les lettres de lunaison conscience de l'évolution
évolution de la conscience
revue à parution mensuelle
madrugada edition, association de recherche sur la mémoire, la conscience et les devenirs
lettre de lunaison n° 37
par Sandrine Delrieu
nouvelle lune : 11 octobre 07, en balance, 17°30, 05:02 TU
pleine lune : 26 octobre 07, en scorpion / taureau, 02°23, 04:53 TU
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La nouvelle lune a lieu en balance, deuxième signe d’air. Lors de la pleine lune, le soleil sera en scorpion, signe d’eau, et la lune en taureau, signe de terre.

dynamiques de cette lunaison

Ce mois d’octobre 2007 semble croiser deux dynamiques principales :
- une dynamique permettant de faire un bilan personnel relatif aux mutations qui peuvent avoir lieu dans le domaine de nos structures affectives depuis le début du mois de Juillet 2007. Ce processus pourrait continuer, durant cette lunaison, à faire ressurgir des souvenirs d’enfance qui, en ayant abîmé notre évolution, limitent aujourd’hui notre épanouissement d’adulte. Continuation donc d’un possible « travail sur soi » particulièrement aiguisé.
- l’autre dynamique nous invitant à évaluer la manière dont nous évoluons à travers les règles de la vies collective et dont nous participons, par nos activités, au développement de la société, voire de l’humanité. Un temps de questionnements, de clarifications et peut-être de préparation à de nouvelles implications.

paysages de la nouvelle lune

Lors de la Nouvelle Lune du 11 octobre 2007, nous pouvons remarquer quatre points particuliers :
- la conjonction Vénus / Saturne / Noeud Sud au 3°- 6° Vierge.
- la conjonction Mercure / Lune Noire au 10° Scorpion, degré où Mercure fera ensuite une rétrogradation,
- l’opposition Mars en Cancer - Pluton en Sagittaire,
- un grand trigone en signes d’eau (triangle en vert dans le thème), reliant Mercure / Lune Noire en Scorpion + Uranus / Noeud nord en Poisson + Mars en Cancer.

 

L’influence du grand trigone en signe d’eau cheminera durant toute cette lunaison, plaçant celle-ci dans une ambiance où le champ émotionnel, la mémoire (de l’eau, et de l’eau du corps...), les impressions, les ressentis, le monde intérieur, l’imaginaire, les domaines de l’intuition et de l’inspiration seront certainement valorisés. Les signes d’eau nous mettent en contact, en prégnance, avec les domaines de l’inconscient,
de l’humide et de l’ombre.

L’inconscient : tout se qui nous habite et nous agit.
Tout ce que nous ne voyons pas,
tout ce que nous ne savons pas,
tout ce que nous n’avons pas reconnu,
et qui pourtant se manifeste 24h sur 24h à travers ce que nous faisons, pensons, disons, ressentons, rêvons...

 

POSITION DES PLANÈTES
NOUVELLE LUNE DU 11 OCTOBRE 2007

POSITION DES PLANÈTES
NOUVELLE LUNE DU 26 OCTOBRE 2007

 

Cette notion « d’humide » est joliment développée par Annick de Souzennelle [1] : « Le retour à la « mer » doit être fait pour « créer du sec », c’est-à-dire de la conscience. Le récit biblique du Déluge et toute l’histoire de Noé ne nous disent pas autre chose. (...) Il y a un monde de différence entre un retour inconscient vers une fusion utérine aliénante et le « retournement vers la mère des profondeurs » pour en épouser les richesses latentes et faire croître la conscience ».

 

dites la réalité, rien que la réalité...

Nous avions noté [2] que l’entrée de la Lune Noire en Scorpion le 16 juillet 07 pouvait grandement favoriser un contact avec certaines profondeurs intérieures. Combiné au travail sur l’origine de nos structures affectives (ambiance de la série de conjonction Vénus / Saturne), la dimension « détective » du signe du Scorpion (chercher la vérité, notre vérité) pouvait ainsi, depuis Juillet 2007, se mettre au service d’une (en)quête intérieure particulièrement aiguisée.
La combinaison d’énergie Vierge / Scorpion (planètes liées par un aspect de sextile - 60°) pourra continuer durant cette lunaison d’octobre 07 à être d’une précision chirurgicale : alors que l’énergie Scorpion peut nous permettre d’avoir accès à nos profondeurs psychiques et émotionnelles, l’énergie Vierge peut passer au crible de l’analyse intellectuelle les contenus qui en émergent.

Nous avions également noté dans la précédente lettre (LDL36) que le passage de Saturne en Vierge durant 2 ans pouvait nous inviter à nous « creuser la tête » en approfondissant nos connaissances sur certains sujets - et en observant comment le fait d’approfondir et d’étudier certains sujets peut provoquer des transformations, des prises de conscience, des mutations personnelles.
L’énergie de Saturne nous invite toujours à faire des efforts. En Vierge, les objectifs de clarté, de discernement et de réalisme sont certainement soutenus par la planète Mercure et sa facette intellectuelle. Nous avions alors commencé à aborder cette tonalité en inspectant du côté du Complexe d’Oedipe, et en le reliant à l’ambiance Vénus / Saturne lors de leur passage mutuel du signe du Lion au signe de la Vierge entre juillet et octobre 2007.

La psychanalyse et le corpus de connaissances issues de l’observation de l’évolution de l’être humain laissent souvent cette impression : comprendre ce que cherchent à nommer et écrivent les psychanalystes est ardu (côté Vierge, comprendre), retrouver l’écho intérieur de ce qu’il aurait pu se passer en nous à tel ou tel âge de la petite enfance est ardu (côté Scorpion, car cela nous est resté inconscient).
Face à cette double opacité (comprendre / retrouver notre réalité vécue), l’endurance et la ténacité sont parfois nécessaires. Car si notre conscient ne comprend pas tout, il se pourrait que notre inconscient lui entende très bien...

