les lettres de lunaison conscience de l'évolution
évolution de la conscience
revue à parution mensuelle
madrugada edition, association de recherche sur la mémoire, la conscience et les devenirs
lettre de lunaison n° 46
par Sandrine Delrieu
NUMÉRO DOUBLE DE L'ÉTÉ
nouvelle lune : 03 juillet 08, en cancer, 11°32, 02:20 TU
pleine lune : 18 juillet 08, en cancer / capricorne, 26°04, 08:00 TU
nouvelle lune : 01 août 08, en lion, 09°32, 10:14 TU
pleine lune : 16 août 08, en lion / verseau, 24°21, 21:18 TU
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Cette lettre de lunaison va couvrir deux lunaisons.
Le 3 juillet, la nouvelle lune a lieu en cancer, signe d’eau. Lors de la pleine lune, le soleil sera toujours en cancer et la lune en capricorne, signe de terre. Le 1 août, la nouvelle lune a lieu en lion, signe de feu. Lors de la pleine lune, le soleil sera toujours en lion et la lune en verseau, signe d’air.

dynamiques de cet été 2008

Ce mois de Juillet, la conjonction Mars / Saturne du 11 juillet 2008 au 6° Vierge, vient boucler une période particulière, qui avait commencé avec la longue conjonction Vénus / Saturne des mois de juillet / octobre 2007.
Un cycle de travail se termine, un bilan sur la route de nos vies, des actes significatifs, libérateurs (Mars) pourront peut-être se poser en ce mois de Juillet 2008.

Bilan personnel. Quelles mutations avons-nous réalisées durant cette période d’un an ? Sentons-nous que nous avons évolué, gagné en maturité, en indépendance ? Nous sentons-nous fortifiés par une meilleure connaissance de nous-mêmes, par une meilleure construction de notre Moi et plus aptes à nous investir avec discernement dans nos activités sociales ? Cette lettre de lunaison reprendra quelques points essentiels parcourus depuis un an.

 

Ce début d’été 2008, avec la conjonction Mars / Saturne, pourrait être l’occasion d’un réajustement, d’une « correction de tir », de décisions, de constructions ou d’actions concrètes, suite à l’année qui vient de s’écouler et aux mutations que nous avons vécues. Trancher, faire des choix, réorienter. Ajuster (rendre plus juste) les articulations dimensions personnelles / investissements sociaux et relationnels.

Pour prendre un peu de recul et essayer de resituer cette période dans un continuum plus large, nos vécus actuels peuvent être mis en relation avec un parcours qui, depuis 10 ans, soutient notre développement personnel et nos projets sociaux et relationnels (en nous obligeant à chaque étape à devenir plus mature, adulte et autonome).

de avril 1998 à juillet 2008,
10 ans de cheminement...

d’où je viens, qui je suis, où j’en suis, où je vais...
s’affranchir, grandir, devenir conscient,
sortir dehors et prendre des initiatives

L’enseignement de Saturne commence souvent par une frustration et une douleur intime, provoquées par notre contact avec le monde extérieur, et notamment l’environnement de notre enfance. Le fait de ne pas être soutenu, de ne pas se sentir aimé, désiré, reconnu, le fait de ne pas avoir sa place dans la famille, dans les fratries, le fait de ne pas être considéré comme un sujet et d’être traité comme un objet, le fait de ne pas être respecté dans son intégrité, dans son territoire corporel et émotionnel, le fait de manquer de soins, d’attention, de considération, le fait d’être rejeté, humilié... bref tout ce qui peut provoquer en nous de profondes blessures et des blocages quant à notre croissance vers une vie d’adulte épanouie.
Beaucoup de « ne pas » et de négations... injectant dans nos vies adultes tout ce qui ne sera pas facile et ne tombera pas du ciel...

 

Nous passons de nombreuses années dans une totale dépendance envers nos parents et nos proches. Sans eux, sans une appartenance protectrice (envers les dangers du monde extérieur) et nourrissante (envers les besoins de notre monde intérieur), nous mourrons.
Pourtant, à un moment donné, il s’agira de sortir dehors pour mener sa vie en tant qu’être indépendant. C’est alors l’énergie de la planète Mars qui entre en action.

- La première fois, c’est à la naissance, sortir dehors avec notre propre corps, dans la singularité de cette incarnation qui induira notre propre existence. Couper le cordon ombilical qui nous reliait à la matrice et au nid, à l’indolence, à la dépendance. Respirer pour la première fois par soi-même. Être soi-même directement en contact avec le monde extérieur. Faire nos premières expériences personnelles.

 

 

POSITION DES PLANÈTES
NOUVELLE LUNE DU 3 JUILLET

POSITION DES PLANÈTES
PLEINE LUNE DU 18 JUILLET

POSITION DES PLANÈTES
NOUVELLE LUNE DU 01 AOÛT

POSITION DES PLANÈTES
PLEINE LUNE DU 16 AOÛT

 

 

- Toutes les autres fois, c’est à chaque fois que l’on tente de sortir d’une situation pour passer à une autre, en essayant généralement de personnaliser ce « pas en avant », en faisant des choix et en prenant des directions qui sont les nôtres. À chaque fois, Mars peut nous demander de prendre un risque personnel. Par exemple, oser se lancer dans quelque chose qui nous tient vraiment à coeur et changer de métier, alors que notre entourage, notre famille, nos médias... ne parlent que de sécurité, de chômage, de peur de manquer et de craintes de l’avenir. Oser partir vivre à l’étranger, dans un pays que l’on a visité maintes fois et que l’on a senti propice à notre épanouissement, alors que notre entourage nous fait la liste de toutes les difficultés d’adaptation dans un pays étranger et finalement nous dit « mais qu’est ce que tu vas faire là bas ? ». Ben, je vais faire ma vie !!!

 

Mars invite à la sortie et à la coupure (trancher le cordon), à l’affranchissement et à l’accomplissement de notre propre projet de vie, ce qui n’empêche pas de conserver des liens avec les milieux, les matrices et les nids que l’on quitte (familles, tribus, appartenances...) à partir du moment où ces liens n’étouffent pas l’élan d’émancipation martien.

Problème des blessures de l’enfance : des pénuries qui font que nous attendons encore le sein, des dévalorisations qui font que nous faisons tout pour attirer l’approbation des autres tout en craignant leurs regards ou leurs jugements, des peurs et des multiples torsions intérieures que nous faisons dans nos relations intimes ou sociales pour éviter les lieux de souffrance tout en les provoquant - notre histoire.
Du coup, nos initiatives conscientes, nos projets, peuvent pâtir de nos schémas affectifs, de notre construction psychique.

 

« Se lever, c’est émerger à la lumière de la conscience, c’est surgir de l’indifférencié - familial, social, culturel - où nous nous maintenons de quelque manière, pour emprunter le chemin qui fait de nous un être particulier, un individu. Ainsi, nous eûmes, un jour, à quitter les eaux maternelles de la fusion pour risquer le saut de la vie dans un corps autonome ; ainsi nous avons, chaque jour, l’opportunité d’approfondir cette liberté. » [1]

Tout au long de notre vie, Mars restera au service du processus de différenciation, de notre autonomie, de nos initiatives. Il nous donne le courage de venir et de partir, de nous lier et de nous séparer, de continuer notre route. Et de choisir.

le cycle Mars / Saturne

La relation des deux planètes Mars / Saturne est très intéressante dans la mesure où elle met en relation deux principes contraires : d’un côté Mars et l’initiative personnelle, l’énergie vitale — de l’autre Saturne, qui nous freine et qui nous oblige à faire un travail particulier, très personnel, sur les difficultés qui peuvent jalonner notre vie afin de conquérir notre autonomie, en réalisant qu’elle n’a rien d’innée.

Ce travail personnel, intime, participera pleinement au processus de différenciation, car, au lieu de nous plaindre et d’attendre une solution extérieure, nous allons prendre en charge cette difficulté, la considérer comme nôtre, et la travailler jusqu’à en trouver l’origine dans notre histoire passée et pouvoir provoquer des mutations qui transforment les vécus présents. Ce travail sur soi, nul autre ne pourra le faire pour nous. C’est lui qui nous fait grandir de manière autonome, consciente, en nous permettant de nous appuyer sur nous-mêmes, de passer de la pulsion et de la fatalité à l’action et au pouvoir de mettre en oeuvre, de devenir auteur.

