" LE CANNABIS Entré dans l’utérus, l’oeuf fécondé vient de parcourir tout le chemin à l’intérieur de la trompe. Pendant tout ce temps, il a vécu sur ses réserves originelles. Mais le voilà au bout : il doit soit accepter l’implantation, soit mourir. Une fois dans l’utérus, il sera nourri. (...)
La moitié des oeufs arrivés dans l’utérus ne s’implantent pas.
Au moment donc de l’implantation, l’oeuf s’approche et la paroi de l’utérus lui envoie une molécule de la famille du cannabis : l’anandamine. C’est donc l’utérus qui fait sa cour à l’oeuf pour lui donner envie de venir. En fait, l’oeuf s’implante par une demande acceptée.
Puis, et c’est très important, l’anandamine et ses récepteurs disparaissent. _ Ce message reste donc totalement secret, sans aucune mémoire si ce n’est cellulaire, de ce qui est conclu "à l’oreille" entre mère et enfant. Ce sera un des grands contrats secrets de notre vie. Et vous, à votre avis, que vous a-t-on dit pour que vous vous implantiez ?
Le cannabis, cette drogue génératrice des plus habituelles dépendances de l’adolescent, nous renverra à la phase d’implantation.
" Je n’ai pas demandé à naître" disent les adlescents, pour tenter d’éloigner d’eux la souffrance et la responsabilité de leur vie qui n’est pas telle qu’ils l’ont espérée.
LE SUCRE Dès son implantation, l’oeuf "tombe" dans la paroi de l’utérus dont les cellules superficielles (dites déciduales) sont remplies à exploser de glycogène. Le glycogène, c’est du sucre sous forme stockée. C’est comme si notre oeuf atterrissait dans un dépôt de sucre. Ce sucre va donner de l’énergie à l’oeuf à bout de sa réserve. Mais il va aussi coder profondément le fonctionnement de l’embryon, futur être humain.
Nous venons de voir qu’au départ, la vie est marquée par une promesse de cannabis, elle est suivie par une abondance de sucre. Ces deux dépendances, cannabis et sucre, resteront longtemps intimement liées. Elles pourront même faire le lit l’une de l’autre. "