 

Quant à l’ambiance actuelle (Vénus / Saturne / Lion / Vierge / Scorpion), et au type d’événements que nous pourrions retrouver et éclaircir en notre personne, nous avons à ce jour plusieurs indices :

 

- du côté du Complexe d’Oedipe,
J.D Nasio [3] note : « l’Oedipe est une affaire de démesure : c’est un désir sexuel propre à un adulte, vécu dans la petite tête et le petit corps d’un enfant de quatre ans et dont les parents sont l’objet. L’enfant oedipien est un enfant joyeux qui, en toute innocence, sexualise ses parents, les introduit dans ses fantasmes comme objets de désir et mime sans pudeur ni sens moral leurs gestes sexuels d’adultes. C’est la première fois dans sa vie que l’enfant connaît un mouvement érotique de tout son corps vers le corps de l’autre. Il ne s’agit plus d’une bouche qui se tend vers un sein, mais d’un être tout entier qui veut étreindre le corps tout entier de sa mère. Or, s’il est vrai que l’enfant oedipien est heureux de désirer et d’en retirer du plaisir, il est encore plus vrai que désir et plaisir l’effraient parce qu’il les redoute comme un danger. Quel danger ? Le danger de voir son corps s’affoler sous l’ardeur de ses élans ; le danger de voir sa tête éclater faute de pouvoir maîtriser mentalement son désir ; et enfin le danger d’être puni par la Loi de l’interdit de l’inceste pour avoir pris ses parents comme partenaires sexuels. Excité par le désir, heureux avec ses fantasmes mais aussi angoissé, l’enfant est perdu et tout désemparé. La crise oedipienne est un insupportable tiraillement entre le plaisir érotique et la peur, entre l’exaltation de désirer et la peur de disparaître dans les flammes du désir.
Ainsi, l’enfant réagit-il sans transiger. Écartelé entre la joie et l’angoisse, il n’a d’autre issue que de tout oublier et de tout effacer. Oui, l’enfant oedipien, qu’il soit garçon ou fille, refoule vigoureusement fantasmes et angoisse, cesse de tenir ses parents pour des partenaires sexuels, et devient dès lors disponible pour conquérir de nouveaux et légitimes objets de désir. C’est ainsi que progressivement il découvre la pudeur, développe le sentiment de culpabilité, le sens moral, et assied son identité sexuelle d’homme ou de femme.
Remarquons qu’après une période de relative accalmie pulsionnelle - je dis bien relative -, se produira à la puberté une seconde secousse oedipienne. Tout comme il l’avait déjà fait à quatre ans, le jeune adolescent devra ajuster l’ardeur de ses impulsions à son nouveau corps en pleine métamorphose pubertaire et aux nouvelles sollicitations sociales. (...) Néanmoins, le volcan oedipien ne s’éteint pas à l’adolescence. Beaucoup plus tard, à l’âge adulte, à l’occasion d’un conflit affectif, de nouvelles irruptions pourront éclater sous la forme de souffrances névrotiques telles que la phobie, l’hystérie et l’obsession. (...)

L’Oedipe, c’est l’épreuve vécue par un enfant d’environ quatre ans qui, dépassé par un désir sexuel incontrôlable, doit apprendre à borner son élan et l’ajuster aux limites de son corps immature, aux limites de sa conscience naissante, aux limites de sa peur, et enfin, aux limites d’une Loi tacite qui lui ordonne de cesser de prendre ses parents pour des objets sexuels. Voici donc l’essentiel de la crise oedipienne : apprendre à canaliser un désir débordant. Lors de l’Oedipe, c’est la première fois de notre vie que nous disons à notre insolent désir : « Du calme ! Tiens-toi plus tranquille ! Apprends à vivre en société ! ».

Aussi concluons-nous que l’Oedipe est le douloureux et initiatique passage d’un désir sauvage à un désir socialisé, et l’acceptation tout aussi douloureuse que nos désirs ne sauront jamais se satisfaire totalement. (...)
Enfin, l’0edipe est aussi un mythe, puisque cette crise réelle et concrète qui survient chez un enfant de quatre ans, cette crise est une éclatante allégorie du combat entre les forces impétueuses du désir individuel et les forces de civilisation qui s’y opposent. »

 

Exemple concret : Il est une émission de télé-réalité assez intéressante sur M6, « Super Nanny ». Cette gouvernante intervient dans des familles où un des enfants pose problème. Lors d’une émission de septembre 07, un petit garçon de 3 - 4 ans rend la vie insupportable à tout le reste de la famille. Il pique des crises, désobéit en permanence, impose ses désirs, donne des coups de pied à ses parents à la moindre opposition, réclame l’attention constante de tout le monde - et plus particulièrement de sa mère - harcelle sa grande soeur qui ne peut jamais faire ses devoirs tranquille dans sa chambre, il mord, il veut dormir le soir dans le lit de sa mère sinon il hurle (le père finit par dormir sur le canapé...). Il est le centre épuisant et tout-puissant de cette famille.

Nul doute qu’en regardant cette émission, nous pouvions sentir que ce petit garçon était en pleine manifestation d’une crise oedipienne qui semblait mal tourner (pas de limites, pas d’interdits, etc).
Pendant 2 ou 3 jours Super Nanny observe les comportements dans la famille, histoire de diagnostiquer certains problèmes relationnels, puis réunissant parents et enfants, elle explique les nouvelles règles du jeu à chacun.
Exemple du moment d’aller se coucher. Le jeune garçon, comme d’habitude, veut aller dormir dans le lit de sa mère, contre sa mère. Super Nanny lui fait remarquer que dans les nouvelles règles du jeu - qu’il a accepté le matin sans réaliser ce que cela impliquait - il dort désormais dans sa chambre (en parlant à un enfant, elle prend toujours le temps de se baisser pour être à son niveau, à le regarder dans les yeux, à être vraiment avec lui pendant l’explication).
Super Nanny, la mère et le petit garçon vont alors dans la chambre de l’enfant. Elle demande à la mère de lui lire une histoire, en le prévenant à l’avance qu’ils liront tant de pages (expliquer à l’avance à l’enfant les limites que son désir de « tout » devra accepter). La mère lit, s’arrête à la dite page, l’enfant en veut encore. La mère ne sait pas quoi faire. Super Nanny re-explique à l’enfant que le lendemain ils liront la suite et elle pose le livre. C’est le moment de dire au revoir bonne nuit à l’enfant. La mère lui fait un bisou, l’enfant s’accroche à elle et commence à pleurnicher. La mère ne sait plus quoi faire. Super Nanny intervient de nouveau, re-explique à l’enfant les règles du jeu, maman te lit une histoire, te fait un bisou, éteint la lumière, laisse la porte ouverte et va dans le salon.

