) pourraient sentir de manière plus aigüe l’effet de ce processus. [4]

 

Il est également intéressant de noter que la planète Mars est dans le signe du Taureau depuis le 25 juin 07 et y restera jusqu’au 7 août 07, avant de passer dans le signe du Gémeaux. Au premier niveau, cette énergie Mars en Taureau n’est pas très altruiste, elle cherche dans un premier temps à satisfaire des désirs personnels, à en tirer du plaisir et à s’organiser à partir de ces exigences de « l’ego » en construction. Dans l’ambiance du « Travail Vénus-Saturne », cette énergie peut cependant soutenir ce moment de « re-fondation du Moi affectif », qui en posant des questions personnelles trouve des solutions personnelles, et rebranche la personne sur son désir, sa valeur, ses dons, ses formes, ses biens. Elle invite également, si l’on a des dons et des compétences, à ne pas les gâcher, à les vivre pleinement, à savoir les faire fructifier, pour pouvoir ensuite les offrir au monde et les partager.

 

féminités,
« Dans le thème d’une femme, Vénus, en plus de symboliser l’affectivité, indique sa propre féminité. La féminité n’est pas entendue ici dans son aspect maternel, ce qui est le propre de la symbolique lunaire, mais dans cette compagne idéale capable d’exprimer la beauté, la grâce, l’harmonie et le charme. » [5]
Durant cette période de conjonction Vénus-Saturne (juillet à octobre 2007), cette question de la féminité, le fait d’évoluer dans le monde à la manière de Vénus (charme, harmonie, tact...) pourrait ainsi être abordée, chez les femmes mais aussi chez les hommes, dans ce qui peut constituer leurs projections sur les femmes (anima) ou dans l’expression de leur propre forme vénusienne.

Avec la relation Vénus-Saturne, la peur de séduire, comme la peur de ne pas séduire, témoignent toutes deux d’un immense doute et besoin de séduire, de se mettre en relation avec le regard et/ou le coeur de l’autre, qui n’a pas (jamais ?) pu être vécu sereinement et sainement.
Cette période pourrait ainsi appuyer là où ça fait mal mais également permettre de transformer profondément, et durablement (Saturne), une nouvelle confiance en sa propre féminité pour une femme et, par exemple, la possibilité pour un homme d’exprimer sincèrement son affection sans chercher à mépriser ou à contrôler cette « femme » qui lui fait si peur. Dans un cas comme dans l’autre, il s’agira de sortir de prison (Saturne, l’enfermement, la coupure).

Ces exemples ne sont là que pour poser des panneaux indicateurs désignant le style de vécus possibles, et nous inviter à écouter attentivement nos propres vécus dans leur originalité et leur subtilité.

 

rencontres et retrouvailles
Si cette période Vénus-Saturne pourra toucher le coeur et les vécus des personnes en couple, en refroidissant ou au contraire en renforçant profondément les liens, il ne serait également pas étonnant que certaines rencontres puissent réveiller ces dimensions affectives et relationnelles. Sans vécus relationnels, comment estimer et voir notre évolution dans le domaine affectif ?

En cheminant vers la 3ème conjonction Vénus-Saturne de mi-octobre 2007, il semble que nous nous rapprochions d’un lieu énergétique puissamment karmique.
En astrologie karmique, nous dirions qu’une rencontre ayant lieu alors que les énergies Vénus-Saturne-Noeud Sud sont dominantes s’inscrit dans le parcours de deux âmes qui se retrouvent pour continuer une relation. Cette relation entre deux âmes peut comporter un passif positif ou négatif, l’on peut retrouver un grand amour, comme une personne à qui nous aurions fait beaucoup de mal, ou inversement.
En astrologie psychanalytique, nous dirions qu’une rencontre ayant lieu alors que les énergies Vénus-Saturne-Noeud Sud sont dominantes s’inscrit dans le parcours de deux personnes qui rencontrent exactement le contenu de leur psyché en rencontrant « l’autre ».
La femme rencontre son animus, l’homme son anima. Nous rencontrons nos personnages intérieurs, pour le meilleur, le pire, et bien d’autres raisons.

L’énergie de Saturne renvoie à un principe quelque peu implacable : celle de la relation entre le conscient, l’inconscient et les événements qui nous arrivent.
Écouter nos ressentis, nos rêves, nos réactions biologiques (tomber malade le lendemain d’une rencontre), bref les manifestations de notre inconscient pourraient alors nous permettre de guider avec plus de lucidité nos événements et de pouvoir y exercer une dose renforcée de libre-arbitre : c’est-à-dire d’avoir le choix, et de pouvoir également l’exercer en ces matières affectives.