 

Par exemple, puisque le sujet « pouvoir d’achat » est particulièrement récurrent actuellement, et que la pénurie affecte de nombreuses personnes, il peut être intéressant, si nous sommes dans une situation financière difficile, d’explorer quelque peu ce sujet. Voici une proposition d’éclairage :

 

« Le narcissisme primaire.
Cependant que l’enfant est séparé du ventre de la mère, le lien ombilical n’est pas rompu d’un seul coup, et définitivement, parce que le cordon a été tranché. L’attache fusionnelle subsiste très profondément dans les jours et les semaines qui suivent la naissance. Pendant cette période dite de narcissisme primaire, l’enfant ne perçoit pas encore sa mère comme un être distinct. En fait il appréhende tout son environnement comme un prolongement de lui-même. (...) Durant ces semaines qui suivent la naissance, l’enfant a besoin de rester en contact très intime avec le corps de sa mère. Dans l’idéal, on peut rêver d’un passage tout en douceur, où les berges accueillantes de la Terre sont le prolongement des eaux sécurisantes de la Mer. (...) Il est indispensable que la vie dans un corps autonome ne soit pas ressentie comme un arrachement à la béatitude fusionnelle et que l’incarnation ne soit pas associée, encore et toujours, à un sentiment irrémédiable de perte et d’isolement. (...) Vivre les contingences de la limitation et de la séparation que génère l’incarnation n’est pas chose aisée. Il suffit de si peu pour que le nouveau-né se sente largué sur une île inconnue et pour qu’il approfondisse, en lui-même, ce sentiment de rupture et d’abandon que tout être humain connaît à l’aube de son existence.
C’est l’heure cruciale où les patterns antérieurs à la naissance impriment la matière en jetant les bases de notre sécurité ou de notre insécurité primaire. C’est le moment où la Terre peut être associée à la chaleur, parce que l’enfant se senti physiquement aimé et désiré ; c’est le moment où elle peut être liée à l’abondance, parce que tous les besoins vitaux sont satisfaits. (...)
Pour tout ce qui ressort de la sécurité matérielle et financière, on s’interrogera sur le vécu de la première enfance. D’un point de vue pratique, on peut postuler qu’un narcissisme primaire blessé est assorti d’une relation conflictuelle avec la dimension matérielle de l’existence. Cela peut se manifester aussi bien par un refus inconscient de l’abondance, que par une tendance compulsive à s’attacher les objets de sécurité, quels qu’ils soient.» [2]

 

Il y a bien sûr de nombreuses situations différentes, et même si une personne retraitée de 80 ans gagnant 600€ / mois retrouve les racines de son insécurité primaire et soigne cette blessure affectant le bien-être matériel sur terre, cela n’augmentera pas pour autant le montant de sa retraite. Un autre travail est à faire à un autre niveau, politique, pour réévaluer le confort des personnes âgées.
Mais une personne en âge de déployer socialement et économiquement ses compétences qui n’arrive pas à « faire économie », à échanger, à évaluer la valeur de son travail ou qui se retrouve sans arrêt dans des situations - et avec des personnes - qui provoquent la répétition des mêmes scénarios de pénuries, d’attente, de manques, d’impuissances à changer les choses... peut poser l’hypothèse que son histoire personnelle induit inconsciemment quelque chose. Dès lors, en compagnie de Saturne, il s’agira par exemple de partir explorer, seul, cette période d’insécurité primaire, et de dénouer patiemment les conséquences que cette faille a provoqué.
De nombreux comportements et événements s’en trouvent alors petit à petit modifiés. Le pouvoir d’achat (Vénus, ce qui nous revient) étant lui-même une conséquence du pouvoir d’action (Mars, ce que nous agissons).

 

En fonction des difficultés personnelles que nous rencontrons — qui n’en rencontre pas dans ses projets ? — les questions et les origines du problème ne seront pas les mêmes, chaque histoire est singulière dans la manière d’être vécue, même si nous traversons tous la vie foetale, la petite enfance, l’enfance avec le même type de défis à relever (se séparer, devenir autonome, etc...).

Les conjonctions Mars / Saturne, qui ont lieu tous les deux ans environ, peuvent être un repère très intéressant dans nos parcours, en ayant en tête que chaque conjonction pointe durant deux années un travail particulier sur une facette de notre développement intérieur et extérieur.

Alors que la prochaine conjonction Mars / Saturne a lieu ce 11 juillet 2008 au 6° Vierge, il peut être intéressant de resituer la période actuelle - avec les efforts et la conscience qu’elle nous demande - dans le tour du zodiaque que Saturne fait actuellement (un tour du zodiaque représentant une entité en soi, un grand cycle d’expériences qui se fait d’étapes en étapes).
En observant les dates ci-après, observons notamment la manière dont nous avons affronté certaines difficultés extérieures / intérieures, dont nous avons « avancé » sur certains sujets affectifs, professionnels, intimes ou sociaux.

Les dates des conjonctions Mars / Saturne en signes (en couleur) :

le 08 avril 1996, Saturne entre en Bélier
- le 2 avril 1998 au 22° BÉLIER (feu)
Démarrage d’un nouveau cycle. Moi et le monde. L’épopée héroïque commence... Des événements importants, peut-être un peu brutaux, ont pu nous bousculer. Apparition de contenus (événements, rencontres, décisions, blocages, revendications...) qui « en disent longs » sur tout le travail que nous avons à entreprendre.

le 10 juin 1998, saturne entre en taureau
- le 16 avril 2000 au 18° TAUREAU (terre)
Durant ce passage, la conjonction Jupiter / Saturne au 23° Taureau du mois de mai 2000 est venue poser la question du « mécanisme social qui vient certifier notre valeur personnelle.» [3] Le défi à relever pouvait ainsi de sentir cette « valeur personnelle », peut-être en réveillant certains dons, et de formuler, à travers ce qui nous tient réellement à coeur, les formes concrètes que cela peut prendre dans notre société, en terme de propositions et d’activités. Premières ébauches. Nous verrons ensuite ce que cela donne.

le 21 avril 2001, Saturne entre en Gémeaux
- le 3 et 4 mai 2002 au 14° GÉMEAUX (air)
Période qui a pu nous faire travailler certaines questions de communication, d’échanges d’informations avec notre environnement. Parler de ce que nous voudrions faire, des idées nouvelles qui nous habitent, prendre des renseignements, réfléchir, écrire, découvrir, chercher à connecter les informations qui proviennent du monde intérieur et celles qui viennent du monde extérieur. Développer ses capacités intellectuelles, de compréhension / formulation / expression.

le 04 juin 2003, Saturne entre en Cancer
- le 25 et 26 mai 2004 au 12° CANCER (eau)
L’entrée dans le 4ème signe du zodiaque marque un tournant. Après les 3 premières phases de découverte, de recherche, d’explorations permettant de personnaliser notre vie et nos projets en précisant les contours et les formes de notre personnalité et de nos activités, une tension peut être ressentie : il s’agit de faire des choix, de préciser l’élan singulier qui nous anime en l’engageant plus fermement dans la réalité extérieure (et parfois de renoncer à ce qui ne nous convient pas). Pour faire des choix personnels, besoin d’une sensation d’unité qui nous apporte un bien-être émotionnel (signe d’eau).
Au mois de Mars 2004, la Nouvelle Lune au 1er du Bélier a pu donner une impulsion intéressante (avec le pic de la fin du mois de septembre 2004) et nous permettre de débloquer certaines situations en lançant une nouvelle dynamique, plus aiguisée. Nous sentons mieux vers où nous voulons nous diriger.

le 17 juillet 2005, Saturne entre en Lion
- le 17 et 18 juin 2006 au 9° LION (feu)
Le signe du Lion nous invite à sortir de nos bulles en disant franchement qui l’on est : décliner son identité, oser s’investir dans des réalisations qui nous rendent visibles dans le monde. Rayonner, à partir du centre de lumière, de la flamme qui nous anime. Énergie d’entrepreneur, d’auteur. Après le feu du Bélier qui a lancé le cycle du zodiaque en 1996 / 1998, il s’agit ici de prendre en main cette énergie d’initiative en lui imprimant plus fermement notre signature singulière. Concentration et affirmation de soi.