La mère a autant du mal à quitter l’enfant que l’enfant à lâcher sa mère. Super Nanny s’adresse alors à la mère, Madame vous devez maintenant laisser votre enfant dormir seul. La mère sort, presque à regret. Super Nanny est seule avec l’enfant. Le petit garçon : j’ai peur du noir bouhhh bouhhh. Super Nanny : pourquoi as-tu peur du noir (elle se place à nouveau à son niveau les yeux dans les yeux pour cette discussion). Il y a un monstre, etc. Super Nanny : tu n’es pas seul, la chambre de tes parents, de ton père et de ta mère, est derrière le mur, si un jour tu as très très peur tu peux frapper au mur et ils t’entendront. Le petit garçon : c’est vrai ? Super nanny : Oui, tu veux que l’on essaie ? « Oui». Le petit garçon frappe deux coups au mur et ses deux parents lui répondent, oui, on t’entend, nous sommes pas loin. Le petit garçon rigole, rassuré. Super Nanny lui caresse la tête, l’embrasse, lui souhaite bonne nuit et sort. L’enfant s’endort.

Chaque étape de cette petite scène avait son importance. L’angoisse du petit garçon était réelle. Les multiples angoisses qui traversent un enfant de 3 ou 4 ans sont profondes, réelles, et peuvent laisser des séquelles très dommageables si elles ne sont pas parlées et qu’un nouveau tissage relationnel rassurant puisse reposer l’enfant. La mère avait autant de mal à se séparer de son fils que son fils d’elle (corps contre corps qui se câlinent, qui se tapent... qui s’adorent et ne se supportent plus... + elle ne le quittait jamais des yeux car elle avait peur qu’il se fasse mal, « turbulent comme il est », etc). Madame, mais faites-lui confiance ! Enfin, le père a repris sa place (place du Séparateur) et sa place dans le lit de sa femme (Loi de l’interdit de l’inceste). Le petit garçon accepte, et s’endort paisiblement.

 

Et nous-mêmes, qu’avons-nous vécu vers 3 - 4 ans ?
De quoi avions-nous terriblement peur ? Quels furent les comportements des parents, tuteurs et proches à cette époque ? Qui a posé une Loi, des interdits et des limites structurantes, humanisantes ? Comment avons-nous intégré cette Loi, comment avons-nous accepté le fait que nos désirs ne pouvaient pas être « totalement satisfaits »  ? Ou comment ne l’avons-nous pas accepté... ? Voire toujours pas accepté aujourd’hui...
Et si nos angoisses d’aujourd’hui étaient les mêmes que vers l’âge de 3, 4 ans ?

Qui nous a rassuré en nous faisant confiance et en nous offrant le fil conducteur de l’autonomie ? Il est à noter également que lorsqu’en psychanalyse l’on parle de « désir sexuel » d’un enfant de 4 ans, cet enfant ne vit pas dans les représentations et les connaissances adultes du désir sexuel et de l’acte sexuel. Il s’agit de quelque chose de très flou, combiné à des sensations génitales qui s’éveillent puissamment, à des intuitions vagues de ce qu’il se passe entre deux adultes, à des illusions et fantasmes également, et à un désir démesuré (sans limites) de posséder, de sentir, de toucher, de se toucher, de prendre, de mordre, etc.

 

- du côté de l’innocence et de la joie perdues
Certaines personnes se souviennent d’une période de petite enfance insouciante, joyeuse, et se demandent pourquoi elles sont devenus ensuite taciturnes, solitaires, tristes, mélancoliques, colériques, soumises, angoissées ou agressives. Que s’est-il passé ? Qu’ont-elles perdu qui leur a fait perdre leur joie et leur spontanéité ?
D’abord innocent et joyeux, l’enfant vit dans son désir et pour son désir, dans son monde magique qui accomplit tous ses désirs. Il vit dans la toute-puissance joyeuse de ses fantasmes, des histoires qu’il se raconte, de sa dextérité corporelle et créatrice. Il peut faire le clown, faire rire la famille, chanter... Ce petit enfant joyeux a l’air d’aller très bien... Il va très bien : il n’est pas encore entré dans l’âge de l’épreuve de la crise oedipienne.

Vers trois ou quatre ans, pour diverses raisons tant intérieures (pulsions, sensations génitales, sensorialité décuplée, angoisses irrationnelles...) que familiale (je m’aperçois que je ne suis pas le centre de la famille, la mère est occupée ailleurs - compagnon, travail... l’on me demande d’obéir, l’on contrarie mes désirs, etc), qu’extérieure (aller à la maternelle, être séparé de la mère et des proches, aller vers l’inconnu, intégrer les interdits et limites de la vie sociale, ne pas voler, ne pas faire ceci, ne pas faire cela, etc), des dizaines et dizaines de situations apparemment anodines (du côté des parents ou des adultes) peuvent devenir profondément traumatiques (du côté de l’enfant de 3 ou 4 ans).

 

Chacun de nous a sans doute un, deux, trois souvenirs marquants de sa petite enfance. Souvenirs d’une scène difficile où nous nous sommes sentis désemparés, humiliés, honteux, perdus, coupable (énergie de Saturne, la Loi) - sans comprendre pourquoi sur le moment (l’enfant que nous étions ne pouvait ni analyser, ni s’analyser en situation).
Il peut être intéressant en cette période propice aux éclairages nouveaux sur de vieux schémas, propice aux prises de conscience et aux réparations, de revisiter ces souvenirs, avec l’aide de quelqu’un s’il le faut, pour essayer de comprendre quelles dynamiques les traverse, le sens de ce qu’il s’est passé et le type de séquelles que cela a pu provoquer dans la formation de notre personnalité et de nos structures affectives.
Il est probable que ces souvenirs nous parlent de la manière dont une Loi, un interdit, une limite est venue contrecarrer nos pulsions et notre spontanéité.
Comment l’avons-nous vécu ? Qu’avons nous perdu ? Quelles émotions ont pu alors nous marquer ?

Lorsque J.D Nasio note que l’Oedipe est une « allégorie du combat entre les forces impétueuses du désir individuel et les forces de civilisation qui s’y opposent », il semble évident que cette épreuve vécue entre 3 et 5 ans, détermine grandement notre personnalité d’adulte, et que cette phase du développement humain puisse avoir des répercussions dans toutes les sphères relationnelles adolescentes et adultes, qu’elles soient amicales, amoureuses, familiales (envers nos parents comme envers nos enfants), professionnelles, ainsi que sociales et économiques (participation et échanges).