 

l’aiguillon des profondeurs psychiques

Alors que la conjonction Vénus-Saturne peut nous demander une grande lucidité affective et que la récente rétrogradation de Mercure (16 juin au 11 juillet 2007) a pu remuer notre univers émotionnel [6], une nouvelle donnée vient désormais participer aux énergies ambiantes : la Lune Noire entre dans le signe du Scorpion le 16 juillet 07, et y restera jusqu’au 10 avril 2008.

« La Lune Noire initie à son rythme l’homme au mystère de sa propre vie et le fait naître à lui-même.» [7]

La Lune Noire met environ 8 ans et 10 mois, presque 9 ans, à faire le tour du Zodiaque, et son passage dans un des 12 signes nous offre régulièrement un accès privilégié aux dimensions initiatiques de ce signe.
La Lune Noire s’adresse aux mystères, et sa permanente pulsation est la faille perturbatrice de tout état d’esprit borné dans le monde matériel ou dans une vision étriquée de la vie. En dérangeant notre confort, et en nous faisant parfois traverser les plus profonds tourments, elle nous oblige à nous poser de grandes questions qui nous guideront vers de grandes réponses et vers des vécus qui ouvriront notre conscience à l’éveil, au Voir.

La phase Scorpion est sans doute celle qui nous guide le plus directement vers les dimensions dites « invisibles ». « Invisible » et « inconscient » sont des mots par défaut, ce qui est invisible pour une personne ne l’étant pas forcément pour une autre. Mais la direction est donnée : c’est par là que ça se passe.

 

L’initiation à laquelle nous confronte la Lune Noire commence souvent par une tragédie de la vie personnelle, par un trou noir.
La phase Scorpion nous guide souvent vers des expériences et ressentis liées aux questions de la mort personnelle. Une personne ayant la Lune Noire en Scorpion à la naissance pourra par exemple avoir été marquée dans l’enfance par la mort tragique d’un parent proche, d’un frère ou d’une soeur. Elle aura pu être ébranlée, tétanisée, terrorisée par des images et des ressentis de cette mort qui la hanteront ensuite pendant de longues années, dans une intranquillité permanente et parfois très angoissante.
La solution vient alors de la blessure : au lieu d’avoir une peur bleue de la mort, l’individu pourra un jour être amené à l’étudier, à l’approcher, à accueillir l’épreuve, à se laisser initier par l’art du passage et par là, à devenir un être guéri de ses tourments et voyant, en ce lieu même qui l’a tant fait souffrir.

 

l’art du passage avec l’autre
Tout en restant vivant sur terre, sans que notre coeur lâche ou que notre dernière souffle s’expire, nous pouvons vivre la mort de notre dimension personnelle. C’est ici, dans le signe du Scorpion, que spiritualité et sexualité célèbrent le mystère de l’Union. Après le contrat de mariage effectué dans le signe de la Balance, nous consommons l’Union des corps dans le signe du Scorpion. Cette union pourra alors nous faire entrer dans une autre dimension.
Cette procédure, qui dans certains états d’esprit s’est réduite à une forme de moralité, est en fait un puissant rituel psychique et physique : après le contrat de mariage entre deux êtres séparés, nous entrons dans l’espace d’une union vibratoire qui pourra provoquer cette expérience de « mort de notre dimension personnelle » : l’extase.

Il n’est pas rare que des terreurs irrationnelles apparaissent une fois franchie la porte de la chambre, et que certaines personnes aient peur de jouir par peur de mourir. Qui plus est, la montée d’énergie (kundalini) qui traverse alors la colonne vertébrale de bas en haut peut être profondément douloureuse si des noeuds énergétiques et psychiques barrent la route de cette « montée de sève ».

Nous sommes là dans un espace et un vocabulaire « Scorpion » où la mort de notre dimension personnelle ouvre la porte de notre dimension spirituelle, et où une attirance pour les domaines de la sexualité peut, consciemment ou pas, être une attirance vers un au-delà mystique.

En repensant à tout ce que nous avons dit en début de lettre à propos de la conjonction Vénus-Saturne-Noeud Sud et à ce travail particulier ciblant le domaine des relations ou de la rencontre, cette entrée de la Lune Noire en Scorpion semble rajouter à cet enjeu une dimension intime et initiatique.
Durant ces trois mois (juillet à octobre 2007) la Lune Noire en Scorpion formera un aspect de sextile (60°) à la trilogie Noeud Sud-Saturne-Vénus, reliant ainsi ces deux points du zodiaque. Il se pourrait alors que certaines personnes, déjà sensibles à ces énergies ou les découvrant, puissent vivre des échanges mutuellement initiatiques, à la fois subtiles, humains et ouvrant la voie d’une forme de transcendance et d’abandon à plus vaste que soi.