le 03 septembre 2007, Saturne entre en Vierge
- le 11 juillet 2008 au 6° VIERGE (terre)
Depuis le mois de septembre 2007, nous expérimentons cette énergie de Saturne en Vierge : après la force du Lion, qui permet de concentrer identité, désir et énergie dans une même dynamique d’extériorisation, l’énergie Vierge vient temporiser la toute puissance du Lion. Nous sommes dans le 6ème signe du zodiaque qui nous rappelle à l’ordre du « vivre ensemble » et du « faire des choses ensemble » (que ce soit en famille, entre amis, dans nos professions...). Si au centre, au coeur Lion de nous-mêmes, « c’est moi qui décide, qui construit une vision de ce que je veux être et réaliser », dès que l’on descend dans la réalité, l’on entre dans une réalité partagée, dans une dualité terrestre. Nous rencontrons des résistances, des limites, des lois, des règles. Elles nous font descendre de notre trône.
Si les étapes précédentes sont encore fragiles, si notre intimité est encore menacée par divers courants (peurs primaires, insécurité, tendance à prendre l’autre comme un prolongement de soi-même (comme jadis la mère - ce tout fusionnel - attentes de soins, de reconnaissance...), chaque résistance de la réalité — et des autres — à nos revendications conscientes ou inconscientes peuvent prendre une ampleur démesurée.
Ce passage actuel de Saturne en Vierge peut nous faire ressentir de manière douloureuse notre manque d’affranchissement envers les schémas qui ont participé à notre construction dans l’enfance, ou plutôt à notre manque de construction. Les forces inconscientes sont trop puissantes par rapport au Moi, l’océan du signe opposé, le Poissons, nous engloutit.
Avec Saturne en Vierge, nous sommes renvoyés, méthodiquement et dans le détail..., à tout ce qui ne va pas chez nous, avec toutes les conséquences que cela provoque dans nos relations d’adultes à adultes.

 

Dans les cas extrêmes, la conjonction Mars / Saturne du 11 juillet 2008 en Vierge pourrait être très douloureuse à vivre, le conflit pulsions primaires (Mars) / limites et interdits (Saturne) pouvant amener à des « clashs » très vigoureux. Les projections aidant, c’est bien souvent contre quelqu’un ou quelque chose (qui nous empêche de...) que Mars pourrait vouloir se battre (en vain généralement, le problème est intérieur). S’il s’agit de se battre, c’est bien contre notre chaos intérieur en reconnaissant son incapacité à nous organiser intérieurement (Saturne) de manière sereine et appropriée au monde dans lequel nous vivons. Dans d’autres cas, la vitalité, la pulsion de vie (Mars) pourrait flancher, cernée par les 4 murs de l’incarnation, croulant sous le poids des difficultés, des frustrations et des impuissances, et l’épuisement psychique et biologique envahir certaines personnes. Attention donc à ce passage pouvant être pour certains (pour nous, ou pour des amis, des proches) assez difficile.

Dans une moindre mesure, dans le cas le plus courant où les difficultés n’envahissent pas « tout », cette période de Saturne en Vierge peut nous inviter à opérer une série d’ajustements entre la sensation de justesse intérieure (compétences / besoins / volonté / intégrité) et l’articulation de nos projets avec d’autres personnes, au sein d’une société dont nous sommes devenus un des membres. Pas plus important qu’un autre, mais pas moins. Le passage du signe du Lion au signe de la Vierge peut nous apprendre cela : devenir un des membres. Au mieux, nous allons chercher, les uns avec les autres, des complémentarités — la complémentarité existant justement parce que nous sommes différents. [4]

 

Nous évaluons les concessions que nous pouvons faire sur les choses qui ne sont pas vraiment importantes, les lieux où nous acceptons des contraintes ou des charges, en vue de préserver et de faire croître ce qui est essentiel. Nous travaillons peut-être les règles, les limites, les conditions des engagements que tous les membres, dont nous-mêmes, doivent accepter et respecter pour que les projets avancent. En Vierge, chacun doit pouvoir s’auto-réguler en se mettant au service de projets partagés avec d’autres, au service d’un intérêt plus collectif. Nous posons les priorités, les nôtres et celles des autres, nous organisons au mieux la progression concrète (signe de Terre) des initiatives et des parcours de chacun.
Un lieu où nous ne pouvons pas avoir le beurre et l’argent du beurre... et où notre nombril n’a pas plus d’importance que celui du voisin. Humilité, humanité.

En ayant au préalable construit notre propre identité (connaissance et reconnaissance de Soi, originalité, unicité - Lion) et en devenant membre d’un groupe, d’une famille, d’une collectivité, d’une société... l’énergie de Saturne en Vierge nous permet de travailler concrètement dans la réalité, avec une efficacité pouvant particulièrement agréable. Précision, justesse, discernement, franchise des « oui » et des « non » que nous prononçons, actions adaptées aux situations, constance, endurance, sensation d’être utile et d’accomplir « ce que l’on a à faire » en tant que personne unique, singulière, originale et membre d’un ensemble plus vaste qu’elle-même.

Le degré Sabian de la conjonction Jupiter / Saturne de mai 2000 en Taureau (le « mécanisme social qui vient certifier notre valeur personnelle ») peut ainsi, d’étapes en étapes, inscrire dans nos réalités concrètes (signes de Terre) le fruit des ajustements intérieurs et extérieurs que nous élaborons depuis quelques années. Patiemment, consciemment, solidement.

 

La conjonction Mars / Saturne du 11 juillet 2008 peut ainsi permettre un bilan lucide : prendre le temps d’observer le parcours que nous avons fait depuis l’entrée de Saturne en Bélier (04/1996) et de la première conjonction Mars / Saturne en Bélier (04/1998), retracer les étapes signifiantes, notamment les obstacles que nous avons rencontrées, le lien entre les prises de conscience intérieures et les changements extérieurs (déblocages), la manière dont nous avons résolu certaines difficultés.
Bilan également des obstacles extérieurs et des « améliorations de soi » qui sont encore en chantier, de manière réaliste, sans les amplifier ni les sous-évaluer. Saturne continuera son passage dans le signe de la Vierge jusqu’à l’automne 2009, et les processus de discernement, d’autonomie, de construction de soi, continueront sans doute de nous animer.

le 30 octobre 2009, Saturne entre en Balance
- le 30, 31 juillet 2010 au 1° BALANCE (air)
Pour imaginer plus loin... ce cheminement nous amènera en 2010 à investir la relation, les associations, les partenariats... : comment être dans le partage, la complémentarité, le lien, l’échange, l’équilibre, la justice, l’équité...

retour sur le mois d’octobre 2007 ?

mais que trafique ma libido ?
la source et les buts

En regardant le mouvement des planètes, nous observons un fait singulier qui nous renvoie exactement à la période Juillet 2007 --> octobre 2007.

À l’époque, nous avions observé la longue conjonction Vénus / Saturne à cheval entre le signe du Lion et de la Vierge, conjonction se terminant par une triple conjonction Vénus / Saturne / Noeud Sud au 6° Vierge. (Voir les LDL correspondantes).
Et la conjonction Mars / Saturne du 11 juillet 2008 a également lieu au 6° Vierge...

Vibration d’une même zone de notre système solaire, vibration d’une même zone de notre dynamique psychique...
Entre ces deux périodes, octobre 2007 et juillet 2008, un cheminement semble partir de Vénus et se diriger vers Mars.

Le degré Sabian [5] du 6° Vierge raconte ceci :
« L’image : Un manège
Dominante : Le premier contact avec l’intensité dynamique des mécanismes vitaux et le plaisir que l’on peut en retirer.
Plusieurs aspects relatifs à ce manège démodé devraient être compris dans leur symbolisme le plus profond. Deux stades de l’expérience sont à distinguer : celui où le jeune enfant est assis dans une voiture décapotable en compagnie de sa mère ou de sa nurse, — l’expérience se limite au seul mouvement circulaire, peut-être de prime abord étourdissant —, et celui où il enfourche un cheval de bois (ou quelque autre animal) qui monte et qui descend, tout en tournant autour du manège. Le cheval représentant toujours l’énergie vitale (conçue ultérieurement comme libido ou « énergie psychique »), le manège à ce stade symbolise ou préfigure l’éveil au caractère cyclique des choses ainsi que les hauts et les bas de la vie affective. Sur les manèges les plus perfectionnés, l’enfant, muni d’une perche, doit décrocher un cercle métallique suspendu à sa portée en dehors du manège. S’il y parvient, il gagne un lot ou un tour gratuit. Le symbolisme est sexuel dans ses implications ; toutefois, d’un point de vue plus général, il sous-entend le fait que toute émission cyclique d’énergie vitale nous donne l’occasion d’exercer un certain genre d’adresse et de maîtrise.
Nous voyons ici, en son sens le plus large, une caractérisation de ce dont la conscience (et à un certain niveau, le « disciple sur le chemin ») fait l’expérience au cours de son développement : une appréhension objective de la force vitale. »

 

Le récit de ce degré Sabian nous met sur la piste de la libido... de sa source et de ses investissements. En cherchant dans le Vocabulaire de la psychanalyse [6] une définition de la libido, l’affaire n’est pas simple... car la notion de libido a été conçue par Freud, reprise par Jung, les deux ne s’accordant pas sur les mêmes perceptions et visions, chacun évoluant d’ailleurs au fil de leurs recherches sur leurs propres conceptions. Nous allons donc poser quelques hypothèses à propos de ce cheminement Vénus d’octobre 2007 --> Mars de juillet 2008 par petites touches, sans figer quoi que ce soit, en faisant des liens avec des observations astrologiques et, surtout, en s’appuyant chacun sur nos propres vécus, ressentis et connaissances complémentaires.