Alors que la troisième conjonction Vénus / Saturne arrive dans le signe de la Vierge dans les jours suivants la Nouvelle Lune, et que le Noeud Sud (représentant le passé, la mémoire) est impliqué énergétiquement dans la conjonction avec Saturne, il semble intéressant de continuer durant cette lunaison à travailler, si besoin, cette introspection. Ces connaissances peuvent également nous aider à comprendre ce qu’il pourrait se passer pour des enfants, adolescents, ou pour des adultes proches qui traverseraient actuellement une crise profonde.

Les énergies Vierge et Scorpion peuvent nous donner une certaine perspicacité dans cette recherche, afin de trouver ce qui pourrait limiter aujourd’hui notre épanouissement d’adulte. Car il est fort courant que CE QUI LIMITE l’épanouissement de l’adulte C’EST LE MANQUE DE LIMITES structurantes et socialisantes chez l’enfant qu’il a été.

 

à la pêche aux informations et relations

Lors de la Nouvelle Lune du 11 octobre 2007, la planète Mercure sera conjointe à la Lune Noire au 10° Scorpion. Lors de cette lunaison d’octobre, Mercure va entreprendre une rétrogradation à cheval entre ce signe du Scorpion et celui de la Balance. Voici les dates :

- Mercure Rétrograde le 13/10/07 en conjonction à la Lune Noire au 10° Scorpion.
- Mercure revient dans le signe de la Balance.
- Mercure Direct le 02/11/2007 à 24° Balance.
- Mercure entre à nouveau en Scorpion le 12/11/07.
- Mercure conjoint à la Lune Noire le 21/11/07 au 15° Scorpion.

Si l’on regarde le mouvement de cette planète Mercure, l’on a l’impression qu’elle entre en contact avec certaines contenus de la Lune Noire (première conjonction lors de cette nouvelle lune du 11 octobre), puis repart en arrière chercher certaines informations (dans les profondeurs, dans le passé). Cette première phase (13/10 au 02/11/07) pourrait ainsi avoir une certaine efficacité pour retrouver quelques données enfouies dans nos opacités émotionnelles : retrouver la réalité (peut-être certains événements jusqu’ici refoulés), mais également, une juste interprétation des événements (passés et actuels).

La planète Mercure nous parle de communication, de transmission d’informations, et sans doute pointe non seulement nos facultés de compréhension intellectuelle personnelle mais également les multiples enjeux du langage et des représentations qui circulent au coeur des relations humaines.

La Nouvelle Lune du 11 octobre 07 a lieu dans le signe de la Balance en trigone avec Neptune en Verseau, deux signes d’Air qui nous parlent de relations et d’échanges - Mercure durant sa rétrogradation va également revenir en ce signe de la Balance. Durant cette lunaison, cette influence des signes d’air et de Mercure pourrait nous aider à discerner certaines subtilités dans les domaines relationnels, notamment le rôle et la place que chacun joue par rapport aux autres - et inversement. Nous n’avons pas de place en soi, du fait de notre simple existence, mais une place dans un environnement et en relation avec d’autres personnes.

Le petit garçon de l’épisode « Super Nanny » prenait la place du père, une soeur peut prendre la place de la mère. Une mère peut prendre la place de sa belle-fille. Un frère jouer le rôle de père, une amie materner ses amies...
Qui plus est, chacun se raconte un film conscient, tout en jouant parfois un autre film inconscient, voire en jouant double jeu, chacun parle à l’autre, ou ne lui parle pas, ce qui est aussi une manière de parler quelque chose, chacun entend ce qu’il entend, à travers ce qu’il se raconte de la relation, à travers ses représentations, à travers ses besoins, ses désirs, à travers ses propres scénarios inconscients, etc.

 

la vie relationnelle est
parfois
un drôle de mic mac

mic mac : situation suspecte et compliquée...

 

 

 
02/07/07
première conjonction
vénus / saturne au 23° lion
... 11/10/07 - nouvelle lune
dernière conjonction / vénus / saturne
/ noeud sud + conjonction
mercure / lune noire

le contenu de nos contrats...

Cette période de rétrogradation de Mercure en Scorpion / Balance (13/10/07 au 21/11/07 si l’on va jusqu’à la 2ème conjonction à la Lune Noire) pourrait alors plonger dans le mic mac, et nous permettre d’en démêler quelques fils conducteurs, voire d’en nettoyer (Vierge) certaines zones obscures. Il est ainsi possible que durant cette lunaison, des changements - au mieux de véritables clarifications - transforment durablement la qualité de nos relations présentes et à venir.

Le signe de la Balance nous parle des contrats que l’on passe les uns avec les autres, des contrats que l’on dit et parfois signe (tope là, contrat de mariage, contrats de locations, associations, partenariats, création de sociétés, etc...). Les clauses du contrat sont - au mieux - claires pour tous les acteurs concernés (lire ce qui est écrit en petit, et parfois, savoir lire entre les lignes, voire connaître l’environnement culturel qui implique de manière tacite telle ou telle notion...).

 

L’énergie du signe du Scorpion, suivant le signe de la Balance, peut alors avoir deux types de fonction :

- soit rendre ce contrat fécond, l’union, la collaboration produit alors quelque chose de nouveau, génère une énergie, produit des formes (procréations et co-créations tournés vers le monde extérieur et vers l’énergie d’expansion du signe suivant, le Sagittaire).
Alors que le Soleil va se déployer durant 6 mois dans les signes dits collectifs (de la Balance au Poisson), cette lunaison peut marquer un changement de direction quant à l’investissement de notre énergie et de nos intentions. Même si nous continuons à oeuvrer dans notre monde intérieur pour clarifier nos ressentis et nos vécus, nous pouvons peut-être (re)commencer à nous appuyer sur nos (nouvelles) ressources et structures personnelles pour nous engager dans l’ouverture aux autres, aux échanges, aux partages, aux co-productions...