 

l’art du passage en soi
« La mort rentre par le ventre, exactement au point de la volonté. Cet endroit est la partie la plus sensible et la plus importante de l’homme. C’est la région de la volonté, et aussi celle par laquelle nous mourons. Je connais tout cela parce que mon allié m’a conduit jusqu’à cette étape. (...)
Don Juan fit un geste étrange. Il ouvrit ses mains en éventail, les leva au niveau de ses coudes, les tourna jusqu’à ce que ses pouces touchent ses flancs, et lentement les rassembla au centre de son corps, au-dessus de son nombril. Pendant un certain temps, il les laissa immobiles. Ses bras vibraient sous l’effort. Puis il les releva jusqu’à ce que la pointe des majeurs touche son front, et dans la même position les redescendit au centre de son corps.» [8]

Étudier, apprendre, explorer, vivre et ressentir l’effet de pratiques spirituelles, fait partie des expériences de la phase Scorpion. Durant le passage de la Lune Noire en Scorpion (jusqu’en avril 2008), ce désir d’explorations et d’ouvertures de la conscience, d’expériences et d’approfondissements de nos connaissances ésotériques pourrait également être activé.
En relation avec Vénus-Saturne-Noeud Sud en Vierge, il est possible que ces recherches s’inspirent de pratiques où analyses précises des phénomènes corporels (l’énergie passe par là, puis par là, le souffle circule dans ce sens, etc) et désir de purification s’associent à l’attirance Scorpion pour les phénomènes énergétiques et psychiques.
La méthodologie corporelle de l’énergie Vierge peut s’associer efficacement aux intuitions psychiques et au pouvoir de perception / compréhension de l’énergie Scorpion. Toute pratique personnelle sincère et sérieuse, s’appuyant à la fois sur un corpus de connaissance, tel que le yoga par exemple, et sur un abandon total aux perceptions du corps pourrait alors être très bénéfique, voire guérisseur.
La Lune Noire, initiant l’homme à lui-même, nous offre alors la possibilité d’une hyper-clairvoyance qui nous fasse avancer sur le chemin de nous-mêmes, et par conséquent participe à rendre plus intelligible le sens de notre vie et de nos échanges avec les autres.

Il n’existe pas 36 milles solutions pour traverser l’espace Scorpion des « morts et renaissances » et des initiations psychiques et physiques de manière saine et éveillante. Dans le tourment des failles personnelles et des immaturités émotionnelles, l’attirance et la puissance fascinante qu’exerce l’énergie de la Lune Noire en Scorpion au coeur de notre psyché peut provoquer beaucoup de dégâts dans les relations humaines physiques et psychologiques. Une forme de fascination destructrice ou auto-destructrice peut apparaître. Une attirance pour les zones sombres et pour des vécus extrêmes dominés par des forces inconscientes morbides et avilissantes n’y est pas rare. Côté psychisme, les pratiques de magie noire ou d’occultisme malsain peuvent attirer certaines personnes. Ces adolescents au regard sombre en témoignent parfois, ne sachant pas quoi faire de leur attirance pour les forces inconscientes et les rituels psychiques dans une société occidentale bien embarrassée par ces états de l’âme.

Pour information, la Lune Noire était dans le signe du Scorpion : Du 09/08/1945 au 04/05/1946 — Du 15/06/54 au 11/03/55 — Du 20/04/63 au 13/01/64 — Du 24/02/72 au 19/11/72 — Du 29/12/80 au 24/09/81 — Du 04/11/89 au 30/07/90 — Du 09/09/1998 au 06/06/1999 — Du 16 juillet 2007 au 10 avril 2008.

Les personnes qui sont nées entre ces dates ont la Lune Noire en Scorpion dans leur thème de naissance. Elles pourraient alors se sentir particulièrement concernées, aiguisées, durant les mois à venir par le type de quêtes, d’expériences et d’initiations relatives à ce signe.


Pour tous, il peut être intéressant d’observer si entre septembre 1998 et juin 1999, ou dans les cycles précédents, certains phénomènes, rencontres, découvertes, initiations, ressentis, événements ont marqué nos vies. La Lune Noire aujourd’hui pourrait alors nous inviter à approfondir les contenus de ces vécus en commençant — ou en continuant — de leur donner une dimension initiatique et éveillante.

La trilogie Vénus-Saturne-Noeud Sud continuera durant trois mois s’enrichissant au fur et à mesure, d’informations, de vécus, de prises de conscience, de rencontres et de ressentis. Les prochaines lettres continueront d’en dérouler le fil et le film, en espérant que les facettes restructurantes et régénérantes des énergies actuelles pourront accompagner une météo affective enrichissante.