Pour commencer, quelques extraits du Vocabulaire de la psychanalyse :
« Libido
Énergie postulée par Freud comme substrat des transformations de la pulsion sexuelle quant à l’objet (déplacement des investissements), quant au but (sublimation par exemple), quant à la source de l’excitation sexuelle (diversité des zones érogènes). Chez Jung, la notion de libido s’est élargie jusqu’à désigner « l’énergie psychique » en général, présente dans tout ce qui est « tendance vers », appetitus.
Le terme libido signifie en latin envie, désir. [7](...)

Libido du Moi - Libido d’objet
Termes introduits par Freud pour distinguer deux modes d’investissement de la libido : celle-ci peut prendre comme objet soit la personne propre (libido du moi ou narcissique), soit un objet extérieur (libido d’objet). Il existe, selon Freud, une balance énergétique entre ces deux modes d’investissement, la libido d’objet diminuant lorsque augmente la libido du moi et inversement.
C’est notamment l’étude des psychoses qui a conduit Freud à reconnaître que le sujet pouvait prendre sa personne propre comme objet d’amour (voir : narcissisme), ce qui, en termes énergétiques, signifie que la libido peut s’investir aussi bien sur le moi que sur un objet extérieur. « Nous nous formons ainsi la représentation d’un investissement libidinal originaire du moi ; plus tard une partie en est cédée aux objets, mais fondamentalement l’investissement du moi persiste et se comporte envers les investissements d’objet comme le corps d’un animalcule protoplasmique envers les pseudopodes qu’il a émis. »
Le retrait de la libido d’objet sur le moi constitue le narcissisme secondaire. (...)
La libido, selon Freud, commencerait par s’investir sur le moi (narcissisme primaire) avant d’être envoyée, à partir du moi, sur des objets extérieurs. (...)
Freud qualifie le moi de « grand réservoir de la libido ». L’interprétation le plus cohérence qu’on peut proposer de la pensée freudienne sur ce point est celle-ci : la libido, en tant qu’énergie pulsionnelle, trouve sa source dans les différentes zones érogènes ; le moi, comme personne totale, vient stocker cette énergie libidinale dont il est le premier objet ; mais le « réservoir » se comporte ensuite, vis-à-vis des objets extérieurs, comme une source, puisque c’est de lui qu’émanent les investissements ». »

 

Ok, ce n’est pas simple... De ces extraits pourtant, nous pouvons extraire quelques mots intéressants quant à ce qui nous préoccupe, ce processus sur le chemin vénus-saturne / octobre 2007 --> mars-saturne / juillet 2008.

Nous avons le moi et les objets extérieurs, des directions opposées vers moi / vers l’extérieur. Sur tous les plans de vie, affectif, professionnel... ces orientations, la manière dont nous les avons élaborées depuis notre naissance, vont être « conditionnantes ».
Si pour le bébé, tout est d’abord prolongement de lui-même, les objets deviendront extérieurs au fil d’une série d’investissements / retraits. Opérations psychiques complexes, faites par une succession d’étapes (primaire, secondaire...) qui passent par le corps, les sens, la libido, les mots et les images, qui forment au passage des objets intérieurs que nous projetons sur le monde extérieur, etc...

Nous avons cette libido, qui part du corps sensoriel-sexuel (zones érogènes : ombilical -> buccal -> anal -> génital), qui investit le moi, puis part du moi pour investir des objets extérieurs, puis se détourne des objets extérieurs pour revenir au moi, puis... Le Moi se construisant justement dans ces allers et retours. Nous avons des retournements et des déplacements, des directions, des points de départ, des points d’arrivée.
Nous allons et venons, nous nous débattons parfois...

« Pourquoi ce qui m’arrive, m’arrive ? »
Il « suffit » de s’observer : tout ce (et tous ceux) qui nous obsède, que ce soit en attraction, en répulsion, en fantasmes, en réactions épidermiques, en sur-investissements, tout ce qui nous fait un peu trop d’effets, que l’on ne supporte pas, qui nous déstabilise, nous bloque, nous... est sans doute tricoté dans les mailles de ces opérations psychiques dans une étape où quelque chose s’est noué, emmêlé, bloqué... dans nos allées et venues entre le dedans et le dehors, entre le moi et les objets, les investissements et les retraits, le corps les images et les mots... Nous sommes alors empêtrés, fixés, figés... prisonniers.

 

Il est possible que le processus Vénus - octobre 2007 --> Mars - juillet 2008 nous ait offert la possibilité de débloquer un passage au coeur de ces processus. L’on peut sans peine imaginer que si la libido est restée bloquée dans une phase primaire où « le sujet prend sa personne propre comme un objet d’amour » (ou de désamour, ce qui revient au même en tant qu’orientation vers), le monde extérieur, les autres... sont... où ? Immense solitude finalement de Narcisse devant son propre reflet.

Dans un travail sur soi, l’on cherche souvent à retrouver et à soigner des blessures vécues dans l’enfance. En explorant un peu plus, l’on s’aperçoit qu’effectivement il est important de retrouver ce qu’il s’est passé dans notre passé, mais bien plus important encore, il s’agit de retrouver ce qu’il ne s’est pas passé dans notre passé, là où certaines étapes structurantes, permettant ces opérations psychiques, induisant notre autonomie, notre maturité, notre unité, notre différenciation, n’ont pas eu lieu. Et le cas échéant, possibilité, à n’importe quel âge, de les faire enfin, aujourd’hui... pour pouvoir avancer dans ce cheminement d’un construction individuelle plus mature et apte à mieux vivre dans et avec le monde.
Ne vouloir soigner que les blessures, ne se faire du bien... pourrait continuer de nous fixer dans une étape dorlotante, pleine de douceur et... d’inertie. Cela fait du bien de se faire du bien, cela ressource... mais cela ne suffit pas : cela ne nous fait pas sortir dehors. Dans de nombreux mythes, ce sont les épreuves de la traversée qui permettent de devenir un héros solaire...

la relation Vénus / Mars

Ces allers et retours entre le moi et les objets extérieurs semblent correspondre à la dynamique Vénus / Mars. Vénus ramène vers soi, Mars va chercher à l’extérieur... La position de ces planètes dans le système solaire est intéressante :

soleil - mercure - VÉNUS - TERRE/LUNE - MARS - jupiter...

Les planètes entre le Soleil et la Terre sont dites «intérieures », les planètes entre la Terre et au dehors sont dites « extérieures ».

Juillet / octobre 2007 : le processus de travail touche Vénus, ce qu’elle représente pour nous, les structures affectives, le désir, l’estime de soi, les attachements. Peut-être le narcissisme primaire (Vénus du Taureau, le monde extérieur comme prolongement matériel de mon propre corps, difficulté de vivre les distances et les séparations, besoin de contact et de corps à corps, possessivité, principe de plaisir dominant) ou secondaire (Vénus de la Balance, la séduction, plaire, attirer, donner une image de soi, de son corps, mettre en relation l’intérieur et l’extérieur, passer des contrats, se séparer).

11 juillet 2008 : le processus de travail touche Mars : sortir à l’extérieur. Relation aux objets extérieurs, ce qui va animer notre vie en terme d’activités, d’investissements, de rencontres, d’actions vers...
Mars représente et véhicule une énergie qui nous permet de « sortir des matrices », de quelque chose qui nous enferme - ou peut devenir enfermant dès lors que cette matrice a joué son rôle (par exemple, un jeune adulte qui quitte la maison des parents en acquérant une autonomie financière et sociale). Mars nous invite à nous tourner vers l’extérieur, à prendre en main et en charge cette sortie, et à faire de nouvelles expériences de vie. Saturne, lui, nous oblige à le faire...