Le 10° Scorpion, où a lieu la 1ère conjonction Mercure / Lune Noire en Scorpion, raconte d’ailleurs ceci [4] :
« L’image : Un dîner entre amis réunit de vieux camarades.
Dominante : La dimension supérieure propre aux rapports humains reposant sur un travail ou une expérience partagé.
« Ce degré dépeint le caractère fondamental du lien unissant les individus ayant participé à une activité commune. Le sentiment social de communion (plus tout ce qu’il engendre) naît après l’action réalisée de concert. L’activité est à l’origine de la conscience. L’activité en commun donne naissance à une conscience sociale et à des modèles culturels qui se cristallisent sous forme d’institutions. Une personnalité de groupe apparaît, qui montre des traits caractéristiques et donne naissance à des sentiments et des valeurs collectives. »
« Où qu’on le rencontre, ce symbole évoque l’importance que revêt le fait d’établir ou de renforcer des liens qui nous unissent à ceux avec lesquels on a partagé, où l’on peut partager, des expériences vivantes. L’importance de la CAMARADERIE est soulignée. »

- soit révéler, parfois de manière très douloureuse, certaines distorsions et facettes cachées, certains non-dits involontaires, voire certains mensonges volontaires. Le signe du Scorpion réagit très fortement par un sentiment de trahison : un contrat n’a pas été respecté. Le problème alors, ou la question, est de décrypter si les deux personnes impliquées, ou le groupe d’associés, avaient en tête le même type de contrat ou si chacun avait dans son coin et dans sa tête, dans ses fantasmes et dans son film, un contrat différent, tout en croyant que l’Autre avait le même. Auquel cas, l’autre dira, mais non je ne t’ai pas trahi, forcément, il n’était pas dans le même contrat, et il a respecté le sien...

 

D’autres configurations sont possibles, par exemple la possibilité de volatilité de certains contrats lorsque certaines pulsions (énergie Scorpion) emportent vers d’autres désirs et destabilisent les relations.
Il est également possible que de vieilles colères ou ressentiments, des émotions que l’on « rumine » depuis longtemps, des choses que l’on voulait dire, qui n’arrivait pas à passer ou ne voulait pas être entendues, puissent devenir particulièrement envahissantes, voire obsessionnelles (Scorpion), et cherchent leurs voies de passage et de formulation. Qu’elles veuillent atteindre leur cible.
(Attention cependant à la tournure « haine et envie de meurtre » que l’énergie Scorpion peut parfois prendre... Entre la combinaison Vénus / Saturne et l’ambiance de profonde douleur affective et l’énergie Mercure rétrograde / Lune Noire en Scorpion, l’ambiance « crimes passionnels » est parfois la seule décharge d’énergie et folie possible. Le passage à l’acte est heureusement rare).

Il est également possible que cette plongée dans les profondeurs invisibles (Scorpion, le caché, l’inconscient) nous permette de ramener à la surface, dans l’espace du langage et du visible, certains événements / émotions du passé. Auquel cas, cela pourrait nous permettre de remonter aux racines de certains maux, de mettre des mots et du sens, et de se délivrer de certains émotions associées à ces maux.

 

Lors de la Pleine Lune du 26 octobre 2007, la planète Mercure rétrograde sera au 28° Balance, conjoint au Soleil à 3° Scorpion. Cette Pleine Lune travaille ainsi à cheval entre les deux signes. La circulation d’énergies dans le grand trigone en signe d’eau (émotions, mémoires, impressions...) associé à la dynamique « communication » de cette lunaison pourrait insister sur le fait que nous ressentions le besoin d’être compris émotionnellement.

Il est également possible, durant cette lunaison, que les questions d’argent participent à la dynamique actuelle. Vénus parle des revenus - de ce qui nous revient et de ce que nous désirons avoir (en relation avec le signe du Taureau) - et de ce que nous échangeons avec les autres (en relation avec le signe de la Balance - transactions, contrats...). La conjonction Vénus / Saturne, en activité depuis le début du mois de Juillet 2007, a pu également nous permettre d’évaluer la manière dont nous vivons ce domaine, dont nous estimons les choses que nous faisons (valeur), dont nous mettons en circulation cette valeur (transactions), dont nous équilibrons les flux, dont nous investissons ou parfois dilapidons.
Il est également possible que des questions d’héritages (en relation avec le signe du Scorpion) puisse pour certaines personnes entrer en jeu, avec toutes les implications émotionnelles et affectives que cette pratique de la transmission de pouvoir et de valeur peut parfois réveiller dans les familles.

Pour certains, cette rétrogradation de Mercure en Scorpion pourrait également réveiller un domaine largement couvert par la facette « psychopompe » de Mercure (en Scorpion - l’invisible, l’immatériel) : la possibilité de communiquer avec les personnes décédées ou des êtres de « l’autre côté », d’accueillir certaines informations qui viennent de « l’au delà », voire de « l’eau de là »...

Quels que soient les vécus des uns et des autres, l’ambiance actuelle et l’influence du grand trigone en signes d’eau peut accentuer l’espace des rêves, cette relation privilégiée avec nos profondeurs, nos réalités psychiques et nos processus de mutation. Une attention particulière à leurs contenus, leurs propos, leurs messages peut ainsi être particulièrement pertinente.

 

Pour finir, quoi qu’il se passe dans nos événements, notre monde intérieur ou nos relations, l’ambiance de cette lunaison pourrait s’imprégner d’un enjeu de sincérité.
Sincère [5] : « 1475 ; lat sincerus. 1/ Qui est disposé à reconnaître la vérité et à faire connaître ce qu’il pense et sent réellement (sans consentir à se tromper soi-même ni à tromper les autres). V. Franc. Véritable. 2/ Réellement pensé ou senti. Aveu, repentir sincère. 3/ Authentique, non truqué. »

 

vénus / saturne : quoi, comment, où...

Si nous pouvions résumer en quelques mots le défi de la conjonction Vénus / Saturne qui s’étale de Juillet à Octobre 2007, nous pourrions peut-être dire qu’essentiellement, il s’agit de la (re)structuration de notre personnalité (en relation possible avec le processus du complexe d’Oedipe) et de la manière dont cette structuration, en intégrant les lois, limites et interdits (Saturne) de la vie en société, parvient à ré-orienter nos désirs et leurs satisfactions à travers des échanges, des partenariats, des collaborations...

Pour situer dans quels domaines de vie les changements actuels pourraient avoir des répercussions particulières, il est intéressant de préciser dans quelle maison de notre thème de naissance, cette conjonction Vénus / Saturne a lieu.
Un des principes de la lecture astrologique est cette trilogie quoi / comment / où ? Quoi = une planète. Comment va t’elle s’exprimer ? = dans quel signe est-elle. Où, dans quel domaine de vie cela va-t-il avoir une influence principale ? = la maison.
Trilogie planète / signe / maison.