Bonne lunaison :-)))
Sandrine Delrieu

 

NOTES
1. Première définition du mot « ordre ». Petit Robert.
2. Saturne, un regard nouveau sur un vieux démon. Liz Greene. Edition Dervy. p 146.
3. Saturne. Liz Greene. p 9
4. Si vous ne connaissez pas la position des planètes lors de votre naissance, vous pouvez monter votre thème sur www.astro.com
5. Saturne. Liz Greene. Edition Dervy. p 147
6. Voir LDL 33 p 7,8.
7. Comprendre la Lune Noire. L. Larzul. Ed de Vecchi. p 15
8. Voir. Les enseignements d’un sorcier yaqui. Carlos Castaneda. Ed Folio. p 255

les degrés Sabian, par Dane Rudhyar.
Tiré des « Symboles Sabian, le sens des 360 degrés du zodiaque ». Ed Librairie de Médicis. 1985.
Les degrés Sabian sont des images et symboles associés à chaque degré du zodiaque. Ils ont été développés, notamment, par Dane Rudhyar, pour qui chaque degré évoque une étape de l’expérience humaine. En tant qu’astrologues, nous les consultons pour enrichir notre compréhension et intuition des subtilités de la roue du zodiaque.

nouvelle lune : 14 juillet 07, en cancer, 21°41, 12:05 TU
 

SOLEIL et LUNE en Cancer, 22°

L’image : Une jeune femme guette un voilier à l’horizon.
Dominante : L’aspiration à un bonheur transcendant qui habite l’âme réceptive à de grands rêves.
« Ici le symbole décrit la jeune personne imaginative qui ne peut radicalement pas se satisfaire de ce que lui offre son milieu social ordinaire. Elle préfère à la place attendre la rencontre inconnue dont elle a rêvé. On espère et on attend que surgisse de l’inconscient une image spirituelle ; spirituelle car poussée par le « vent » (pneuma, l’esprit). Le Bien-Aimé viendra peut-être ; non pas sur la scène étincelante de l’opéra mais dans le silence de la conscience en sa mer intérieure. »
« Le contraste avec la première étape est particulièrement marqué. Le grand rêve va-t-il se concrétiser ? L’émotion prête à jaillir pour répondre à cet Avènement aura-t-elle sa chance ? L’ATTENTE de l’Éternel féminin sera-t-elle récompensée par la réalité ? »

 

pleine lune : 30 juillet 07, en lion / verseau, 06°31, 00:49 TU
 

SOLEIL en Lion, 07°

L’image : Les constellations étoilées illuminent le ciel nocturne.
Dominante : La vertu que recèlent certaines valeurs spirituelles essentielles relatives à notre humanité commune et à tous les archétypes permanents.
« Le ciel Nocturne et sa kyrielle d’étoiles, particulièrement brillantes dans les contrées où naquit l’astrologie, constituent pour l’homme une expérience tout aussi essentielle et archétypique que le lever du soleil, la pleine lune et les quatre saisons. La notion de constellations est commune à tous les peuples de la Terre, sans doute en raison du besoin de trouver un ordre au sein de l’existence et de personnaliser tout ce qui pouvait recevoir une forme durable. On peut parler ici de « projections psychiques » ; néanmoins cette notion de projection devrait s’appliquer dans les deux sens. Si l’homme projette sa nature essentielle sur le ciel nocturne rempli d’étoiles, n’est-il pas tout autant logique de dire que l’univers projette son ordonnancement en perpétuelle évolution sur la nature humaine ? Dans l’un et l’autre cas, nous avons affaire à des facteurs archétypiques qui s’étendent sur une longue suite de générations. »
« Ce second degré entre une nouvelle fois en contraste total avec le précédent. Les desseins quasi immuables qu’esquissent les groupes d’étoiles s’opposent au changement constant des modes et des normes sociales. Le Mot clef de ce degré du Zodiaque est PERMANENCE. »

LUNE en Verseau, 07°

L’image : Un enfant naît hors d’un œuf.
Dominante : L’émergence de nouvelles mutations conformément aux grands rythmes du cosmos.
« Le symbolisme de l’œuf cosmique (Hiranyagharba en sanskrit) d’où naît un nouvel univers peut s’interpréter sur plusieurs plans. Ici nous voyons l’apparition d’un nouveau type d’être humain : il ne descend pas d’« Ancêtres» et, dès lors, se trouve affranchi de l’inertie propre au passé du genre humain. Il est un nouveau produit de l’évolution, un mutant. Il constitue une projection toute nouvelle de l’Esprit créateur qui émane du Tout cosmique ou planétaire, et non d’une culture locale et d’une tradition sociale. »
« Ce symbole entre en contraste avec le précédent. Il annonce, peut-on dire, L’ÉMERGENCE DE L’HOMME GLOBAL du Nouvel Âge. L’énergie du tout se concentre en lui, totalement libérée des anciennes normes de valeur reposant sur les conditions locales. »

 

téléchargement des autres lettres de lunaison