 

Chaque personne étant éminemment singulière, chacun de nous pourra retrouver les vécus, événements, ressentis qui ont pu être travaillés, affectés, voire bouleversés durant cette période de contact Vénus / Saturne (avec le pic de la 2ème moitié du mois d’octobre 2007 lors de la conjonction Vénus / Saturne / Noeud Sud).
Depuis... Avons-nous senti des déplacements ? Des retournements ? Des ruptures, des changements de scénarios ? L’important étant de repérer le fil conducteur que nous avons travaillé durant cette année, la manière dont nos structures inconscientes ont pu changer d’agencement intérieur, permettant à de nouveaux événements, comportements, à une nouvelle relation moi - monde extérieur de se déployer.

(Alors que j’écris, les informations annoncent la libération d’Ingrid Bétancourt le 2 juillet 2008, la veille de cette nouvelle lune du 3 juillet. Prise en otage le 23 février 2002, nous avons vu depuis l’automne 2007 de nombreuses tentatives, négociations... pour sa libération. Il serait difficile de dire si sa construction personnelle, son histoire psychique a quelque chose à voir avec une notion d’enfermement - c’est son histoire - mais l’on peut observer que cette libération arrive en ce mois de juillet 2008 où, au niveau astrologique, nous observons qu’une énergie de déblocage et de libération peut être le fruit d’un an d’intense processus de délivrance.)

 

Sans doute, si un tel processus a travaillé durant cette année (et si nous en avions besoin), si nous avons pu remettre en travail notre appareil psychique, il est possible que nous sentions en ce mois de juillet quelques changements, au niveau de notre relation à nous-mêmes (soulagements, fin de certaines tensions intérieures, possibilité de réorientation vers le monde extérieur), au niveau de notre manière d’évoluer et de devenir plus complémentaire avec les autres. Plus de disponibilité à l’alentour (moins obnubilé par soi-même ?), de souplesse, de possibilité de faire et de défaire les choses sans angoisses.
Sentiment de libération (sortie d’un registre enfermant), de liberté d’agir (Mars), de responsabilité (Saturne) permettant d’envisager les mois à venir avec de nouvelles perspectives.

Tout cela, sans sous-estimer le fait que cette période peut être très difficile pour certains, ce processus pointant avec acuité et sans ménagement certaines failles, insécurités, doutes, peurs. Le cas échéant, tenir la barre... et continuer avec confiance à explorer son monde intérieur jusqu’à ce que les racines de nos maux se dévoilent et que la (re)construction patiente de notre Moi nous permette de vivre mieux.
Même si les lettres de lunaison pointent des cycles dans l’inconscient collectif que certaines personnes sentent, presque à la lettre, rythmer l’évolution de leurs vies, il existe d’autres rythmes, plus personnels (liés au thème natal de l’individu et à des facteurs non-astrologiques...).

un clin d’oeil... de vénus ?

À observer...
La précédente conjonction entre Vénus et Mars a eu lieu les 25, 26 octobre 2006 au 1°, 2° Scorpion. Il est possible que cette date (ou cette période) nous évoque des événements ou ressentis particuliers. Aller jeter un coup d’oeil peut être intéressant. En Scorpion, sont pointées les dynamiques inconscientes, occultes, qui traversent nos relations et les animent d’intentions parfois très obscures et inconscientes.
Les questions posées à l’époque, notamment sur un plan relationnel et affectif, par exemple au coeur de nos investissements amoureux ou de nos partenariats (être féconds ensemble, générer...), ont peut-être depuis lors profité du processus Vénus-Saturne-octobre 2007 --> Mars-Saturne-juillet 2008 pour s’éclaircir. Dans la douleur parfois, rencontrer et modifier ses propres structures psychiques et sortir de prison, prend parfois l’allure d’une ascension de l’Everest. Mais quel bonheur quand on parvient au sommet !

La prochaine conjonction Vénus / Mars aura lieu le 12 septembre 2008, dans deux mois. Balance, signe des relations, des contrats que nous passons les uns avec les autres, des partenariats. Cette nouvelle conjonction pourraient participer à relancer une dynamique relationnelle (rencontrer « l’autre », sentir différences et complémentarités, combiner, associer, s’apprécier, projeter des choses ensemble) en intégrant les fruits de nos mutations personnelles.
Il est possible que de nouvelles rencontres (amoureuses pour certains ?), de nouvelles manières de nous combiner les uns avec les autres, témoignent ainsi de manière très concrète, voire très agréable et harmonieuse, d’un renouveau relationnel.

Vénus / Mars : notre libido, sa source, ses orientations, ses buts...

fin d’un cycle... repos, répit ?

en vierge, prendre soin du corps et des corps.
chercher des ressources à la source.
image du corps et schéma corporel

Le passage de Saturne en Vierge peut être éprouvant pour le corps : les conflits ou efforts psychiques se manifestent dans la biologie, et le signe de la Vierge est justement lié à l’incarnation de l’âme dans la matière... états de l’âme. Une âme chaotique dans un corps chaotique use autant le psychisme que la biologie. Le cerveau doit sans arrêt compenser les déséquilibres, assurer les fonctions vitales, gérer le stress, évacuer les toxines, etc...
Dans l’énergie Vierge, tout s’imprime dans le corps. Et celui-ci « mérite » toute notre attention.

Le « travail sur soi », les mutations intérieures, les prises de conscience... consomment également beaucoup d’énergie. De nouvelles énergies seront certes débloquées et disponibles pour réaliser des projets, mener sa vie... mais il est des moments où le corps peut réclamer une pause, un repos réparateur.

Nos possibles fatigues psychiques et physiques actuelles ne sont pas à prendre à la légère et l’approche de la conjonction Mars / Saturne du 11 juillet 2008 pourrait nous faire sentir la fatigue que nous avons accumulé depuis l’automne 2007. Le signe de la Vierge nous prévient souvent de nos abus, de notre inconscience, de notre manque d’écoute des signaux du corps ou de nos pénuries d’énergie.
Le signe de la Vierge est lié par exemple à l’acupuncture (la précision des aiguilles...). Il s’agit, dans la matière de nos corps, de fluidifier les circuits afin d’être disponible au passage des courants d’énergies (...cosmiques ?). Un accompagnement par l’acupuncture, soins énergétiques, ostéopathie ou tout autre méthode de votre connaissance peut être actuellement judicieuse. L’énergie vitale de Mars dans notre corps n’en sera que plus dynamisée.

quelle est notre soif en ce mois de juillet 2009 ?

Durant la lunaison du mois de Juillet 2008, le Soleil, Mercure et Vénus traversent le signe du Cancer. Celui-ci peut nous mettre en contact direct avec les besoins de notre biologie, comme si nos cellules pouvaient nous dire exactement de quoi elles ont besoin pour leur confort. En signe d’eau, il s’agit de ressentir. Et dans ce signe du Cancer, de subvenir aux besoins de la Vie dans la matière.
Lorsqu’une plante a soif, elle se flétrit et meurt.
Nous aussi.

Si les soins matière / énergie du côté Vierge peuvent être actuellement bénéfiques, d’autres besoins peuvent également être ressenties, nous permettant de ressentir une sensation de plénitude et d’unité.

Quels besoins ? Les réponses sont personnelles. Certains vont se régénérer en pratiquant un sport excessif et en se dépensant, d’autres en s’allongeant sur la plage et en faisant la sieste. D’autres en lisant, en créant, en donnant libre court à leur imaginaire. En cuisinant et en partageant de bon repas (nourriture - cancer). En créant des moments de douceur et d’intimité (tendresse - cancer). En jouant aux cartes sur la terrasse. En retrouvant sa place de camping et ses voisins de l’été. Quels que soient nos besoins, ce sont nos besoins, un endroit où rien ne force (abondance, bonté). Le signe du Cancer invite à écouter ces besoins et à se reposer dans le fait d’y répondre simplement et spontanément (être sa propre Mère, avoir incorporé cette fonction).
L’autonomie et l’émancipation pourront venir là aussi jouer leurs rôles, car si nos besoins réclament des choses qui dépendent d’autres personnes (qui nous empêchent de...), que nous voulons que nos propres besoins soient aussi ceux de nos amis ou de nos compagnons... nous finissons par stresser dans le lieu-même de ce qui devrait nous reposer et nous combler simplement.

 

Durant ce mois de juillet, la planète Jupiter en Capricorne sera en opposition aux planètes en Cancer.
Côté capricorne (Terre), nous avons le squelette et la peau, côté cancer (Eau), les cellules et les liquides, l’ensemble formant notre organisme.
Prendre soin de l’ensemble de son organisme, dans le solide et le souple, le fixe et le mobile, les contenants et les contenus : une unité.