Voici quelques indices permettant de repérer, selon votre ascendant natal, les lieux où cette re-structuration/implication de notre personnalité pourrait agir et s’exprimer de manière significative. (Pour situer exactement ce lieu si vous ne connaissez pas votre thème natal, voir sur www.astro.com).

Pour les personnes ayant :
- un Ascendant Bélier : la conjonction Vénus / Saturne se situe dans les maisons 4 et/ou 5 (voire 6 si l’ascendant est tout à fait au début du signe du Bélier). La conjonction Vénus / Saturne a pu commencer dans une maison en Juillet et finir dans la suivante en Octobre.
- un AS Taureau : dans les maisons 3 et/ou 4 (voire 5)
- un AS Gémeaux : dans les maisons 2 et/ou 3 (voire 4)
- un AS Cancer : dans les maisons 1 et/ou 2 (voire 3)
- un AS Lion : dans les maisons 12 et/ou 1 (voire 2)
- un AS Vierge : dans les maisons 11 et/ou 12 (voire 1)
- un AS Balance : dans les maisons 10 et/ou 11 (voire 12)
- un AS Scorpion : dans les maisons 9 et/ou 10 (voire 11)
- un AS Sagittaire : dans les maisons 8 et/ou 9 (voire 10)
- un AS Capricorne : dans les maisons 7 et/ou 8 (voire 9)
- un AS Verseau : dans les maisons 6 et/ou 7 (voire 8)
- un AS Poisson : dans les maisons 5 et/ou 6 (voire 7)

En lisant les descriptions (sommaires) des domaines de vie exprimés dans chaque maison, vous sentirez probablement une affinité avec vos vécus depuis 3 mois.
Il est intéressant de noter les changements d’échelles graduels en passant d’une maison à une autre. La première maison part de l’individu « seul », puis celui-ci chemine petit à petit de maison en maison en incluant des dimensions de plus en plus vastes de la vie relationnelle, collective, voire spirituelle. Chaque maison est une étape dans l’évolution et le parcours d’un individu.

Maison 1 (AS - ascendant) - feu : être... quelqu’un de particulier, de séparé des autres (puisque né, venu au monde). Le Moi, le potentiel de vie, le corps, les forces personnelles, les ressources vitales. L’élan.
Maison 2 - terre : avoir... des biens, des valeurs personnelles. La gestion de ces biens et valeurs. L’enrichissement, l’argent gagné, la construction matérielle. Le tactile, le concret, le confort. Les attachements, les possessions. Les dons, les capacités innées à la naissance, et leur utilisation. La matière, la peinture, la chair. Rendre concret, visible.
Maison 3 - air : lier... l’adaptation à l’environnement, l’habileté, le langage, l’intellect, la communication. Le mouvement. Le proche, le voisinage. La lecture, l’écrit, les livres, la presse. La respiration (espace vital), la dextérité, le commerce, les ruses, les moyens d’action.
Maison 4 (FC - fond du ciel) - eau : se relier... les bases, les fondations, l’appartenance, la stabilité. Les racines, les origines. Les biens immobiliers. Les ancêtres, la tradition. Le foyer, le lieu de vie. La généalogie, l’étymologie, les contes. La stabilité.
Maison 5 - feu : la créativité, l’originalité. La conscience de soi. Les créations, les enfants, les oeuvres, l’éducation, les jeux, plaisirs. L’amour, la création. Le théâtre, la représentation, l’expression de soi.
Maison 6 - terre : l’emploi, le service, le travail, l’organisation quotidienne, les servitudes, les limitations. L’adaptation aux contraintes collectives, les règles, les scrupules. Les mesures, les analyses, la recherche d’objectivité (partageable). Le service public, les fonctionnaires. Les ouvriers. Les soins, les maladies, le régime, la vigilance, la prévention. L’alimentation, les soins. L’amélioration. L’intégration.
Maison 7 (DS - descendant) - air : l’Autre. La vie sociale, les relations, les échanges, l’équilibre moi / l’autre, les contrats, les associations, le mariage. La diplomatie. Le divorce, les oppositions. La séduction, l’art, l’équilibre, l’harmonie, le beau.
Maison 8 - eau : l’inconscient, la révélation. La transformation, l’invisible, les mutations, les héritages, la transmission. L’obscurité, l’occulte, l’invisible, l’initiation, la renaissance, la sexualité, les pouvoirs psychiques. Les activités et possessions communes, les co-créations, les productions communes, le fruit des relations.
Maison 9 - feu : la quête de sens, l’expansion, les voyages physiques, philosophiques, spirituels, les études supérieures. Le lointain, l’étranger, l’ailleurs. Les guides, la vocation, l’idéal, les perspectives, les visions. Les généralisations, la globalité. Tout est relié, l’universalité.
Maison 10 (MC - milieu du ciel) - terre : le désir d’élévation (le sommet de la montagne). L’ambition sociale, la vie professionnelle, la reconnaissance publique, les responsabilités. La maturité, la maîtrise. Au mieux, réalisation publique et personnelle conjointes. La hiérarchie sociale, la tête. Le gouvernement, l’état, le « là haut ». Les plans, les lois, l’ordre, les schémas organisateurs.
Maison 11 - air : les groupes, les associations, les amitiés, la recherche de réseaux où l’on se sente sur la même longueur d’ondes. Le futur, les aspirations partagés, l’espace, les visions d’avenir (politique). La liberté, les projets, l’innovation. Citoyen du monde, « un même soleil pour tous ». La relation individu / collectif. Les communautés. Le cosmos, la vie extra-terrestre ?
Maison 12 - eau : le dernier signe... océanique. Au mieux, accomplissement de la vie intérieure et extérieure, retour à l’infini, abandon au divin, compréhension subtile de la vie, de l’âme, don de guérison spirituelle. Retraite intérieure, pause. Mais aussi « maison poubelle » où sont reléguées les contenus inconscients que nous n’avons pas encore pu transformer et intégrer. Les « boulets ». D’où, maison des épreuves, lieux d’exils, prisons, hôpitaux, retraites forcées. Solitude, brouillard, maladie. Maison qui prépare une renaissance en maison 1, et un nouveau cycle du zodiaque...

 

Ces notes sur les maisons peuvent simplement aider à repérer dans quels domaines nos transformations actuelles peuvent agir de manière privilégiée. Mais il est certain qu’un changement personnel se diffuse dans l’ensemble de notre personnalité, et donc dans l’ensemble des facettes de notre existence.