Cet axe Cancer / Capricorne génère des formes, met en forme, pétrissant la terre et l’eau. Il nous parle du vivant, de fécondité (cancer) et de principes organisateurs (capricorne). En ce mois de Juillet, en écoutant les besoins de notre organisme, nous rassemblons également cette Unité. Les informations de cohérence, de cohésion, d’ordre (Capricorne), de plénitude que nous ressentons dans cet axe peuvent avoir des conséquences très bénéfiques sur l’ensemble de notre grande Unité « corps - émotions - mental ». En fédérant notre organisme, nous renforçons notre point de ralliement intérieur, Unité et Centre, fondements. Au niveau émotionnel, une sensation d’unité provoque un sentiment de sécurité.

Ce repos unificateur n’est donc pas inactif... et nos projets pourront s’y nourrir.

schéma corporel et image du corps

Une autre dimension pourrait être touchée. Dans la lettre de lunaison précédente (LDL45), nous avions exploré, grâce à la rétrogradation de Mercure en Gémeaux, ce phénomène d’éclatement en bouts de corps, de mots et d’images que le jeune enfant peut vivre. Dans nos apprentissages, le passage du signe des Gémeaux au signe du Cancer, pourrait tenter de réunifier ces bouts éparpillés en une nouvelle Unité susceptible de refonder les bases (contenant/contenus) de notre identité.

Dans « l’image inconsciente du corps » [8] , Françoise Dolto nous raconte ceci :
« Il ne faut pas confondre l’image du corps avec le schéma corporel. Le schéma corporel spécifie l’individu en tant que représentant de l’espèce, quels que soient le lieu, l’époque ou les conditions dans lesquels il vit. (...) Si le schéma corporel est en principe le même pour tous les individus (à peu près du même âge, sous le même climat) de l’espèce humaine, l’image du corps, par contre, est propre à chacun : elle est liée au sujet et à son histoire. Elle est spécifique d’une libido en situation, d’un type de relation libidinale. Il en résulte que le schéma corporel est en partie inconscient, mais aussi préconscient et conscient, tandis que l’image du corps est éminemment inconsciente. (...)
L’image du corps est la synthèse vivante de nos expériences émotionnelles. (...) L’image du corps est à chaque moment mémoire inconsciente de tout le vécu relationnel, et, en même temps, elle est actuelle, vivante, en situation dynamique, à la fois narcissique et inter-relationnelle : camouflable ou actualisable dans la relation ici et maintenant, par toute expression langagière, dessin, modelage, invention musicale, plastique, comme aussi mimique et gestes.
C’est grâce à notre image du corps portée par - et croisée à - notre schéma corporel que nous pouvons entrer en communication avec autrui. »

 

Nous savons que Françoise Dolto travaillait beaucoup à partir des dessins d’enfants. Voici ce qu’elle raconte :
« Donnons l’illustration de cette fillette qui, lors de sa première séance, dessine, étant seule avec moi, un très beau vase de fleurs épanouies, en indiquant le niveau de l’eau où plongent les tiges. Ensuite, j’ai eu un entretien avec la mère en présence de la fillette. Or, celle-ci fait, pendant ce temps, un deuxième dessin, celui d’un minuscule pot de fleurs sans niveau d’eau, avec dedans un minuscule bouquet de fleurs fanées. On voit là la différence de l’image du corps de la fillette, telle que ressentie inconsciemment, selon qu’elle est en présence de sa mère ou sans elle. Relativement à sa mère, elle se sent minable et fanée, tandis que, lorsqu’elle est seule interlocutrice de l’analyste qui l’écoute, elle se sent le droit de s’épanouir et d’être dans sa beauté séductrice narcissique.
Le schéma corporel de cette fillette n’est pas modifié par la présence de sa mère ; cette présence entraîne, en revanche, une modification dans l’image du corps et, de ce fait, dans sa représentation projective. »
Plus loin : « C’est grâce à l’observation et à l’écoute des enfants, d’une part dans leurs relations réelles, familiales et amicales, d’autre part dans la relation transférentielle en séance analytique, que j’ai pu comprendre le rôle majeur de l’image du corps du patient, de la sienne propre, et de sa projection sur autrui dans tout fantasme existentiel de présence à soi-même et au monde ».

 

Il n’est pas rare que les personnes du signe du Cancer, ou ayant des planètes en Cancer dessinent beaucoup... laissant ainsi se déployer leur imaginaire, et sans doute leur « image du corps ».
Parfois, des rêves peuvent également nous surprendre, tout à coup, dans un rêve, nous nous voyons dans un miroir avec une énorme tache noire sur le visage, un corps déformé, amputé...

Autant de productions, dessins, rêves, gestuelles... qui, en les écoutant parler, peuvent nous éclairer sur ces « images du corps » inconscientes qui impriment / expriment notre histoire. En lisant le récit des dessins de la petite fille, nous voyons que plusieurs images du corps peuvent cohabiter en nous, et exprimer des états intérieurs très différents (beauté séductrice / misérable et fanée), témoignant d’un passage difficile à opérer (pour la petite fille, Françoise Dolto raconte ensuite la difficulté pour la petite fille d’entrer en relation avec son père, d’entrer dans la triangulation de l’Oedipe sans se sentir minable par rapport à sa mère).

 

En résolvant les conflits liés à notre histoire, nos « images du corps » inconscientes se transforment certainement. Certaines « images » peuvent disparaître, le conflit les produisant ayant été résolu.

Comment en devenir conscient ?
Comment voir l’évolution de nos « images du corps » ?
Le signe du Cancer peut nous inviter à exprimer spontanément tout ce qui nous passe par la tête (et les images)...

Et bien, dessinez maintenant :-)))

cancer --> lion

vers une seule « image du corps » ?
fidèle à soi-même ?
quant la simplicité stabilise et rayonne...

Cette lettre de lunaison couvre les deux mois d’été. Lunaison en Cancer, puis lunaison en Lion. Avec les vécus de ces deux mois d’été, nous aurons des matériaux nouveaux pour aborder la « rentrée » de septembre 2008. Rentrée qui nous fait souvent espérer une année épanouissante, où les changements iraient dans le sens d’un accomplissement.

Avant de proposer quelques pistes sur l’ambiance du mois d’août 2008, notons d’abord les dates-clefs à observer. Ces ponctuations oeuvrent encore et encore dans les signes du Lion et de la Vierge... c’est-à-dire, travaillant cette articulation intégrité et créativité personnelle (moi - unique) / adaptation et participation au monde et à la société (un des membres - condition des relations).

Ainsi...
- 11/07/2008 : conjonction mars / saturne au 6° vierge
- 18/07/08 : pleine lune au 27° cancer / capricorne
- 28/07/08 : conjonction vénus / noeud sud au 19° lion
- 30/07/08 : conjonction soleil / mercure au 8° lion
- 01/08/08 : nouvelle lune au 10° lion (avec éclipse du soleil)
- 04/08/08 : conjonction mercure / noeud sud au 19° lion
- 11/08/08 : conjonction soleil / noeud sud au 19° lion
- 14/08/08 : conjonction vénus / saturne au 10° vierge
- 16/08/08 : pleine lune au 25° lion / verseau
- 16/08/08 : conjonction mercure / saturne au 10° vierge
- 22/08/08 : conjonction mercure / vénus au 20° vieviergerge

En observant ces dates, nous voyons que les rendez-vous avec Saturne et le Noeud Sud sont nombreux. Un peu comme s’il s’agissait d’affiner le travail... et peut-être de stabiliser et d’intégrer certaines formes désormais plus conscientes de notre personnalité.

 

En suivant le fil conducteur des « images du corps » que le signe du Cancer peut nous donner à voir (à travers nos productions, nos rêves, nos scénarios, nos reflets), et en imaginant que notre travail personnel, nos restructurations - constructions, nos prises de conscience font bouger ces phénomènes inconscients, il est possible que le passage des planètes (Soleil, Vénus, Mercure + leur rencontre avec Noeud Sud) dans l’énergie Lion permette de stabiliser quelque chose : « l’image du corps » qui correspond (ou s’approche de plus en plus fidèlement...) d’un « Je suis » épanoui, centré. Cette image où notre conscience se reconnaît, oui, celle-là c’est vraiment moi, la personne que j’ai envie d’incarner sur terre. Celle-là, je la choisis consciemment.

Ainsi au lieu d’être constellé en de multiples images du corps, peut-être qu’au fil des étapes, dans l’énergie Lion (identité, centre), se constitue une image, celle de notre dignité, car celle, simplement qui dit l’essentiel de notre être. Celle qui ne se cache pas et n’agit pas à notre insu. Celle qu’on ne veut pas cacher.

En suivant la proposition, cette image ne serait pas figée une fois pour toute, elle vit, elle évolue avec les événements, avec l’âge, elle intègre les changements, les étapes. Mais ses principales qualités seraient le centre, la fidélité et la stabilisation, et peut-être « l’absence de conflit » avec d’autres images inconscientes.

 

De multiples « images du corps » inconscientes issues de notre histoire (et des «fragmentations»). Elles influencent inconsciemment notre présent.
Les bulles « cancer ».
Et bien, dessinez maintenant...
  après la disparition des conflits (et des images du corps associées à ces dynamiques conflictuelles), constitution d’une image de plus en plus unique, centrée. Identité visible. Étape Lion. Évolution de cette « image du corps » dans le temps, intégration des étapes de vie, etc...

 

L’on peut alors comprendre pourquoi le signe du Lion a à voir avec la franchise, la loyauté, l’expression directe de son identité. Peut-être sent-il de manière plus directe que d’autres personnes ce qui lui correspond, et l’image du corps qui exprime le mieux cette personnalité à rendre visible. Cela ne veut pas dire qu’une personne Lion à la naissance n’aurait pas à faire un travail sur toutes ces images du corps inconscientes qui embrouillent les perceptions et les comportements en témoignant de certains complexes, mais peut-être a-t-il le courage d’affirmer et de mettre en avant celle qu’il reconnaît et qu’il veut présenter au monde.

 

Ainsi, les dates-clefs où certaines planètes viennent toucher le Noeud Sud en Lion peuvent être intéressantes en terme de visibilité et d’affirmation d’une image du corps (ou image de soi) qui permette, à partir de cette position « centrée » de se montrer... au grand jour.
Déjà, durant la lunaison du mois de Juin 2008, le passage de Mars sur le Noeud Sud en Lion (autour du 15, 16 juin) a pu provoquer quelques événements significatifs : par exemple, oser dire ce que l’on veut (être plus sûr de soi), vivre une situation nouvelle où le monde extérieur (une personne, un coup de téléphone) fait appel à nous pour telle où telle compétence que l’on avait du mal jusqu’à présent à faire reconnaître, vivre une situation où l’on est mis en avant et où nous assumons très bien, sans gêne, sans fausse pudeur, sans tortiller... le fait d’être mis en lumière (et dévoilé...), etc.

Ainsi, durant ce mois d’août et dans l’énergie Lion, il est intéressant d’être attentif à tous ces phénomènes (et aux images produites par nos rêves...) qui pourraient nous inviter à reconnaître et à oser montrer qui nous sommes... quand nous sommes Un.

changements personnels
changements mondiaux

Les mouvements que nous venons d’explorer à l’échelle de l’individu participent forcément aux dynamiques collectives. Dans certaines lettres de lunaison précédentes, nous avons commencé à interroger le lien par exemple entre l’entrée de Pluton en Capricorne et le contrat social, ou les risques de raideurs dictatoriales au niveau des instances de pouvoir (tout contrôler). Par ailleurs, Noeud Nord, Chiron et Neptune en Verseau sensibilise aux interdépendances et aux inter-activités, au tout-relié, invitant chacun à intégrer dans sa vie et ses activité une conscience de l’ensemble de l’humanité, à vivre avec un coeur de chair. À inclure.

Ces énergies collectives continuent bien sûr d’être extrêmement présentes dans l’air du temps de ces mois de Juillet / Août 2008, même si cette lettre de lunaison a choisi de suivre le fil conducteur des processus de construction personnelle - à partir desquels, de toutes manières, se construit l’échelle collective et internationale...

Les clarifications personnelles que nous pourrions continuer à manifester durant ces deux mois d’été nous aideront certainement à mieux participer au monde, avec les compétences et les engagements qui sont les nôtres.

être auteur, autorité et autorisé...

Pour finir, une étymologie intéressante.

Autorité : de Auctorité, 1119 ; lat. auctoritas, de auctor « auteur «
Autorisé : de Actorizer, fin XII° ; lat. médiév. auctorizare, de auctor « garant »
Auteur : XII° lat. auctor « celui qui accroît, qui fonde ».

Dans l’énergie Lion, devenir auteur...
ce qui donne une certaine autorité,
celle que les autres autorisent,
celle que nous autorisons aux autres,
en devenant co-auteurs,
en apportant quelque chose,
à l’évolution de l’humanité,
aux couleurs des fleurs,
avec le sourire.

Bonne lunaison :-)))
et un très bel été.
Sandrine Delrieu


* * * * *
Rappel des étapes repérées depuis l’été 2007.
- été 2007 : début d’un travail sur les structures affectives (Vénus), la relation entre le désir (les pulsions) et la loi (les limites), la manière dont durant l’enfance nous avons commencé à élaborer cette instance du Moi, du personnel, de nos ressources et de nos objectifs, de notre unité - intégrité - identité. Possibilité de retrouver (dans l’enfance) des événements significatifs en terme de vécus émotionnels ayant pu générer culpabilités, frustrations, soumissions, dévalorisations, angoisses, doutes... (Saturne). Les conséquences depuis lors ? Une vie plus ou moins épanouie, soumise aux circonstances extérieures, à fleur de peau, crispée dans une citadelle intérieure, une rage destructrice, une impuissance à « réussir sa vie », des personnages et des rôles préfabriqués, ou une vie fantasmée bien plus que vécue...
- septembre / octobre 2007 : intensité maximum...
- novembre 2007 à avril 2008 : un long travail sur les bases, les fondements, les lieux (de vie, de profession...). Transformation de configurations relationnelles, redéfinir sa place. Travail sur les besoins. (Rétrogradation de Mars en Cancer / Gémeaux).
- De mi-novembre 2007 à fin janvier 2008 : possibilité de freins dans l’action et d’impatiences... Approfondir les ressources, compétences personnelles et les énergies de groupe (se fédérer).
- février 2008 : certains freins peuvent lâcher, des situations se débloquer (à l’intérieur de soi : envisager de nouvelles solutions, résoudre une émotion... ou à l’extérieur : propositions, opportunités...) et la dynamique d’action commencer à se remettre en marche.
- avril 2008 : déblocage de l’énergie (fin de la période de rétrogradation de Mars en Cancer). Il s’agit d’aller de l’avant, de prendre des décisions en fonction de la série de vécus des 8 derniers mois. Reprise des questions que nous nous posions en septembre / octobre 2007, avec le bénéfice des 7 mois qui viennent de se passer. Peut-être nous sentons-nous plus fermes intérieurement, plus construits, plus conscients de nos compétentes et potentiels, plus à même de formuler ce que nous voulons vivre, quelle direction nous voulons prendre, avec qui, et plus à même de faire (Mars) ce qu’il faut pour que nos désirs (Vénus) s’inscrivent dans une réalité.
- avril / juin 2008 : une influence subtile (Neptune / Chiron conjoint Noeud Nord) pourrait nous aider à aligner volonté de l’âme et volonté du Moi. Importance d’être à l’écoute de ses sensations, intuitions, rêves... pour « sentir ce que l’on a à faire ». Attention cependant de ne pas rester dans un flou « neptunien » (planète d’eau) et de se servir de ces impressions intérieures pour formuler ces ressentis avec la conscience.
- juin 2008 : travail sur le langage, la communication. Revenir sur les malentendus, oser dire. Décrypter « Lalangue » personnelle et les enfermements mentaux. (Mercure rétrograde en Gémeaux + Vénus et lunaison en Gémeaux).
- juin 2008 : Se recentrer. Vison et action. Déblocages.
- 11 juillet 2008 : fin d’un processus. Épreuve de passage... « ça passe ou ça casse ». (Conjonction Mars / Saturne au 6° Vierge).
- juillet / août 2008 : Intégration de l’année passée. « image du corps » et unité. Repos actif...