 

saturne conjoint noeud sud en vierge

Durant toute la deuxième quinzaine du mois d’octobre 2007, la planète Saturne sera conjointe au Noeud Sud autour du 5° Vierge. Cette conjonction Noeud Sud / Saturne revient tous les 10 ans environ. Pour information, la précédente eut lieu au mois de janvier 1997 autour du 2° Bélier. [6]

Il est possible que lors d’une conjonction Saturne / Noeud Sud, nous nous sentions poussés, de l’intérieur ou par des événements extérieurs, à nous recentrer sur quelque chose qui a une réelle importance dans notre existence. Période qui peut nous demander des efforts, d’avoir le sens des responsabilités et des devoirs, de considérer les choses avec sérieux, réalisme et maturité (Saturne).
Cette conjonction se réalise à chaque fois dans un signe particulier, donc dans un type d’énergie qui pourrait cibler une facette de notre personnalité, de nos ressources ou de nos fragilités.
Il est ainsi possible que, cycliquement, chaque conjonction Saturne / Noeud Sud puisse représenter un enseignement particulier, et un défi à relever.

 

En Janvier 1997, cette conjonction Saturne / Noeud Sud eut lieu au 2° Bélier. Il est possible qu’elle ait posé des questions sur notre énergie d’initiatives, d’élans, sur notre capacité à oser - ou de se sentir freiné(e) dès que l’on ose. Il peut être intéressant d’aller refaire un tour dans cette époque pour y observer ce que l’on a fait (ou pas fait) et surtout comment nous l’avons fait - ou pas, voire avec quel type de personnes et d’environnements. Avec quelles ressources, quel dynamisme, quel entrain, quelle confiance... Simplement pour situer un lieu et un temps où notre personnalité a peut-être exprimé quelque chose qui lui était important.

En ce mois d’Octobre 2007, cette conjonction Saturne / Noeud Sud a lieu au début du signe de la Vierge. Elle s’inscrit dans une période où plusieurs énergies de signes de Terre commencent à émerger dans « l’air du temps » (Saturne en Vierge depuis début septembre 07, Jupiter en Capricorne en décembre 07, puis Pluton en Capricorne en Janvier 2008). Les lettres précédentes ont commencé à évoquer le type d’énergies et de ressources (discernement, réalisme, clarté, organisation, mise en ordre, nettoyages...) que l’énergie Vierge pouvait mettre en oeuvre. Durant cette deuxième quinzaine du mois d’octobre, il ne serait pas étonnant que certains rangements et classements continuent...

Une place pour chaque chose et chaque chose à sa place !!!! Y voir clair... dans le passé et le présent, c’est-à-dire dans le futur...

Ce rangement répond également à une autre logique : la recherche d’une objectivité et d’un ordre - condition si ni qua non pour que d’autres personnes s’y retrouvent aussi. Exemple des bibliothèques : sans règles communes, codes de conduites, procédures de classement... personne ne pourrait s’y retrouver. La vie collective est à ce prix : l’adaptation de l’individu à des règles qui viennent de la collectivité + sa possibilité de participer à la fabrication et à l’amélioration de ces règles.

 

L’énergie de ce signe nous fait ainsi sortir de notre subjectivité et de notre monde intérieur fantasque, nous demande de laisser de côté notre imaginaire (Cancer) ou notre nombril (Lion) pour nous faire entrer dans une espace où l’anonymat devient une vertu... Désormais, il s’agit de participer humblement et du mieux possible (Vierge) à la vie collective.

Le signe de la Vierge est le dernier des 6 premiers signes dits « individuels », signes participant à la formation de l’individu, à la construction de ses ressources, de ses facultés, de son évolution... l’amenant ainsi vers l’âge adulte de la connaissance de soi (intégrité), de l’autonomie, de la responsabilité de ses actes et d’une conscience de sa participation au monde.
Il prépare cette bascule vers les signes collectifs, en nous proposant de nous mettre au service d’une dimension plus vaste que nous-mêmes (voir le changement d’échelle observé dans les liste des 12 maisons).

L’anonymat alors ne serait pas l’effacement de la singularité de chacun, des couleurs originales de sa participation, mais un changement de ton : il s’agirait maintenant, à partir du signe de la Vierge de se soucier de la manière dont la communauté, l’humanité, pourrait utiliser ce que nous lui apportons pour sa propre évolution et sa vitalité, que cette évolution soit économique, artistique, esthétique, philosophique, médicale, technique, etc.

 

La conjonction Saturne / Noeud Sud du mois d’octobre 2007 peut ainsi nous aiguiller vers ce changement de ton. Il est possible que nous soyons invités à réfléchir sérieusement aux matériaux et contenus, aux idées et pratiques que nous mettons en oeuvre pour participer à la construction concrète (énergies terre) du monde et de son avenir.
Il peut ainsi être intéressant de poser en ce mois d’octobre certaines hypothèses, de lancer quelques perches au monde extérieur, de commencer à planifier concrètement un déroulement vers..., et de se préparer également à accepter les échanges critiques (Vierge) concernant la pertinence de nos activités et de nos productions pour les autres.

À partir du signe de la Vierge, il est possible que nous ne soyons pas reconnus parce que nous existons (tout le monde existe, c’est quoi ton problème ? seuls les parents s’émerveillent - parfois - de l’existence pure et simple du plus beau bébé de la terre...), mais que ce soit notre participation qui puisse être reconnue parce que son investissement et ses propositions sont de qualité, sont fiables, sérieux, pertinents, sensibles, répondent à un besoin, à un appel, et que l’on se soucie effectivement de l’évolution collective, de l’autre, etc.

Cette période de conjonction Saturne / Noeud Sud en Vierge peut ainsi représenter un moment de crise, de peurs, de doutes, d’inquiétudes, de stress... si l’on ne se sent pas assez solide et confirmé dans sa propre évolution pour se lancer dans ce « changement de ton ». Quoi qu’il en soit, le travail intérieur continuera toujours en parallèle, et les allers retours entre construction de l’individu et construction plus collectives cheminent incessamment.

Enfin, le signe de la Vierge étant relié au corps et à sa santé (dans le lien qu’il entretient avec la santé émotionnelle et intellectuelle), aux processus de digestion, d’assimilation, d’évacuation... les questions de soins peuvent également être dans « l’air du temps ». Soit parce que nous devons effectivement nous occuper de soucis de santé, soit parce que nous désirons améliorer notre qualité de vie (hygiène alimentaire, qualité de l’air, de l’eau, des produits... arrêter de polluer, de se polluer, améliorer, purifier, nettoyer...). Dans ces domaines, le corps aussi a ses limites... et le signe de la Vierge nous apprend à faire avec lui.

Savoir éliminer le stress et les inquiétudes - que l’énergie du signe de la Vierge a parfois tendance à accumuler et à ne pas éliminer - peut également faire partie des ressources utiles en cette période...

 

Comme dans le petit exercice précédent mettant en relation la conjonction Vénus / Saturne et le lieu possible (maison) d’un défi à relever ou d’un effort particulier à faire, il s’agit ici aussi de la planète Saturne : vous pouvez également noter dans quelle maison cette conjonction Saturne / Noeud Sud risque de pointer un dynamique d’action particulière. À priori, mais il vaut mieux regarder dans son thème natal, considérez la 2ème, voire la 3ème maison, citées pour chaque Ascendant.

 

Bonne lunaison :-)))
Sandrine Delrieu

 

NOTES
1. Annick de Souzenelle. La parole au coeur du corps. Entretiens avec Jean Mouttapa. Edition Albin Michel. 1993. P75
2. Voir LDL34 p 7,8.
3. Excellent livre. J.D Nasio. L’Oedipe, le concept le plus crucial de la psychanalyse. Collection Désir. Edition Payot. P 4 à 6.
4. Dane Rudhyar. « Symboles Sabian, le sens des 360 degrés du zodiaque ». Ed Librairie de Médicis. 1985.
5. Le Petit Robert.
6. voir sur http://www.encoursdemonde.net/spip.php?article115

 

les degrés Sabian, par Dane Rudhyar.
Tiré des « Symboles Sabian, le sens des 360 degrés du zodiaque ». Ed Librairie de Médicis. 1985.
Les degrés Sabian sont des images et symboles associés à chaque degré du zodiaque. Ils ont été développés, notamment, par Dane Rudhyar, pour qui chaque degré évoque une étape de l’expérience humaine. En tant qu’astrologues, nous les consultons pour enrichir notre compréhension et intuition des subtilités de la roue du zodiaque.

nouvelle lune : 11 octobre 07, en balance, 17°30, 05:02 TU
 

SOLEIL et LUNE en Balance, 18°
L’image : Deux prévenus sous les verrous.
Dominante : Une rupture dans les rapports constructifs entre l’individu et la société, et les conséquences prévisibles.
« Tout ordre, pour rester stable et cohérent, doit être à même de se protéger par l’application de sanctions. La société et le moi constituent tous deux des formes d’ordre. Tout ordre exclut ce qu’il ne peut accueillir en toute sécurité. Il exclut ou exile l’étranger, l’inassimilable ; s’il lui est impossible de s’en débarrasser au dehors, il doit l’enfermer en dedans, dans une prison. Celui dont l’action introduit des principes inacceptables au sein de l’ordre établi court le risque d’être « puni » ou rééduqué conformément à cet ordre. Pour une société, le problème consiste à savoir comment inclure dans ses structures des agents ou des média de transformation, et, en particulier, comment faire pour que ceux-ci restent vraiment en vigueur ; pour les individus, c’est de faire accepter par la société leur vision ou leur élan transformateur.
Ce symbole ne précise pas quelle fut la cause de la rupture entre l’individu et la société. Toutefois, si l’on tient compte des tableaux suivants, on repensera à l’image de la tempête qui échoua le navire (phase 196). Ceci nous avertir de ce que toute violence prend sa source dans des tensions inconscientes (la mer et le vent). La nouvelle étape dans l’évolution de la société, marquée par la révolution industrielle et électronique de ces derniers 150 ans, a provoqué de vastes bouleversements à l’échelle planétaire qui furent à l’origine dun débordement de violence quasi généralisée. Le fait que l’on nous décrive deux hommes en état d’arrestation suggère une orientation et une résolution dépassant un pur accès de témérité. »
« Aussi négatif que ce tableau paraisse, on verra en lui la faculté, dont jouit chaque individu, de prendre des risques au plan social à seule fin d’exprimer ses convictions et ses désirs les plus profonds. Quoi qu’il en soit, une chose est nécessaire : FAIRE FACE AUX CONSÉQUENCES. »

pleine lune : 26 octobre 07, en scorpion / taureau, 02°23, 04:53 TU
  SOLEIL en Scorpion, 03°
L’image : Dans un petit village, une pendaison de crémaillère réunit le voisinage.
Dominante : Le sentiment de communauté manifesté par un effort conjoint.
« Dans les milieux ruraux, notamment lors de la Conquête de l’Ouest, la construction d’une maison, ne serait-ce que la pose de la charpente, constituait souvent une entreprise commune, amicale. Les nouveaux venus trouvaient une aide sympathique auprès de leurs voisins. La solidarité, le sentiment de participer à une œuvre commune s’affirmaient grâce à cela. Notre foyer reste « notre » foyer, encore toute la communauté s’implique-t-elle dans sa construction et la réception marquant son achèvement. »
« À ce stade le sentiment devient activité. Le passé et ses souvenirs sont repolarisés en fonction d’une plus large conscience sociale. De cette activité naîtra une perception nouvelle de la réalité. Le Mot clef est COOPÉRATION. »

LUNE en Taureau, 03°
L’image : Un escalier naturel conduit à un parterre de trèfles en fleurs.
Dominante : L’expansion graduelle de la conscience individuelle à la suite d’une expérience fertile.
« L’eau pure du torrent, ayant été « activée » par l’énergie électrique, est en mesure de fertiliser le sol qui se couvre de petites fleurs. Le « trèfle », toutefois, est normalement un symbole de la Triade (« Trinité »), donc des « trois natures » qu’on attribue souvent à l’homme. Pour atteindre le jardin en fleurs de l’âme, la conscience doit procéder par étapes. Il est indispensable de faire un effort. On parvient ainsi à une fleuraison, modeste et humble, où, pourtant, les abeilles butinent leur miel. Il se cache de la douceur et de l’énergie dans ces petites fleurs. »
« C’est un stade auquel chacun devrait s’appliquer avec diligence et détermination, mais en toute humilité cependant, à rechercher un ACCOMPLISSEMENT NATUREL. »