 

NOTES
1. Les parents dans le thème de naissance. Eric Berrut. Les Editions de Janus. p 16. Livre très intéressant.
2. Les parents dans le thème de naissance. Eric Berrut. Les Editions de Janus. p 28, 30.
3. Degré Sabian. Dane Rudhyar.
4. Et si au lieu de « liberté, égalité, fraternité », nous avions « liberté, complémentarité, fraternité » ? Ne serait-ce pas aujourd’hui, en ce XXI° siècle, plus approprié ?
5. Degré Sabian. Dane Rudhyar
6. Vocabulaire de la psychanalyse. J. Laplanche et J.B Portalis. Editions Quadrige.
7. Nous avions noté dans la LDL42 page 3 l’étymologie du mot désir (« regretter l’absence de »).
8. L’image inconsciente du corps. Françoise Dolto. Editions Point. Page 25 à 26

 

les degrés Sabian, par Dane Rudhyar.
Tiré des « Symboles Sabian, le sens des 360 degrés du zodiaque ». Ed Librairie de Médicis. 1985.
Les degrés Sabian sont des images et symboles associés à chaque degré du zodiaque. Ils ont été développés, notamment, par Dane Rudhyar, pour qui chaque degré évoque une étape de l’expérience humaine. En tant qu’astrologues, nous les consultons pour enrichir notre compréhension et intuition des subtilités de la roue du zodiaque.

nouvelle lune : 03 juillet 08, en cancer, 11°32, 02:20 TU
 

SOLEIL et LUNE en Cancer, 12°

L’image : Une nourrice chinoise s’occupe d’un enfant dont l’aura révèle qu’il est la réincarnation d’un grand maître.
Dominante : L’examen attentif de nos expériences révèle leur valeur latente.
« Contrastant avec le « clown », symbole de notre aptitude à critiquer nos manies et nos automatismes, le présent tableau nous invite à jeter nos regards au-delà des apparences communes pour essayer de découvrir la caractère « occulte » (caché) de chaque chose. On a indûment monté en épingle cette scène : il n’y a aucune référence ici à un avatar ou à un messie, si ce n’est dans le sens où tout homme est virtuellement l’avatar ou la manifestation d’une Âme à laquelle échoit une fonction déterminée et relativement unique dans le vaste champ d’activité qu’on appelle la Terre. Pour découvrir ce potentiel occulte, on a besoin d’une « vision » plus profonde ou plus altière, d’une perception holistique, qui, habituellement mais sans que cela se justifie à tout coup, est appelée clairvoyance. Le caricaturiste doit lui aussi cultiver une certaine manière de « voir » les choses pour être à même de faire ressortir les traits extérieurs d’une personnalité ou d’un visage. Il retient les éléments les plus caractéristiques d’un tout ; le vrai clairvoyant perçoit la signification essentielle (le « message », la fonction) du tout. »
« Le contraste entre les deux premières étapes est en vérité très significatif. Le fait que la nourrice soit chinoise n’a peut-être pas de signification particulière. Il se peut que le médium qui visualisa cette scène, assimilant la Chine au Tibet, pensa inconsciemment à la réincarnation du Dalaï Lama (ou des grands maîtres) que l’on recherche périodiquement parmi les nouveaux-nés. Le Mot clef est RÉVÉLATION. »

 

pleine lune : 18 juillet 08, en cancer / capricorne, 26°04, 08:00 TU
 

SOLEIL en Cancer, 27°

L’image : Un violent orage s’abat sur les luxueuses résidences d’une vallée encaissée.
Dominante : Une vague sociale remet en cause certaines valeurs immuables.
« Le contenu profond du tableau brossé dans ce symbole nous enseigne que l’élite socioculturelle peut en permanence voir sa position remise en cause par des courants qu’il lui est impossible de maîtriser, quand bien même elle parvienne à échapper à la ruine. Il se peut que l’on soit dans l’impossibilité de se fier aux valeurs et aux normes redevables à notre éducation ainsi qu’à une existence relativement riche et protégée. Il faut savoir saisir l’occasion, et peut-être subir une métamorphose intérieure, conséquence de la crise que l’on a su accepter comme un défi personnel. »
« Le contraste entre les deux premières étapes de cette suite saute aux yeux : une luxueuse tranquillité et l’intérêt intellectuel que l’on porte à des valeurs culturelles collectives (la lecture) ; on est mis alors au défi de faire face à un état de crise dû à des forces karmiques incontrôlables et susceptible d’entraîner une heureuse CATHARSIS. »

LUNE en Capricorne, 27°

L’image : Des pèlerins grimpent un raidillon menant à un autel logé dans la montagne.
Dominante : L’ascension de la conscience individualisée vers les sommets atteints par les chefs spirituels de sa culture.
« On parle beaucoup aujourd’hui « d’expériences des sommets » ; or ce symbole nous enseigne que, dans une très large mesure, celles-ci dépendent de la poursuite d’un chemin que beaucoup ont foulé avant nous, inspirés par les grands Maîtres et les grands Sages de notre race. L’autel concrétise le dévouement incessant d’une suite de générations. Le pèlerinage doit sa consécration à la dévotion d’un grand nombre de gens, bien que chacun découvre sur ses propres sommets ce qui lui semble une révélation unique et transcendante. »
« Lors de cette seconde étape nous assistons à l’envol de la conscience humaine. Le stade précédent traitait de ce que l’on peut décrire comme la « descente » des énergies de la nature qui, comme l’eau, s’écoule vers un niveau inférieur d’intensité. L’homme a pour tâche suprême de s’élever tel le feu, enflammé par une vision qu’il partage avec ses compagnons. Le Mot clef : ÉLÉVATION. »

nouvelle lune : 01 août 08, en lion, 09°32, 10:14 TU
 

SOLEIL et LUNE en Lion, 10°

L’image : La rosée luit au soleil de l’aube.
Dominante : L’exaltation qui naît en l’âme de celui dont la force et la foi sont sorties vainqueurs d’une longue nuit d’épreuves.
« L’air froid de la nuit ayant versé sur le champ de la conscience humaine l’humidité des sentiments les plus profonds, le soleil levant du jour nouveau vient bénir de la lumière du sens cette rosée largement répandue. Même les larmes peuvent se transformer en joyeux une fois vaincue la sombre tristesse de la nuit. »
« Ici, nous voyons l’apogée virtuelle du mouvement entamé sur une note de crise sociale et culturelle. Alors qu’il commence son travail de création, le postulant réformateur doit faire face à maints remous affectifs. Création veut dire transformation ; réformer signifie en fait transformer, pour peu que l’on soit véritablement animé par un « esprit de renouveau ». l’édification d’une société nouvelle comme d’une personnalité régénérée tient tout autant de la création artistique que l’achèvement d’un vase en verre ou une symphonie. Le Mot clef est TRANSFIGURATION.

pleine lune : 16 août 08, en lion / verseau, 24°21, 21:18 TU
 

SOLEIL en Lion, 25°

L’image : Un grand chameau traverse un immense désert sauvage.
Dominante : Se suffire à soi-même face à une aventure longue et épuisante.
« Le chameau représente ici un organisme vivant à même de se sustenter indépendamment de son environnement au départ d’un voyage éprouvant. (la formulation originale de ce symbole ne mentionnait pas « un homme à dos de chameau »). L’organisme porte en lui ce dont il a absolument besoin pour survivre. Au niveau plus profond de la conscience humaine, il est aisé de voir l’importance qu’il y a à se suffire à soi-même et à pouvoir compter sur ses propres forces, lorsqu’on entre sur le Chemin occulte conduisant à une sphère plus dynamique et plus globale de l’existence. »
« Le chameau porte sa réserve d’eau dans son organisme, et, dit-on, le dromadaire peut retirer de sa bosse la nourriture dont il a besoin. Il est suggéré ici que, pour se détacher du « vieux monde », on devrait être totalement autonome sur le plan moral ; ayant absorbé la manne intellectuelle que cette vieille culture nous a donnée, nous sommes prêts à affronter le « désert », le néant, Sunya... avant d’atteindre le « nouveau monde. » Nous avons besoin d’une TOTALE INDÉPENDANCE vis-à-vis de notre environnement et d’une parfaite AUTONOMIE.

LUNE en Verseau, 25°

L’image : Un papillon dont l’aile droite est plus belle.
Dominante : Développer au-delà de son évolution normale la dimension rationnelle et consciente de l’esprit.
« Ce tableau semble indiquer une sorte de mutation, et plus spécifiquement le développement de tout ce que symbolise le « côté droit » de l’organisme. Ici, toutefois, le corps spirituel (le papillon) est l’objet de cette Image. Une forte individualisation consciente s’opère peut-être au dépens de la dimension instinctuelle et émotionnelle de la personnalité (son « côté gauche »). »
« Ce degré conclut avec à propos cette séquence commencée par « Une femme, en proie au chagrin et à la désillusion, fait face courageusement au vide de son existence. » et concerne la gestion des énergies humaines sur le plan émotionnel ; ici gérer signifie vaincre — et ce, à partir d’expériences négatives nous remettant en cause. Ce cinquième symbole se réfère donc à l’aboutissement d’une TRANSMUTATION DES ÉNERGIES ÉMOTIONNELLES. »